30 jours/30 équipes : Dallas Mavericks

NBA – Les Mavericks repartent sur une page (presque) blanche, avec de nouveaux dirigeants, un nouvel entraîneur et Zaccharie Risacher, mais toujours avec Cooper Flagg et le revenant Kyrie Irving.

Dallas MavericksÀ Dallas, l’été fut agité et c’est le moins que l’on puisse dire : exit Anthony Davis, Klay Thompson ou encore Jason Kidd, place à Zaccharie Risacher, Masai Ujiri ou encore Dusty May. Beaucoup de changements donc, mais une certitude demeure : Cooper Flagg est désormais le nouveau boss de la franchise.

Auréolé de son trophée de Rookie de l’année 2026, après une formidable lutte avec son ami Kon Knueppel, « Coop » entend faire aussi bien, si ce n’est mieux, pour sa deuxième saison dans la ligue. Sans « AD », les clés de l’équipe lui appartiennent et c’est avec un tout nouvel entraîneur qu’il va tenter de faire progresser « ses » Mavericks.

Même si Cooper Flagg pourra surtout compter sur le revenant Kyrie Irving pour faire franchir un cap au groupe texan. Après avoir passé plus d’un an et demi loin des parquets, l’esthète de la balle orange retrouve la compétition avec son lot de questions. On ne sait pas encore dans quel état physique il reviendra, ni à quel niveau il évoluera, mais l’excitation est de mise dans le Texas autour de ce duo Irving/Flagg.

Dusty May, la bonne pioche ?

Autour d’eux, on surveillera de près les performances de Zaccharie Risacher, un autre ancien premier choix de Draft, transféré par les Hawks au bout de deux petites saisons. Moins exposé, il peut reprendre sa marche en avant dans un rôle de « connecteur », précieux par son adresse extérieure en attaque et sa polyvalence en défense.

Le Français ne sera pas le seul jeune à suivre, puisque des éléments comme le fragile Dereck Lively II, les « expatriés » Sergio de Larrea et Tarik Biberovic, ou le rookie Morez Johnson Jr. ont tout pour intégrer rapidement la rotation de Dusty May. Un Dusty May qui va d’ailleurs avoir beaucoup à faire pour ses débuts en NBA, où son excellent parcours universitaire ne garantit évidemment rien à l’échelon supérieur.

La recrue Santi Aldama aura également une carte à jouer, par sa capacité à écarter le jeu sur les postes 4/5, en complément (remplacement ?) de P.J. Washington, l’un des derniers héros de l’épopée de 2024.

En pleine transition, ces Mavericks ont donc du talent, mais aussi plusieurs interrogations. Le nouveau patron du sportif, Masai Ujiri, se tiendra à l’affût pour renforcer un effectif semble-t-il trop juste pour accéder directement aux playoffs, mais pas non plus au point de terminer dans les bas-fonds de l’Ouest. Le « spacing » autour de Cooper Flagg et Kyrie Irving devra notamment être surveillé, tout comme une défense qui pourrait manquer de spécialistes capables de contenir les meilleurs extérieurs adverses.

Avec le départ de plusieurs anciennes gloires (Anthony Davis, Klay Thompson et Khris Middleton), ainsi que de Jason Kidd et Nico Harrison, Dallas entend acter pour de bon le début d’un nouveau cycle. Cela va demander une période d’adaptation, mais les fans peuvent recommencer à espérer avec une base plus jeune et plus cohérente.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Zaccharie Risacher, Santi Aldama, Morez Johnson Jr., Sergio de Larrea, Tarik Biberovic, Marcus Sasser

Prolongations : Moussa Cissé

Départs : Anthony Davis, Klay Thompson, Khris Middleton, Jaden Hardy, Ryan Nembhard, A.J. Johnson

LE JOUEUR À SUIVRE : KYRIE IRVING

Plus que Cooper Flagg, ROY en titre mais déjà prêt à s’établir parmi les All-Stars de cette ligue, c’est bien le retour de Kyrie Irving qui suscite la curiosité à Dallas. Après une saison blanche, « Uncle Drew » a des choses à (se) prouver et, clairement, il possède la faculté de placer cette équipe des Mavs dans une tout autre catégorie.

