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Les pires équipes de l’histoire : en 2010, une saison en enfer avec les Nets

En cette période de confinement, Basket USA revient sur les pires équipes de la ligue, incapables de remporter 15% de leurs matches sur une saison. On débute par les Nets de 2010.

Une décennie avant d’attirer ses superstars actuelles, Kevin Durant et Kyrie Irving, la franchise, à l’époque dans le New Jersey, a touché le fond lors de la saison 2009-2010, en signant l’un des pires exercices de l’histoire.

Bilan

12 victoires – 70 défaites (pourcentage de victoires : 14,6%)

Effectif

Brook Lopez, Devin Harris, Courtney Lee, Yi Jianlian, Chris Douglas-Roberts, Rafer Alston, Terrence Williams, Kris Humphries, Trenton Hassell, Josh Boone, Jarvis Hayes…

Tenter de tourner la page Vince Carter

Comme la double participation aux Finals NBA (2002 et 2003) paraît lointaine à cette époque-là… Depuis cette glorieuse séquence avec Jason Kidd en figure de proue, les Nets sont sur le déclin. Après plusieurs demi-finales de conférence, la franchise du New Jersey vient de terminer deux saisons de suite à 34 victoires, autrement dit sans playoffs.

En juin 2009, les dirigeants décident ainsi de tourner une page en transférant Vince Carter à Orlando, avec Ryan Anderson, contre Rafer Alston, Tony Battie et Courtney Lee. Jason Kidd, lui, avait été transféré un an plus tôt à Dallas. Sans d’énormes ambitions, New Jersey mise pour cette saison 2009-2010 sur la jeunesse avec Devin Harris, la principale contrepartie obtenue des Mavericks qui sort d’une saison All-Star, et Brook Lopez, jeune pivot prometteur qui va entamer sa deuxième saison.

18 défaites de suite pour démarrer la saison…

4 décembre 2009. Les Nets doivent patienter plus d’un mois avant d’arracher leur première victoire de la saison. Avant cela ? 18 défaites de suite, triste record à l’époque pour la pire entame de saison de toute l’histoire. L’ironie, c’est que cette 18e défaite de suite survient face aux Mavs d’un certain Jason Kidd. « Cela ne m’affecte pas, » réagit d’ailleurs ce dernier. « C’est malheureux mais le plus important est de souhaiter bonne chance à ces gars pour retourner la situation. » Bonne chance pour une équipe que les pépins physiques n’épargnent pas.

« Tu essaies de rentrer dans l’histoire mais pas de cette manière », regrette Devin Harris, qui vient déjà de rater une dizaine de matches pour blessure et écourter une rotation déjà légère. « On vient de récupérer notre meilleur joueur, » se réjouit Brook Lopez à propos du meneur. « Ça ramène de l’optimisme, son leadership est très sous-estimé. Cela étant dit, nous sommes toujours à la recherche de notre première victoire. »

Pendant ce temps, Kiki Vandeweghe est attendu au poste de « head coach », en compagnie de l’ancien coach de l’année Del Harris, en tant qu’assistant. Quelques jours plus tôt, Lawrence Frank, en poste depuis 2003, a été logiquement remercié. Son assistant, Tom Barrise, vient d’effectuer un court intérim. « Ça ne dépend pas du coach, Red Auerbach pourrait nous coacher, peu importe qui vous faites venir. C’est nous », s’agace de son côté Chris Douglas-Roberts, régulièrement meilleur marqueur de son équipe. La tension monte dans le vestiaire.

Les changements sur le banc provoquent une réaction temporaire des Nets qui remportent deux de leurs trois matches suivants… avant de replonger complétement. Dix défaites consécutives, puis 11, puis encore 8 de suite ! Si bien qu’après 70 rencontres, malgré la régularité au scoring de Brook Lopez, l’équipe n’a remporté que… 7 matches. Avec ce taux 10% de victoire, ils filent vers un record historique pour l’ensemble d’une saison.

La future franchise de Brooklyn manque tout simplement de ressources. La preuve, avec 92 points inscrits chaque soir, c’est la moins bonne attaque de la ligue, la plus maladroite et la moins bonne à la passe. Les passages fréquents à l’infirmerie de leur All-Star, Devin Harris, beaucoup moins tranchant dans son jeu, n’aident pas. Malgré des opérations marketing, leur antre, l’Izod Center, est complétement désertée. Un soir de février, les Nets attirent à peine un millier de fans…

Cette saison perdue se termine finalement sur une bonne note avec une poignée de rencontres gagnées face à des adversaires qui peinent à l’accepter. « Tu ne veux vraiment pas perdre face à cette équipe, c’est une défaite dont je me souviendrai toute ma vie », formule carrément le King, Carl Landry. Les Nets retrouvent un début de sourire en s’imposant une deuxième fois de suite, du jamais vu jusqu’ici. En gagnant 5 de leurs 12 derniers matches, ils évitent finalement de rentrer dans les livres d’histoire. C’est la fin d’une saison « épouvantable », qualifie Devin Harris.

Le début de l’ère Mikhail Prokhorov

« Les vétérans ne parlent jamais de l’année dernière et me demandent de ne pas le faire pour me focaliser sur cette celle-ci. » Lorsqu’il débarque dans le New Jersey, Derrick Favors, 3e choix de la Draft 2010, comprend rapidement que le club veut oublier cette année noire. Nouvelle salle en attendant le déménagement à Brooklyn, nouveau coach (Avery Johnson), nouvel effectif… Un vent d’air frais souffle dans le New Jersey.

La franchise doit cet élan à son ambitieux nouveau propriétaire, Mikhail Prokhorov. Les Nets parviendront dans un premier temps à mettre la main sur Deron Williams, échangé contre Harris et Favors, puis dans un second temps sur les vieillissants Paul Pierce et Kevin Garnett. Mais jamais le milliardaire russe ne tiendra sa promesse de ramener un titre dans les cinq ans.

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