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Les pires équipes de l’histoire | En 2012, les Bobcats mettent Charlotte aux fraises

En cette période sans NBA, Basket USA revient sur les pires équipes de la ligue, incapables de remporter 15% de leurs matches sur une saison. Pour clore notre série, focus sur les Bobcats de la saison 2011-2012.

Sur le plan purement comptable, jamais une équipe n’a fait pire dans l’histoire. À l’issue d’une saison certes écourtée à 66 matches, les Bobcats ont terminé avec le plus faible pourcentage de victoire jamais connu. Surpassant d’un rien les Sixers de 1973, qui avaient disputé une saison complète.  

Bilan saison 2011 – 2012

7 victoires – 59 défaites (pourcentage de victoires : 10,6%)

Effectif

Gerald Henderson, Boris Diaw, D.J. Augustin, Kemba Walker, Bismack Biyombo, Corey Maggette, Byron Mullens, Derrick Brown, D.J. White, Tyrus Thomas, Matt Carroll, DeSagana Diop, Eduardo Najera…

Le grand ménage de Michael Jordan

« Nous voulons mettre en place une organisation qui fera partie de l’élite du basket. » Un peu plus de 10 ans après, cette ambitieuse promesse prête sans doute à sourire. En mars 2010, Michael Jordan officialise le rachat des Charlotte Bobcats avec cette envie d’élever la franchise au sommet. Franchise qui, depuis son retour en 2004 à Charlotte sous ce nouveau nom, n’a pas encore connu les playoffs.

Un début d’optimisme est pourtant de mise au moment du rachat. Sous Larry Brown, Stephen Jackson, Gerald Wallace, Boris Diaw et les autres, parviennent à s’inviter en phases finales dans les semaines qui suivent, pour s’y faire balayer. Cette éclaircie est de courte durée car Michael Jordan décide de pousser son coach vers la sortie au cœur d’une saison plus décevante l’année suivante (34 victoires). En remplacement, une ancienne tête bien connue de l’ère Hornets : Paul Silas.

Les deux meilleurs marqueurs de l’équipe, Gerald Wallace et Stephen Jackson, sont transférés dans la foulée pour davantage de flexibilité financière. Michael Jordan veut miser gros sur la draft 2011. À l’arrivée, deux jeunes espoirs récupérés dans le Top 10 : Bismack Biyombo (n°7, intégré au transfert pour Stephen Jackson) et surtout Kemba Walker (n°9). Paul Silas prévient qu’en dépit de ce jeune axe 1-5, le point central de son attaque sera un autre nouveau venu : Corey Maggette, qui sort d’une saison décevante avec Milwaukee.

Au-delà des complications contractuelles de Bismack Biyombo, tout ce beau monde doit patienter jusqu’à la fin décembre pour rentrer en jeu, en raison du « lockout ». Plutôt qu’avec un format classique à 82 matches, les Bobcats n’ont que 66 rencontres devant eux pour faire leurs preuves.

Qui pour marquer un panier ?

Charlotte réalise une entame de saison tout ce qu’il y a de plus médiocre, en ne remportant que 3 de ses 16 premières rencontres. À partir de la mi-janvier, l’équipe connait un premier gros passage à vide avec une série de 16 défaites de suite. Une défaite de 33 points face aux Knicks (111-78, avec un Carmelo Anthony limité à un point), même tarif au Staples Center (106-73), de 31 points face aux Bulls (95-64) ou même 44 points à Portland (112-68, la pire défaite de leur histoire)… Charlotte prend soir après soir de vraies volées.

L’équipe affiche ses limites en termes de talent, notamment parmi ses ressources offensives. Avec 87 points inscrits en moyenne sur l’année, Charlotte est de loin l’équipe la moins menaçante en la matière. Le « leader » attendu, Corey Maggette, passe la moitié de sa saison à l’infirmerie. Le rookie Walker est encore tendre et doit cohabiter avec D.J. Augustin à la mène.

Des joueurs comme Gerald Henderson, finalement meilleur marqueur de l’équipe avec seulement 15 unités, ou le modeste Byron Mullens, profitent de ce début de chaos collectif pour tenter de sortir de l’anonymat. « Quand on a tout le monde, on a des possibilités de battre certaines équipes, mais c’est dur de le faire chaque soir. Regardez Oklahoma City, ils ne gagnaient pas il y a quelques années, et ils ont progressé », veut positiver Boris Diaw.

