Sans Jayson Tatum, la saison 2026/26 des Celtics était attendue comme une saison de transition, avec pour principal objectif de rester dans la course au play-in et d’arracher une place en playoffs. La réalité du terrain fut toute autre. Boston a terminé la saison avec 56 victoires pour 26 défaites, à la deuxième place de l’Est, juste derrière les Knicks. Cette belle saison régulière a permis à Joe Mazzulla d’être élu Coach de l’année.
Le succès des Celtics est évidemment passé par Jaylen Brown. Du haut de ses 28 points de moyenne (record personnel), l’ailier qui soufflera sa 30e bougie dans une dizaine de jours a réalisé la meilleure campagne de sa carrière. Cependant, les performances de l’ailier ne sont pas le seul élément qui explique la réussite des Celtics. En l’absence de Jayson Tatum, c’est tout le collectif qui s’est sublimé, à commencer par Derrick White, qui s’est affirmé en tant que deuxième option derrière le nouveau joueur des Sixers.
Pour l’accompagner, Joe Mazzulla a pu compter sur la confirmation de Payton Pritchard, malgré des premières semaines compliquées, et sur l’émergence de Jordan Walsh. L’ailier a apporté défensivement tout en devenant plus adroit, avec 38 % de réussite à 3-points. Pour finir la saison régulière en beauté, les Celtics ont même pu compter sur le retour de Jayson Tatum et arrivaient donc en playoffs avec pour objectif d’aller le plus loin possible. Patatras, leur parcours s’est arrêté dès le premier tour, battus en sept matchs par les Sixers…
Rapidement après l’élimination, des premières rumeurs sont apparues autour de Jaylen Brown. Longtemps annoncé comme monnaie d’échange pour récupérer Giannis Antetokounmpo, l’ailier a finalement atterri à Philadelphie en échange de Paul George, de deux futurs premiers tours et de deux seconds tours de Draft.
Si Paul George n’a plus l’impact offensif que peut avoir Jaylen Brown, l’ancien joueur des Sixers reste un bon défenseur, que ce soit sur des situations de un-contre-un ou loin du ballon, où il peut surgir et provoquer des pertes de balle adverses. En récupérant Paul George, les Celtics espèrent aussi clarifier une hiérarchie parfois délicate ces dernières années. Jaylen Brown cachait de moins en moins son envie d’être l’option numéro 1 de son équipe, alors que Paul George semble prêt à se ranger derrière Jayson Tatum.
Ce changement a néanmoins un prix : Boston perd un scoreur de premier plan, capable de créer son propre tir. Reste à savoir si la complémentarité supposée entre Tatum et George compensera cette perte de puissance offensive.
Autre arrivée de taille pour les Celtics : Mitchell Robinson. L’intérieur débarque pour épauler Neemias Queta, qui avait réalisé une belle campagne 2025/26, mais dont la seule présence ne suffisait pas pour combler l’absence d’un second poste 5 d’impact dans la raquette. Enfin, Boston a récupéré Mike Conley pour apporter de l’expérience à la mène, même si l’âge pèse sur le meneur, dont la productivité baisse année après année.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Paul George, Mitchell Robinson, Mike Conley
Prolongations : Ron Harper, Neemias Queta, Jordan Walsh
Départs : Jaylen Brown, Nikola Vucevic
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LE JOUEUR À SUIVRE : PAUL GEORGE
Malgré le départ de Jaylen Brown, les Celtics n’ont pas tiré un trait sur leurs ambitions de titre. Pour parvenir à leurs fins, Boston va devoir compter sur Paul George, qui avait brillé lors des playoffs face aux Celtics. Une belle série qui contrastait avec ses deux années difficiles en Pennsylvanie.
À 36 ans, Paul George n’a aucunement l’intention de faire de l’ombre à Jayson Tatum et affirme, au contraire, être prêt à se mettre au service du collectif de Joe Mazzulla. C’est ici que « PG13 » pourra apporter toute sa polyvalence. Il est capable de défendre sur plusieurs positions, tandis qu’à l’intérieur les Celtics pourront compter sur la présence de Neemias Queta et de Mitchell Robinson pour essayer de contenir les postes 5 adverses.
Grâce à Paul George, les Celtics espèrent provoquer plus de pertes de balle adverses et générer encore davantage de points en transition. Avec Jordan Walsh en sortie de banc, Boston dispose de deux joueurs capables de couper les lignes de passe, un domaine où Jaylen Brown n’excellait pas vraiment. Le MVP des Finals 2024 pouvait défendre sur l’homme, mais sa défense « off-ball » suscitait davantage de questions.
L’apport de Paul George ne se limite toutefois pas à la défense. L’ailier reste un joueur capable d’apporter une vingtaine de points certains soirs, sans nécessairement monopoliser le ballon. Avec Derrick White, il doit compléter l’apport offensif de Jayson Tatum, tout en offrant une solution supplémentaire à la création.
