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De la draft 1995 à la promotion 2000, la fin d’une époque en NBA

annee90

« Le Temps est invaincu. »

À l’heure actuelle, l’expression est couramment employée en NBA en raison du vieillissement de certains de ses visages les plus reconnus. Kevin Garnett, Kobe Bryant ou encore Steve Nash incarnent une génération qui a vu passer les légendes d’hier, de Magic Johnson à Michael Jordan, et celles de demain, de LeBron James à Kevin Durant.

C’est l’évolution logique d’une ligue professionnelle : chaque année, des joueurs partent à la retraite tandis que d’autres font leurs premiers pas.

Depuis l’an passé, par exemple, il n’y a plus de joueurs draftés en 1994 suite aux retraites de Jason Kidd et Grant Hill, deux monuments. L’hécatombe se poursuivra à la fin de cette saison et ainsi de suite. On note d’ailleurs que dans cette liste, six joueurs (sur vingt-et-un) n’ont pas confirmé leur retour ou sont toujours sans club, ce qui signifie qu’elle pourrait se réduire d’ici à la reprise de la saison.

L’état des lieux est aussi l’occasion de prouver la densité et la pérennité des drafts 96 et 98, la pauvreté des promotions 97 (sauvée par Duncan) et 2000.

Nostalgiques s’abstenir, voici les derniers mohicans de la génération 90.

1995

Kevin Garnett (38 ans, n°5 de la draft 1995) : le Big Ticket est le dernier représentant de la classe 95. Si son avenir n’est clairement pas défini, il semble bien qu’il soit attendu pour la reprise de l’entrainement des Nets. L’ex-Wolf a connu une dernière campagne compliquée par les blessures et il n’a clairement plus l’impact de ses jeunes années, quand il fut élu MVP en 2004. Néanmoins, Garnett a suffisamment d’expérience pour contribuer au plus haut niveau s’il est en bonne santé. Il va falloir profiter de ses apparitions car ce seront sans aucun doute ses dernières.
Stats en carrière : 18,6 pts à 49,7%, 10,3 rbds, 3,9 ass en 1377 matchs de saison régulière.

1996

Ray Allen (39 ans, n°5 de la draft 96) : lui aussi laisse planer le doute sur son avenir. Retraite ou une dernière année ? L’ancien coéquipier de Garnett aux Celtics a en tout cas largement les moyens d’apporter à un club NBA au regard de sa saison dernière. Le vétéran présente toujours l’une des meilleures conditions physiques de la ligue. Une chose est sûre : s’il rempile, ce sera sa dernière année. Probablement à Cleveland, à moins qu’il ne se laisse tenter par un retour en Floride ou par un dernier challenge avec les Spurs. En 18 saisons, Ray Allen s’est imposé comme l’un des meilleurs shooteurs extérieurs de l’histoire (et l’un des joueurs les plus fair-play), une légende qui a su transformer son jeu pour durer. Même s’il n’a pas aidé son image de marque en rejoignant le Heat, « Jesus Shuttleworth » manquera à la ligue quand il partira.
Stats en carrière : 18,9 pts (40% à trois-points), 4,1 rbds, 3,4 ass en 1300 matchs.

Kobe Bryant (36 ans, n°13 de la draft 96) : sauf contretemps, l’arrière jouera au moins les deux prochaines saisons. Considéré comme le n°2 de l’histoire à son poste, le quintuple champion NBA est l’un des plus gros talents et bosseurs de l’histoire de ce jeu. Malgré deux grosses blessures consécutives, Bryant poursuit encore et toujours sa quête d’un sixième titre, certainement le plus gros défi de sa carrière. Personnalité controversée, le Laker s’est imposé comme le visage emblématique de sa franchise. Comme toujours, depuis le début de sa carrière, Kobe Bryant est en mission et n’a pas fini d’écrire sa légende, bien qu’à l’heure actuelle, son objectif semble hors de portée.
Stats en carrière : 25,5 pts, 5,3 rbds, 4,8 ass en 1245 matchs.