Encore faut-il que le meneur revienne à un bon niveau. Peut-être pas celui qui en faisait un All-Star avant sa blessure (25 points, 5 rebonds et 5 passes de moyenne), mais au moins celui qui lui permettra d’épauler au mieux Cooper Flagg, son nouvel acolyte alors que Luka Doncic et Anthony Davis ne sont plus présents dans l’effectif.

Dans les bureaux texans, voir Kyrie Irving retrouver ses jambes et ses sensations peut aussi s’avérer intéressant sur le plan transactionnel, car le joueur de 34 ans a été dans les rumeurs de transfert cet été, avant de finalement rester à Dallas. Un transfert pourrait donc voir le jour en cours de saison, si les Mavericks décident qu’il vaut mieux profiter de sa valeur marchande pour récupérer des éléments davantage alignés sur leur nouvelle chronologie.

Moyenne d’âge : 26.1 ans

Masse salariale : 179.6 millions de dollars (24e)

LE SCÉNARIO IDÉAL

De retour de blessure, Kyrie Irving ne met pas longtemps à rappeler à quel point il fait partie de l’élite lorsqu’il est à 100%, ou presque. À ses côtés, Cooper Flagg confirme déjà qu’il a tout d’une superstar en devenir et il fonce tout droit vers son premier All-Star Game, tandis que l’attraction générée par le duo Irving/Flagg permet même à Zaccharie Risacher de retrouver sa confiance et son basket.

À la tête de cette équipe des Mavericks séduisante, où tout le monde joue pour les autres comme à l’université, Dusty May réussit à impliquer un maximum de joueurs et signe d’excellents débuts « chez les grands ». Masai Ujiri savoure tellement qu’il n’a plus de raison de toucher à son effectif en cours de saison, Kyrie Irving s’imposant comme le formidable mentor d’une jeunesse texane appelée à prendre progressivement le relais.

Si le Top 6 n’est pas garanti à l’Ouest, c’est déjà une réussite de s’assurer une place dans le Top 10 et de se mêler à la lutte pour une qualification directe en playoffs. Sans Jason Kidd ni Nico Harrison, la page Luka Doncic est définitivement tournée et les Mavericks semblent enfin avoir posé les premières pierres d’un nouveau projet solide.

LE PIRE SCÉNARIO

Forcément, avec un effectif aussi jeune et des dirigeants davantage enclins à récupérer des « assets » qu’à gagner dès maintenant, la saison tourne vite au vinaigre à Dallas. Les résultats ne sont pas bons et l’équipe continue de végéter dans les dernières places de l’Ouest, tandis que les Kyrie Irving, Daniel Gafford, P.J. Washington et autres (rares) vétérans sont transférés au plus offrant.

Le contexte permet au moins aux jeunes d’avoir du temps de jeu, Cooper Flagg, Zaccharie Risacher, Morez Johnson Jr., Sergio de Larrea ou encore Dereck Lively II poursuivant de ce fait leur développement avec plus ou moins de réussite. Sauf que cela n’empêche pas la franchise de manquer les playoffs une nouvelle fois…

Par-dessus tout, le style de coaching de Dusty May peine à se transposer efficacement de la NCAA vers la NBA. Beaucoup de travail attend l’ancien patron de Michigan et la Draft 2027 pourrait même s’avérer inutile, puisque les Mavericks ne récupéreront leur « pick » que s’ils héritent du 1er ou 2e choix. Sans ça, il ira chez les Hornets.

CONFÉRENCE OUEST
15 – Kings 14 – Grizzlies 13 – Pelicans 12 – Jazz 11 – Clippers
10 – Mavericks 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE EST
15 – Nets 14 – Bucks 13 – Bulls 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …


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Rédacteur Florian Benfaid

Parmi les oiseaux de nuit de la rédaction, Florian a rejoint Basket USA en 2020. Une année marquée par la disparition de Kobe Bryant, le joueur qui lui a transmis sa passion pour la NBA.

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