Pour la première fois depuis le départ de LeBron James en 2018, les Cavaliers ont retrouvé les finales de conférence. Une progression finalement logique pour une équipe qui avait quitté les playoffs au premier tour en 2023, puis au deuxième en 2024 et 2025. Mais la marche était encore trop haute face aux Knicks, futurs champions NBA, qui ont balayé les hommes de Kenny Atkinson…
Il faut dire que Cleveland avait connu une saison plutôt mouvementée. Après un départ poussif, la franchise de l’Ohio avait frappé un grand coup en février, en recrutant James Harden pour remplacer Darius Garland. Un pari audacieux, mais qui avait rapidement porté ses fruits, le meneur vétéran permettant à son équipe de retrouver de la confiance et de l’efficacité en attaque.
Les Cavaliers avaient finalement terminé avec 52 victoires pour 30 défaites, à la quatrième place de l’Est, avant de batailler pendant sept matchs face aux Raptors, puis aux Pistons, pour rejoindre les Knicks en finale de conférence.
Seulement, malgré leurs progrès, les limites du collectif sont apparues au pire moment. En particulier sur le plan défensif, un secteur dans lequel Cleveland avait perdu une bonne partie de son identité.
Après quatre saisons consécutives parmi les dix meilleures défenses de NBA, les Cavaliers avaient ainsi reculé à la 15e place en 2025/26, avant de souffrir encore davantage en playoffs. Un constat préoccupant pour une formation qui possède pourtant Evan Mobley, Défenseur de l’Année en 2025, et Jarrett Allen dans sa raquette.
Le temps joue en faveur des Cavaliers
Pour retrouver cette solidité défensive, le club a donc décidé de modifier son effectif, en se séparant notamment de Max Strus, Dean Wade, Keon Ellis ou encore Dennis Schröder. Un choix qui a notamment permis d’attirer Peyton Watson, en provenance des Nuggets, afin d’apporter davantage de taille, de mobilité et d’impact sur les ailes.
Mais la principale satisfaction de l’été réside sans doute dans la continuité du noyau dur. Donovan Mitchell a prolongé pour quatre saisons supplémentaires, tandis que James Harden a accepté un nouveau contrat de trois ans, moins rémunérateur, permettant à Cleveland de dégager une marge de manœuvre pour recruter.
Le duo d’arrières va ainsi pouvoir bénéficier d’une préparation complète, après avoir dû apprendre à jouer ensemble en cours de saison dernière. Un avantage loin d’être négligeable, alors que Kenny Atkinson doit encore trouver le meilleur équilibre entre les qualités de création de James Harden, les responsabilités offensives de Donovan Mitchell et la progression d’Evan Mobley.
Car à 25 ans, ce dernier reste l’un des joueurs susceptibles de faire passer Cleveland dans une autre dimension. Son potentiel offensif demeure encore largement à exploiter, et son association avec Jarrett Allen devra également fonctionner lorsque les défenses adverses resserreront les espaces en playoffs.
Pour atteindre son objectif, Cleveland devra aussi mieux démarrer ses rencontres. La saison dernière, en comptant les playoffs, les Cavaliers ont remporté 21 matchs après avoir compté au moins dix points de retard. Une capacité de réaction impressionnante, mais qui témoigne également de leurs difficultés à imposer leur rythme dès l’entame.
Cette fois, plus question de se contenter d’une belle saison régulière. Avec James Harden, Donovan Mitchell, Evan Mobley et Jarrett Allen, les Cavaliers disposent d’un quatuor capable de dominer l’Est. Reste à savoir si Peyton Watson est bien la pièce manquante pour transformer ce prétendant en véritable candidat au titre…
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Peyton Watson, Mario Hezonja, Khalifa Diop, Meleek Thomas (Draft)
Prolongations : Donovan Mitchell, James Harden, Thomas Bryant
Départs : Max Strus, Dean Wade, Dennis Schröder, Keon Ellis, Larry Nance Jr.
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LE JOUEUR À SUIVRE : PEYTON WATSON
Et si Peyton Watson était le joueur qui manquait aux Cavaliers ? Depuis plusieurs saisons, Cleveland cherche à stabiliser son poste d’ailier, sans trouver le profil idéal pour accompagner Donovan Mitchell, Evan Mobley et Jarrett Allen. Avec l’ancien joueur des Nuggets, les dirigeants espèrent avoir enfin trouvé la bonne formule.
À 24 ans, Peyton Watson arrive dans l’Ohio après sa meilleure saison en carrière, conclue avec 14.6 points, 4.9 rebonds et 2.1 passes décisives de moyenne. Surtout, lorsqu’il était titulaire à Denver, l’ailier tournait à 17.3 points, 5.3 rebonds et 43% de réussite à 3-points en 40 rencontres !
De quoi justifier les efforts financiers consentis par Cleveland, qui lui a accordé un contrat de quatre ans et 88 millions de dollars dans le cadre de son arrivée.
Ses qualités défensives sont évidemment son premier argument. Avec son envergure et sa capacité à défendre sur plusieurs postes, Peyton Watson peut soulager Donovan Mitchell et James Harden en prenant en charge les meilleurs extérieurs adverses. Un atout précieux pour une formation qui souhaite redevenir une référence défensive.