Le Frenchy de l’équipe est lui-même en pleine perte de vitesse. Sorti un temps du cinq, celui dont on veut faire un « point-center » est petit à petit écarté du groupe par un Paul Silas qui ne le comprend pas. Fin mars, il obtient un bon de sortie bienvenu pour filer aux Spurs. Dans le même temps, Michael Jordan doit démentir les rumeurs de son envie de (déjà) revendre l’équipe : « Je suis investi à 100% pour transformer les Bobcats en un candidat au titre et je n’ai aucune envie de vendre l’équipe. »

En attendant la réalisation de ce vœu lointain, son équipe peine à se faire respecter sur le terrain. Exemple en fin de saison avec Rudy Gay, venu s’imposer avec ses Grizzlies à la Time Warner Cable Arena : « Biyombo m’a dit ‘C’est chez moi ici’ et je lui ai répondu ‘Vous avez gagné sept matches, tout le monde est chez lui ici’. » Une leçon de « trashtalking » en règle pour le pivot rookie.

Le 17 mars, Charlotte s’impose face aux Raptors, pour leur 7e victoire de l’année justement (pour 36 défaites), sans se douter de ce qu’il va suivre. Cinq défaites de rang pour démarrer, une série étendue à dix, puis quinze… Personne ne l’imaginait encore jusqu’ici mais les Bobcats sont en route vers l’histoire. En ne remportant pas un dernier match, ils pourraient finir avec le pire pourcentage de victoire de l’histoire.

Gagner un dernier match…

« J’en ai parlé aux autres gars de l’équipe ces deux dernières semaines en leur expliquant que nous devons au moins gagner un match, » décrit Matt Carroll, l’un des rares vétérans restant de l’équipe. « Au début, ils ne pensaient pas qu’on pouvait en arriver là. Mais, désormais, tout le monde le sait. Alors nous avons intérêt à gagner un match. »

Malgré cette prise de conscience, Charlotte en prend encore 32 points face aux Bulls, 26 face aux Kings, 28 face aux Wizards… Les Bobcats ont une ultime chance, en conclusion de la saison, face à des Knicks qui se reposent en amont des playoffs : une dernière défaite, la 23e de suite, de 20 points. Michael Jordan est témoin mais a préféré se « cacher » dans une loge privée, plutôt qu’à sa place habituelle près du banc.

Son visage est apparu sur les écrans en cours de partie, provoquant… la bronca de son propre public. « Vous avez entendu ça ?, » interroge Baron Davis à ses partenaires new-yorkais. « Pensez-vous que cela soit déjà arrivé à MJ sur son parquet ? » Sans doute que non. Triste contraste pour lui : Michael Jordan, l’ancien joueur, est encore titulaire du meilleur bilan de l’histoire avec les Bulls de 1996, mais Michael Jordan le dirigeant vient de réaliser l’inverse.

« Je dois féliciter mes joueurs, ils m’ont donné tout ce qu’ils avaient et je ne peux pas leur reprocher un seul instant ce qui s’est passé », lâche Paul Silas le soir de cette défaite historique pour la franchise. Le coach ne se fait pas d’illusion sur son sort. Il sera remplacé dans les semaines qui suivent par un inconnu dans la galaxie NBA, Mike Dunlap, en poste pour une seule saison.

« Est-ce que nous visions la meilleure chance d’être bien placés à la Draft ? Pas du tout, » assure le propriétaire, rejetant toute velléité de « taking ». « Depuis que je suis le propriétaire de l’équipe, je pense que nous avons fait des progrès significatifs sur le plan financier. Nous avons dû prendre une décision difficile en transférant des talents. Cette année, le talent que nous avions n’a pas répondu présent, mais cela ne me détourne pas de mon plan. »

Son équipe hérite du deuxième choix de Draft. Charlotte ne pourra pas mettre la main sur un certain Anthony Davis, et c’est Michael Kidd-Gilchrist qui est sélectionné plutôt qu’un Bradley Beal par exemple, choisi à la troisième place.

Avec la montée en puissance de Kemba Walker, et l’arrivée d’Al Jefferson une année plus tard, les Bobcats, qui redeviennent des Hornets, parviendront de temps en temps à re-goûter aux playoffs sous la houlette de Steve Clifford. Sans y faire de miracle.

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