Steve Nash (40 ans, n°15 de la draft 96) : le joueur le plus vieux de la ligue est de retour pour son ultime saison en carrière. Gêné depuis deux ans par un problème nerveux, il se dit qu‘il serait enfin en pleine forme. C’est tout le mal que l’on souhaite à l’un des joueurs les plus géniaux de l’histoire, véritable artiste qui a su briller malgré des qualités athlétiques banales. Excellent tireur, doublé d’un sens de la passe unique, Steve Nash manquera aussi à la ligue par son talent et sa classe hors du commun, sûr et en dehors du terrain.
Stats en carrière : 14,3 pts à 49% (42,8% à trois-points), 3 rbds, 8,5 ass en 1217 matchs.

Jermaine O’Neal (35 ans, n°17 de la draft 96) : pour « l’autre » O’Neal, ce sera les Warriors ou la retraite. L’intérieur ne jouit peut-être pas du même respect que ses pairs (la faute à la bagarre au Palace d’Auburn Hills, un peu de fumette à Indiana) mais en vieillissant, il est devenu un des sages de la ligue. Après des débuts compliqués aux Blazers, il a su prendre de l’ampleur chez les Pacers au point de devenir All-Star à 6 reprises, de gagner le titre de MIP et d’être trois fois All-NBA. Encore la saison passée, Jermaine O’Neal a rendu de gros services aux Warriors. Un dernier baroud d’honneur ferait du bien à l’équipe.
Stats en carrière : 13,2 pts, 7,2 rbds et 1,8 blks en 1011 matchs.

1997

Tim Duncan (38 ans, n°1 de la draft 97) : voici l’homme qui incarne à lui seul l’une des franchises les plus victorieuses de l’Histoire. En carrière, Duncan a joué 16 saisons à plus de 50 victoires (le lock-out 99 a empêché de porter le total à 17). C’est autant ou plus que les 76ers, les Bulls ou le Jazz ! The Big Fundamental est le meilleur de l’histoire à son poste. Même si les Spurs sont une franchise intelligente, il est très difficile d’envisager la transition impliquée par la future retraite de Duncan. C’est révélateur de l’aura du monsieur, pourtant l’un des moins médiatisés de la ligue au regard de son statut.
Stats en carrière : 19,9 pts à 50,6%, 11,1 rbds, 3,1 ass et 2,2 blks en 1254 matchs.

1998 

Antawn Jamison (38 ans, n°4 de la draft 98) : malgré deux dernières saisons compliquées, l’ex-Tar Heel souhaite continuer sa carrière NBA. Toujours sans club, le vétéran peut sans aucun doute encore apporter son expérience dans un vestiaire. Sur le terrain, sa contribution semble devoir rester limitée. On espère néanmoins que l’ancien meilleur sixième homme (en 2004) pourra se retirer comme il le souhaite. Il le mérite, au regard d’une carrière irréprochable.
Stats en carrière : 18,5 pts, 7,5 rbds en 1083 matchs.

Vince Carter (37 ans, n°5 de la draft 98) : le dunkeur des années 2000. Mais Vince Carter était loin de n’être qu’un bourreau des arceaux, l’arrière était aussi un des plus gros talents à son poste. Huit fois All-Star, Carter ne gagnera sans doute jamais le titre NBA. Mais à 37 ans, il continue de briller dans un rôle de sixième homme de luxe. S’il ne portera plus le maillot des Mavs, on pourra le voir sous celui des Grizzlies pour les trois prochaines années si tout va bien. Il peut toujours monter haut et planter de loin, et le voir gambader 16 ans après ses débuts est toujours un régal.
Stats en carrière : 21,3 pts, 5,2 rbds et 3,9 ass en 1148 matchs.

Dirk Nowitzki (36 ans, n°9 de la draft 98) : raillé par son propre public au début de sa carrière, le German Wunderkind est aujourd’hui l’idole de la ville de Dallas. Il restera d’ailleurs comme le meilleur joueur de l’histoire du club, un parcours incroyable pour le natif de la petite ville de Wurzburg. Aujourd’hui encore, l’Allemand est un des meilleurs ailiers-fort du jeu et le go-to-guy de son équipe. S’il reste en bonne santé, il jouera les trois prochaines années avec Dallas, avant de partir pour une retraite bien festive avec son grand pote, Steve Nash. On ne s’en lasse pas.
Stats en carrière : 22,5 pts (38,3% à trois-points) et 8,1 rbds en 1188 matchs.