Et certains soirs, Paul George pourrait même avoir les clés de l’attaque. Le champion 2024 est revenu de sa rupture du tendon d’Achille en cours de saison et nul doute que le staff médical des Celtics ne voudra prendre aucun risque avec sa star. Ainsi, ce sera parfois à Paul George de prouver qu’il peut encore porter Boston à la victoire.
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Moyenne d’âge : 27,4 ans
Masse salariale : 203,9 millions de dollars (14e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Paul George a le profil pour se fondre dans le collectif des Celtics. Outre ses qualités défensives, il peut sanctionner à 3-points, avec 38 % de réussite de loin en carrière. Dans une équipe de Boston qui aime artiller derrière l’arc, voire même trop parfois, Paul George trouvera naturellement sa place. Surtout si sa présence permet à Jayson Tatum de ne pas avoir à créer systématiquement tous les décalages.
À l’intérieur, Boston dispose enfin d’une doublette qui peut peser dans la raquette. Nikola Vucevic pouvait s’écarter du cercle en attaque, mais ses lacunes défensives ne collaient pas au système des Celtics. Avec Mitchell Robinson et Neemias Queta, Boston a désormais deux joueurs qui peuvent verrouiller leur raquette et capter des rebonds offensifs pour offrir des secondes chances à leurs coéquipiers.
Dans le meilleur des cas, cette association permettrait aux Celtics de retrouver une défense parmi les plus redoutables de la ligue, tout en conservant leur identité offensive construite autour du tir extérieur, du mouvement de balle et de la polyvalence de leurs joueurs.
Cette équipe sera portée par Jayson Tatum, qui pourra jouer un rôle dans la course au MVP s’il retrouve toutes ses sensations et n’est pas handicapé par des pépins physiques. Avec un Paul George efficace dans un rôle de lieutenant, un Derrick White toujours aussi précieux et une raquette renforcée, Boston aurait les arguments pour terminer en tête de l’Est, malgré l’armada des Sixers, les Knicks en quête du « back-to-back » et une équipe du Heat qui cherche à faire un coup avec le duo Giannis Antetokounmpo – Bam Adebayo.
En playoffs, Boston dispose également d’un effectif expérimenté. Si Paul George n’a toujours pas de bague, il a déjà réussi à briller sur les grandes scènes, avec un dernier coup d’éclat en 2021, lorsqu’il avait porté les Clippers jusqu’en finale de conférence alors que Kawhi Leonard était absent. Payton Pritchard et Derrick White peuvent aussi faire la différence les soirs où Paul George et/ou Jayson Tatum ne sont pas en réussite.
Ainsi, si tous les éléments s’emboîtent correctement, cette nouvelle version des Celtics pourrait avoir gagné en complémentarité ce qu’elle a perdu en talent individuel. Et redevenir un candidat crédible au titre NBA.
LE PIRE SCÉNARIO
Pour espérer remporter un nouveau titre, Boston s’appuie donc sur le duo Paul George – Jayson Tatum. Sur le papier, ce tandem est prometteur, avec deux joueurs capables de marquer et de bien défendre. Problème : leurs noms peuvent rapidement être associés à l’infirmerie…
Jayson Tatum a connu une saison presque blanche à cause de sa rupture du tendon d’Achille, tandis que Paul George a connu de multiples problèmes de genoux par le passé et il est difficile de savoir si ces soucis sont définitivement derrière lui. Il n’a joué que 41 rencontres lors de sa première saison avec les Sixers et 37 lors de la seconde, notamment à cause d’une suspension de 25 matchs pour avoir enfreint le protocole antidopage.
Mitchell Robinson n’est pas non plus réputé pour sa fiabilité physique. S’il a pu jouer 60 matchs la saison dernière, il avait été victime d’une blessure à la main à la fin des playoffs, ce qui ne l’avait pas empêché d’être en tenue pour les NBA Finals face aux Spurs. Si le pivot a été relativement présent l’année dernière, il ne faut pas oublier qu’il sortait de deux saisons où il avait joué moins de 35 matchs.
Dans ce cas de figure, avec ses deux All-Stars et son nouvel intérieur souvent à l’infirmerie, Joe Mazzulla serait contraint de s’en remettre à ses « role players », et c’est ici que la perte de Jaylen Brown se ferait vraiment ressentir. Si Derrick White et Payton Pritchard peuvent se sublimer, tandis que Jordan Walsh et Hugo Gonzalez peuvent apporter en sortie de banc, aucun ne possède la capacité de création offensive de l’ancien numéro 7 des Celtics.
Boston pourrait alors manquer cruellement d’un joueur capable de débloquer les situations lorsque le collectif ne fonctionne plus. Une dépendance au tir extérieur qui pourrait devenir particulièrement problématique. Surtout que Joe Mazzulla doit rassurer les fans des Celtics sur sa capacité à adapter sa philosophie de jeu…
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – Jazz | 11 – Clippers |
| 10 – Mavericks | 9 – Warriors | 8 – Trail Blazers | 7 – Suns | 6 – Lakers |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – Hornets | 11 – Wizards |
| 10 – Magic | 9 – Hawks | 8 – Pacers | 7 – Heat | 6 – Pistons |
| 5 – Raptors | 4 – Celtics | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
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