S’il y a une équipe qui incarne l’expression « ventre mou » en NBA, dans la conférence Est au moins, c’est bien Chicago. Pendant six saisons, sous les ordres de Billy Donovan, la franchise n’a disputé qu’une fois les playoffs, plusieurs fois le « play-in » et a globalement oscillé, bon an mal an, entre 30 et 40 victoires par exercice.
Difficile de s’enthousiasmer pour cette formation moyenne par excellence, sans réelles ambitions et coincée dans le pire entre-deux possible en NBA : assez solide pour ne pas balancer les matchs, pas assez forte pour viser loin, donc à équidistance de la Draft et des playoffs…
La saison passée, après des années sans saveur, tout a explosé. Le groupe pour commencer, avec des transferts en pagaille. Puis les dirigeants, pour apporter de la clarté dans un univers dysfonctionnel, et enfin le coaching staff, avec l’arrivée de Tiago Splitter sur le banc et d’un quatrième choix de la Draft, Caleb Wilson, sur les parquets. La franchise de l’Illinois peut repartir sur de nouvelles bases. Avec pour recrues estivales Nicolas Claxton et Norman Powell, Chicago n’a pas révolutionné son effectif mais peut enfin espérer sortir de sa torpeur.
Après son intérim à Portland, où il a dépassé les attentes, qualifié les Blazers pour les playoffs mais subi la volonté du nouveau propriétaire, Tiago Splitter a séduit les Bulls en montrant qu’il savait former les jeunes et les faire progresser. Avec Matas Buzelis, Caleb Wilson, voire Noa Essengue ou Leonard Miller dans son vestiaire, il a des diamants bruts à polir. Ce sera son objectif principal pour cette première saison sur le banc de Chicago.
Pourra-t-il faire des miracles comme à Portland lors de l’exercice 2025/26 ? Pas sûr, vu les limites claires de ce groupe, en défense comme au shoot. Néanmoins, après plusieurs saisons marquées par des résultats médiocres, installer une identité et redonner de l’optimisme à la franchise constituerait déjà une première réussite.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Nicolas Claxton, Norman Powell, Caleb Wilson
Prolongations : Zach Collins, Leonard Miller
Départs : Anfernee Simons, Collin Sexton, Mouhamadou Gueye, Guerschon Yabusele
LE JOUEUR À SUIVRE : CALEB WILSON
Franchise mythique, les Bulls ont besoin d’une incarnation. C’est là que le quatrième choix de la dernière Draft peut intervenir. Ambitieux et impressionnant sur le plan athlétique (2m14 d’envergure), très spectaculaire également, l’ancien de North Carolina a le profil pour devenir le nouveau chouchou du United Center.
En bénéficiant des qualités de Josh Giddey pour lui offrir quantité de points faciles et de la présence de Norman Powell, scoreur solide, pour soulager la pression et attirer les défenses, Caleb Wilson va se retrouver dans une situation idéale pour briller. Comme il l’a fait en NCAA en 2025/26, avec ses 19,8 points et 9,4 rebonds de moyenne.
Dans une situation différente, Tiago Splitter a réussi à faire franchir un cap à Deni Avdija, devenu All-Star en 2026, et le Brésilien est désormais attendu pour faire grandir l’intérieur de 2m06, dont la marge de progression est considérable. Notamment en défense, où sa concentration est parfois douteuse. De plus, s’il est créatif et aime avoir le ballon dans les mains, il peut aussi se perdre en route et accumuler les ballons perdus.
Rookie oblige, il y aura des hauts et des bas, du déchet et des ratés durant les longues semaines de la saison régulière. Mais comme les Bulls repartent presque d’une feuille blanche, ce sont assurément les chapitres le concernant qui seront les plus intéressants à suivre pour l’exercice à venir. Avec quelques coups d’éclat à prévoir.
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Moyenne d’âge : 24.3 ans
Masse salariale : 161.9 millions de dollars (27e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Après les saisons assez molles de Billy Donovan, Tiago Splitter redonne du souffle à la franchise en appliquant la même formule qu’à Portland. La hiérarchie est claire, avec un axe Josh Giddey – Caleb Wilson efficace.
Ça court, ça met des points, notamment grâce à Norman Powell, toujours aussi bon dans son registre, ou encore Matas Buzelis. Et surtout, ça défend un peu mieux. Les progrès sont réels dans ce domaine et, au fil des semaines, même si les résultats ne sont pas les plus brillants, les Bulls proposent au moins un basket identifiable.
Certes, il n’y a pas de playoffs au bout, mais ils restent longtemps dans la bataille pour le « play-in ». Chicago a enfin une direction mais manque simplement de carburant pour aller plus loin. Cet an I est globalement réussi et les dirigeants profitent alors de leur marge financière pour préparer l’an II avec encore davantage d’ambition.
LE PIRE SCÉNARIO
La méthode de Tiago Splitter se heurte rapidement aux faiblesses de son groupe. Surtout en défense. Les Bulls sont trop perméables pour exister et, même si le quatuor Giddey – Powell – Buzelis – Wilson est capable de marquer beaucoup, le manque de menace à 3-points se fait sentir.
Dès que les hommes de l’ancien de Portland tombent sur une défense bien en place, ils ne trouvent plus les solutions, perdent énormément de ballons et, face aux grosses écuries, on frôle souvent le naufrage.
Ensuite, faute d’avoir des armes efficaces sur le banc, le cinq majeur est sollicité à outrance, entraînant blessures et fatigue chez les titulaires. Les promesses aperçues ici ou là s’évanouissent durant l’hiver et les Bulls terminent dans les dernières places de la conférence Est. L’effectif manque encore de joueurs capables de faire de grosses différences, quel que soit le niveau en face. De quoi rapidement se plonger vers 2027/28…
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – … | 12 – … | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – … | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
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