Paul Pierce (36 ans, n°10 de la draft 98) : The Truth aurait pu ne jamais connaitre cette immense carrière, lui qui fut poignardé à onze reprises l’été 2000. Mais comme l’attestent ses seize saisons NBA, l’ex-Celtic a toujours été un combattant. Si le voir quitter le maillot vert a sans aucun doute provoqué quelques pincements au coeur des fans des Celtics, on se contentera allègrement de le voir encore réaliser ses step-backs à 36 ans passés. Désormais, Pierce fera le bonheur des Wizards et quand viendra le moment de la retraite, il sera lui aussi salué comme l’un des plus grands.
Stats en carrière : 21,3 pts, 5,9 rbds et 3,8 ass en 1177 matchs.

Nazr Mohammed (36 ans, 29e choix de la draft 98) : le natif de Chicago n’a pas autant brillé que les joueurs précédemment cités mais il s’est imposé comme l’un des role-players incontournables de la ligue. Toujours présent, annoncé du côté de Miami, le pivot devrait rempiler pour apporter quelques minutes de viande et de fautes. Pour un tel joueur, qu’importe les stats, le principal est de durer. Lui a réussi et c’est le plus difficile à réaliser dans cette ligue.
Stats en carrière : 5,9 pts et 4,8 rbds en 977 matchs.

Rashard Lewis (35 ans, 32e choix de la draft 98) : l’ailier n’est pas verni. Signé par les Mavs, son contrat a été annulé en raison d’un problème au genou, révélé lors des tests physiques. Pour autant, Lewis n’a pas dit son dernier mot et est déterminé à revenir dans la grande ligue. Dallas n’a pas fermé la porte. Rashard Lewis a montré de belles choses lors de ses apparitions l’an passé mais à 35 ans, pourra t-il revenir de sa blessure ? Seul le temps le dira mais on le lui souhaite.
Stats en carrière : 14,9 pts (38,6% à trois-points) et 5,2 rbds en 1049 matchs.

1999

Elton Brand (35 ans, 1er choix de la draft 99) : l’ancien Bull n’est plus du tout le joueur d’impact qu’il fut, plus jeune. Cependant, le vétéran apportait toujours de solides minutes l’an passé chez les Hawks, à tel point qu’il a été prolongé. Sa carrière est irréprochable, même si longtemps, Brand fut le meilleur joueur d’équipes de losers. Après une rupture du tendon d’Achille et une grosse opération à l’épaule, l’intérieur s’est mué en role-player avec succès. Son expérience sert toujours sur le terrain et dans le vestiaire.
Stats en carrière : 16,6 pts à 50,1%, 8,8 rbds et 1,8 contre en 1005 matchs.

Andre Miller (38 ans, n°8 de la draft 99) : le bon vieux Dre n’aura donc jamais été All-Star malgré une carrière très estimable. Iron Man de la ligue, excellent meneur à l’ancienne, Andre Miller n’a jamais eu la reconnaissance qu’il méritait. Souvent qualifié de caractériel, il a néanmoins su durer et faire briller nombre de coéquipiers. Au sein des Wizards, il s’éclate dans un rôle de mentor et sa présence a fait beaucoup de bien à John Wall. Andre Miller est lui aussi sur le déclin, mais comme le bon vin, il vieillit bien. Certainement sa dernière saison NBA.
Stats en carrière : 13,3 pts et 6,9 ass en 1184 matchs.

Shawn Marion (36 ans, n°9 de la draft 99) : l’ex-Maverick semble inoxydable alors même que son jeu a largement sollicité toutes les possibilités de son corps durant sa carrière. L’ailier n’a pourtant jamais connu de blessures très sérieuses et continue de se rendre indispensable partout où il passe. Cet été, les Cavaliers ont ardemment montré leur désir à son égard afin d’aider LeBron James dans sa quête du titre. Nul doute que Marion jouera moins que l’an passé à Dallas (31,7 min) mais sur de courtes périodes, son activité fera encore beaucoup de mal aux adversaires. Peut-être l’un des joueurs les plus sous-estimés de sa génération.
Stats en carrière : 15,8 pts et 9 rbds en 1106 matchs.

Jason Terry (36 ans, n°10 de la draft 99) : l’une des plus grandes gueules de la ligue portera bientôt le maillot des Rockets. Est-il cramé ou non ? Le doute est permis, au regard de sa dernière année ratée à Brooklyn. Il restera en revanche comme l’un des meilleurs remplaçants de l’histoire, doublé d’une pipelette hors du commun. En bonne santé, son ardeur et son adresse pourraient rendre de gros services à Houston.
Stats en carrière : 15,4 pts et 4,4 ass en 1136 machs.