Mais Kenny Atkinson attend davantage de sa nouvelle recrue. « C’est un joueur dynamique », a-t-il expliqué en présaison. « Je veux le voir sur le short roll. Je ne veux pas qu’il reste simplement à l’extérieur. Je veux le voir prendre des rebonds et remonter le ballon, couper vers le cercle et aller chercher des rebonds offensifs. »
Autrement dit, le coach ne veut pas simplement en faire un défenseur chargé de sanctionner à 3-points. Il entend libérer Peyton Watson en attaque, afin qu’il exploite les espaces créés par ses coéquipiers, tout en développant sa propre capacité de création.
Dans une équipe où James Harden et Donovan Mitchell vont concentrer une bonne partie de l’attention défensive, les occasions de se montrer ne devraient pas manquer. À lui de prouver que ses progrès offensifs de la saison dernière n’étaient pas simplement liés à son environnement à Denver.
Car Peyton Watson va également découvrir une nouvelle pression. Avec les Nuggets, il s’était progressivement fait une place aux côtés de Nikola Jokic. À Cleveland, il arrive avec le statut de titulaire potentiel et la responsabilité d’aider une équipe ambitieuse à franchir le dernier obstacle.
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Moyenne d’âge : 27,2 ans
Masse salariale : 207 millions de dollars (8e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Après une intersaison passée à renforcer leur complicité, James Harden et Donovan Mitchell affichent leur complémentarité. Le premier organise le jeu et distribue les caviars, tandis que le second profite de cette liberté supplémentaire pour se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : attaquer les défenses et inscrire des paniers décisifs.
Dans leur sillage, Evan Mobley franchit un nouveau cap offensif. Plus agressif vers le cercle, plus à l’aise dans ses prises de décision, il devient une véritable troisième option, tout en retrouvant son influence défensive.
L’intégration de Peyton Watson se déroule également à merveille. L’ancien Nugget confirme ses progrès au tir, apporte une menace supplémentaire en transition et devient le principal défenseur extérieur du cinq majeur. Cleveland retrouve ainsi sa place parmi les dix meilleures défenses de la ligue, sans sacrifier sa puissance offensive.
Sur le banc, Jaylon Tyson poursuit sa progression, Sam Merrill continue de sanctionner à longue distance et Mario Hezonja apporte son expérience. Kenny Atkinson dispose d’une rotation cohérente et suffisamment polyvalente pour répondre aux différents profils des adversaires.
Épargnés par les blessures, les Cavaliers s’installent donc rapidement parmi les meilleures équipes de l’Est. Ils dépassent de nouveau les 50 victoires et abordent les playoffs avec l’avantage du terrain, mais surtout avec des automatismes bien plus solides que la saison précédente.
Cette fois, ils évitent les séries interminables au premier et au deuxième tour, avant de retrouver la finale de conférence. Avec une défense retrouvée et un Donovan Mitchell décisif, Cleveland se hisse en Finals NBA, huit ans après sa dernière apparition à ce niveau. Et James Harden peut enfin rêver sérieusement de sa première bague.
LE PIRE SCÉNARIO
Les premières semaines montrent rapidement que la saison complète passée ensemble ne règle pas tous les problèmes. James Harden et Donovan Mitchell alternent les séquences brillantes, mais peinent toujours à trouver le bon équilibre dans le partage du ballon. Le jeu offensif repose trop souvent sur leurs exploits individuels et manque de mouvement lorsque les défenses adverses montent en intensité.
De son côté, Peyton Watson éprouve des difficultés à confirmer son excellente dernière saison à Denver. Sa réussite à 3-points retombe et les défenses adverses commencent à le délaisser pour fermer les espaces autour des deux arrières vedettes. Son apport défensif reste précieux, mais ne suffit pas à masquer les limites du collectif.
La progression d’Evan Mobley marque également le pas. Avec James Harden et Donovan Mitchell qui monopolisent la création, l’intérieur peine à obtenir davantage de responsabilités offensives. Son association avec Jarrett Allen continue de poser des problèmes dans le spacing, particulièrement dans les fins de match serrées.
Surtout, la défense ne retrouve jamais le niveau attendu. Le duo Harden-Mitchell est régulièrement ciblé, tandis que Mobley et Allen doivent multiplier les interventions pour compenser les brèches sur les lignes extérieures.
À cela s’ajoutent quelques blessures, qui mettent en évidence le manque de profondeur de l’effectif après les nombreux départs de l’été. À 37 ans, James Harden ne peut plus porter autant de responsabilités chaque soir, et Kenny Atkinson peine à trouver des solutions fiables derrière ses titulaires.
Cleveland parvient tout de même à décrocher sa qualification pour les playoffs, mais sans réellement convaincre. Et lorsque la défense adverse monte d’un cran au printemps, les mêmes difficultés ressurgissent : attaques trop prévisibles, manque de solutions sur les ailes et incapacité à enchaîner les bonnes séquences défensives.
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – Jazz | 11 – Clippers |
| 10 – Mavericks | 9 – Warriors | 8 – Trail Blazers | 7 – Suns | 6 – Lakers |
| 5 – Rockets | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – Hornets | 11 – Wizards |
| 10 – Magic | 9 – Hawks | 8 – Pacers | 7 – Heat | 6 – Pistons |
| 5 – Raptors | 4 – Celtics | 3 – Cavaliers | 2 – … | 1 – … |
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