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Pourquoi les Lakers, les Celtics et les Knicks ne font plus rêver…

Par  — 

bernstein-5Si la draft ne fut pas le théâtre annoncé de grands mouvements, ce début de free agency a débuté sur les chapeaux de roue. Contrairement à l’an passé, nombre de franchises ont dégainé leurs chéquiers et nombre de joueurs n’ont pas fait attendre leur décision. Certes, peu de mouvements en comparaison aux prolongations de contrat mais, outre les salaires (qui pourraient bientôt faire l’objet d’un autre billet), le premier constat reste bien évidemment le fait que trois des franchises les plus emblématiques de la ligue sont d’ores et déjà passées à côté de leurs ambitions, pourtant affichées de manière ostentatoire.

Amir Johnson pour les Celtics, Arron Afflalo pour les Knicks, personne pour les Lakers, aucune de ces équipes n’a pour le moment recruté de noms en mesure de changer radicalement leurs destinées à court terme. Or, il est peu probable que cela se produise dans les jours à venir puisque les meilleurs free agents du marché se sont soit déjà engagés ou ne prévoient tout simplement pas de rejoindre l’une de ces équipes. Il reste bien LaMarcus Aldridge, LeBron James ou encore Dwyane Wade mais ce serait un coup de tonnerre si l’un d’eux atterrissait dans l’un de ces marchés.

De fait, toutes les trois se rabattent désormais sur des plans B voire C : Rajon Rondo, Jeremy Lin, David West, tous de bons joueurs, sans pour autant être à même de contenter le fan en quête de stars. Un confrère de Complex a même lâché une sentence très juste et drôle sur son compte Twitter.

Même Greg Monroe, ici évoqué, a choisi les Bucks. Pour l’heure, l’intersaison de ces trois équipes représentent un désastre, à des niveaux différents. Mais ces déroutes trouvent toutes une explication, plus ou moins inquiétante sur l’état de santé de ces franchises.

Les Lakers, des VRP dépassés

C’est une fois l’entretien de LaMarcus Aldridge avec la franchise californienne que les langues ont commencé à se délier. L’ailier fort n’aurait pas été convaincu par le discours de présentation de l’équipe. Selon le LA Times, confirmé par Yahoo! Sports, les dirigeants se seraient plus attardés sur l’attrait économique et médiatique inhérent à la franchise et la ville que sur le plan sportif. Or, à bientôt 30 ans, LaMarcus Aldridge veut gagner, après toute une carrière d’échecs avec Portland. D’autant plus que le personnage est de nature discrète, peu attiré par l’exploitation de son image. Les Lakers étaient tout simplement à côté de la plaque. Et puis, il y a Kobe Bryant. Si, contrairement à sa discussion il y a deux ans avec Dwight Howard, l’arrière ne s’est pas montré cassant, il aurait vendu à LaMarcus Aldridge un rôle « à la Pau Gasol », autrement dit de lieutenant de luxe, ce qui n’a certainement pas collé avec les ambitions du joueur, d’autant plus que l’intérieur espagnol n’a pas vraiment été remercié pour ses états d’armes par la franchise.

C’est la grande erreur de Kobe Bryant : au contraire de Tim Duncan, l’arrière n’a pas compris qu’il devait vendre une transition douce et offrir les clés de la franchise et non pas proposer une cohabitation. À 36 ans, après trois saisons gâchées par les blessures, il ne constitue plus une garantie sportive. À sa décharge, il n’est pas vraiment aidé par ses dirigeants. À titre d’exemple, voilà ce qu’a déclaré Jeanie Buss, présidente des Lakers, à USA Today, juste après la draft.

« Je crois que ce qui est important pour moi est qu’il s’agit de la vingtième année de Kobe avec les Lakers et que nous devons fêter ces 20 ans (…) C’est important pour moi que nous fassions une belle célébration (…) Ce sera quelque chose qui n’a jamais été fait auparavant. Ce sera spécial pour nos fans qui veulent montrer leur affection pour Kobe. »

Comment vendre une opportunité sportive à l’un des principaux free agents de cet été si la principale ambition de la franchise, aussi louable soit-elle, est de faire de la saison prochaine un jubilé dantesque ? C’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond à LA. Au lieu d’un plan sur le long terme, la franchise est dans la nostalgie d’une époque dorée et s’y accroche avec des ambitions à très court-terme. Ce n’est tout simplement pas vendeur à l’heure où les champions 2014 préparent depuis longtemps le départ à la retraite de leur figure de proue, Tim Duncan.

Les Knicks, le poids négatif de l’Histoire

Cette nuit, une confidence d’un confrère de WTHR.com au sujet de David West a résumé en moins de 142 signes l’image des Knicks aux yeux des joueurs.