Andreï Kirilenko (33 ans, n°24 de la draft 99) : plus jeune joueur de la liste, Kirilenko a été drafté à 18 ans par le Jazz. Légende du basket européen, excellent role-player en NBA, All-Star en 2004, le Russe restera comme l’un des pionniers européens. Couteau suisse par excellence, il peut encore apporter au plus haut niveau s’il est en bonne santé. Sous la houlette de Prokhorov, il voudra sans aucun doute faire oublier sa dernière saison ratée, avant, sans doute, d’envisager un retour en Russie.
Stats en carrière : 11,9 pts, 5,5 rbds, 1,8 blks en 790 matchs.

Manu Ginobili (37 ans, n°57 de la draft 99) : « El Contusione » ne sait pas encore ce qu’il adviendra de lui à la fin de la saison prochaine, mais comme Steve Nash, il restera comme le joueur atypique par excellence, celui qu’on ne peut qu’apprécier. Les excès de Ginobili ne sont pas un secret, capable de fulgurances incroyables comme de choix totalement déraisonnés, l’arrière est un joueur fantasque hors du commun. Mais c’est aussi un mythe, un assassin unique, un vrai tueur qui fait partie de l’élite dans l’histoire de son poste. On cherche encore un joueur à même de le remplacer.
Stats en carrière : 14,7 pts, 3,8 rbds, 4 ass en 795 matchs.

2000

Kenyon Martin (36 ans, n°1 de la draft 2000) : premier choix d’une des drafts les plus faibles de l’histoire, l’intérieur restera comme un bon joueur, sans pouvoir prétendre à beaucoup plus. Sublimé par l’arrivée de Jason Kidd aux Nets, Martin a martelé nombre de cercles mais sa fragilité récurrente a constitué un frein majeur pour sa carrière. L’ex-All Star (en 2004) souhaite la poursuivre, à voir si les Knicks veulent bien encore de lui.
Stats en carrière : 12,5 pts et 6,9 rbds en 746 matchs.

Mike Miller (34 ans, n°5 de la draft 2000) : le rookie de l’année 2001 va finir sa carrière avec son grand pote, LeBron James, aux Cavaliers. L’ailier a réalisé une carrière très honnête, en role-player précieux, sans être pour autant un joueur de niveau All-Star. Son adresse à trois-points pourra faire encore beaucoup de bien à Cleveland, encore faut-il que son dos tienne la route.
Stats en carrière : 11,8 pts (à 40,9 % à trois-points), 4,6 rbds en 913 matchs.

Jamal Crawford (34 ans, n°8 de la draft 2000) : l’idole de Seattle fait toujours dix ans de moins que son âge. Le roi du crossover est pourtant un des vétérans de la ligue, bien que ses jambes soient toujours aussi fraîches. L’arrière brisera encore quelques chevilles la saison prochaine et sera sans aucun doute un des éléments-clés des Clippers. Le temps semble ne pas avoir d’emprise sur lui ; heureusement pour nous, tant le Clipper est un des joueurs les plus élégants de la ligue.
Stats en carrière : 15,6 pts, 3,7 ass en 957 matchs.

Hedo Türkoglu (35 ans, n°16 de la draft 2000) : le Turc prolonge l’aventure d’un an chez les Clippers et semble affûté. Souvent qualifié de nonchalant, l’ailier est pourtant un des joueurs les plus talentueux de l’histoire du Vieux Continent. On est donc curieux de voir sa contribution la saison prochaine dans l’effectif californien. L’idole du peuple turc peut sans aucun doute encore frapper de loin.
Stats en carrière : 11,5 pts (à 38,2% à trois-points), 4,1 rbds et 3 ass en 935 matchs.

*N’ont pas été retenus : Marcus Camby (2nd choix de la draft 96, saison blanche, sans club), Al Harrington (25e choix de la draft 98, annoncé en Chine), Richard Hamilton (16e choix de la draft 99, saison blanche, sans club), feu Ron Artest alias The Pandas Friend (16e choix de la draft 99, annoncé en Chine).

Au moment où nous écrivions ces lignes, Chauncey Billups n’avait pas encore annoncé sa retraite. C’est chose faite depuis.

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