Malgré New York, malgré Phil Jackson, malgré Carmelo Anthony, les Knicks n’attirent plus. Ce n’est guère étonnant. Après tout, le dernier titre de la franchise remonte à combien de temps ? 42 ans. Sa dernière finale ? 16 ans. Depuis ? De longues périodes de marasme, de scandales en coulisses liés à James Dolan ou Isiah Thomas. Certes, la ville reste l’une des plus belles au monde, peut-être celle qui fait le plus rêver mais les joueurs gagnent des millions de dollars et ont tout le loisir d’y séjourner, une fois la saison terminée. Quant à son attrait économique, il n’a plus vraiment de raison d’être à l’heure où Kevin Durant signe avec Nike un contrat à 300 millions de dollars alors qu’il joue à Oklahoma City.

Il y a bien l’aura accordée à Phil Jackson mais n’oublions pas que nombreux sont les joueurs qui n’étaient pas nés lors de son premier triplé avec les Bulls, d’autres faisaient à peine leurs premiers pas lors du second. Et son obsession pour l’attaque en triangle, peut-être juste, ne parle pas aux joueurs. Depuis son arrivée à New York, la plupart des membres des Knicks, dont Carmelo Anthony, ont évoqué des difficultés énormes liées à son apprentissage. La ligue n’a jamais été aussi athlétique, les joueurs désirent s’exprimer avec leurs qualités et le président new yorkais s’accroche à un schéma sur demi-terrain. Ses sorties sur l’omniprésence du tir à trois-points dans le basket d’aujourd’hui lui donnent l’image d’un homme dépassé, d’autant plus lorsque les deux derniers champions, Golden State et San Antonio, en ont fait une arme essentielle de leur jeu.

Enfin, aussi talentueux soit-il, Carmelo Anthony a déjà 31 ans et sort d’une saison gâchée par son genou, avec l’inquiétude de ne jamais retrouver l’intégralité de ses moyens. Il était dit qu’il serait compliqué pour la franchise de recruter. Ce début d’intersaison le confirme.

Boston bricole

Accordons en premier lieu le fait que Boston est dans une meilleure situation sportive que les deux autres franchises. L’équipe sort d’une saison prometteuse à l’Est, avec un coach et des jeunes talentueux. Néanmoins, il ne fait aucun doute que Danny Ainge visait mieux qu’un Amir Johnson comme principale recrue estivale : Kevin Love, Jimmy Butler étaient ainsi sur les tablettes du club.

Cependant, la franchise savait qu’elle disposait de peu de chances sur la free-agency. En fait, l’échec (certes encore temporaire) de son début d’intersaison remonte au soir de la draft. Avec tous ses futurs choix de draft, ses trade exceptions et ses contrats expirants ou rookies, Danny Ainge souhaitait réaliser un échange, soit pour sélectionner plus haut, soit pour acquérir un autre joueur, prometteur ou confirmé. Dans son viseur, Justise Winslow, Nerlens Noel et probablement d’autres.

Au final, le président des Celtics n’est jamais parvenu à ses fins, ce qui a largement compromis ses plans. En effet, une fois la draft passée, il ne reste plus que la free agency et traditionnellement, ce n’est pas un marché très facile pour la franchise.

La revanche des « petits marchés »

Évidemment, l’intersaison est encore loin d’être terminée. Même si ces trois équipes ne parviennent pas à signer les joueurs désirés, elles peuvent toujours en passer par des transferts. Danny Ainge et Mitch Kupchak ont chacun démontré dans le passé leurs capacités à manoeuvrer pour se renforcer. Néanmoins, les dirigeants de ces trois franchises sont sous pression. Une saison morose de plus à New York et Los Angeles serait évidemment mal vécue. Quant à Boston, la situation contractuelle de Jared Sullinger, Kelly Olynyk, Evan Turner et Tyler Zeller sera aussi à régler. Même si l’équipe revenait en playoffs la saison prochaine, elle pourrait déjà être amenée à reconstruire l’été suivant.

C’est justement le point préoccupant de ces trois franchises : elles paraissent reconstruire depuis des années, pour ne pas dire décennie au sujet de New York. Il y a un an, les playoffs se déroulaient sans aucune d’entre elles pour la première fois depuis la création de la ligue. Cela pourrait se reproduire une seconde fois la saison prochaine. Trois villes emblématiques du basketball américain. Trois franchises mythiques de la NBA en mal de succès. Au contraire, des Golden State, Cleveland, Clippers ou Raptors s’habituent à la victoire. Autant de noms synonymes de losers il y a encore quinze ans.

Avant de quitter la scène, David Stern avait à coeur que les petits marchés prennent le pouvoir sur les plus riches. La roue a tourné, et c’est désormais au tour des franchises mythiques d’attendre leur tour.

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