Atlanta a tourné une page de son histoire. Celle sur laquelle on pensait pourtant que de très belles lignes pourraient s’écrire. Mais, sept ans après sa Draft, et quatre saisons après avoir guidé les Hawks jusqu’en finale de conférence, Trae Young y avait fait son temps. Trop souvent blessé, il n’a disputé que dix petits matchs avec les Faucons l’année dernière avant d’être échangé aux Wizards en début d’année 2026.
Au moment du trade, la contrepartie, Corey Kispert et CJ McCollum, a fait bondir les fans géorgiens. Pourtant, le second n’a pas tardé à devenir l’un des symboles de l’excellente deuxième partie de saison réalisée par les hommes de Quin Snyder. Grâce à son apport dans la création offensive, Atlanta affichait un bilan de 27 victoires pour 14 défaites avec l’ancien des Blazers sur ses lignes arrières.
De quoi permettre à ses nouveaux coéquipiers d’éviter le play-in. Une fois en playoffs, les Hawks ont même réussi à faire douter les futurs champions new-yorkais. Mais, alors qu’ils menaient 2-1 dans la série, CJ McCollum et les siens ont craqué, perdant trois matchs d’affilée. Dont un Game 6 terrible devant leur public…
Cet échec ne pèse finalement pas si lourd dans le bilan, car l’heure est à l’optimisme en Géorgie. En effet, le nouveau visage de la franchise est déjà tout trouvé. Pour sa cinquième saison dans la Grande Ligue, Jalen Johnson a fait mieux que confirmer. Avec 13 triples-doubles et une première sélection au All-Star Game, l’ailier fort polyvalent est entré dans une nouvelle dimension.
À l’image de son coéquipier Nickeil Alexander-Walker. Davantage responsabilisé en attaque, l’arrière/ailier a parfaitement relevé le défi, passant les 20 points de moyenne pour la première fois de sa carrière et remportant le prix de MIP au passage. En revanche, Dyson Daniels, lauréat du trophée en 2025, n’a pas connu la même progression offensivement, surtout au niveau du tir à longue distance.
Raison pour laquelle les dirigeants ont enregistré les arrivées de Luguentz Dort, Aaron Wiggins et Dorian Finney-Smith. Plus adroits de loin, ils entrent eux aussi parfaitement dans les plans de Quin Snyder, adepte d’un jeu basé sur une défense forte et active. Les rookies choisis lors du premier tour, Kingston Flemings et Zuby Ejiofor, correspondent eux aussi à cette philosophie. De quoi pousser dehors Zaccharie Risacher, échangé à l’intersaison, et Jonathan Kuminga, non prolongé.
Évoluant dans un secteur où aucune addition n’a été effectuée, les pivots Onyeka Okongwu et Jock Landale ont logiquement été reconduits. Ils auraient d’ailleurs dû être accompagnés par l’intrigant rookie Henri Veesaar, mais ce dernier a dû déclarer forfait pour la saison en raison d’une rupture des ligaments croisés.
Sur le papier, Atlanta a donc tout pour jouer les outsiders. Seulement, les Hawks ne se sont pas autant renforcés que certains de leurs concurrents de l’Est. Philadelphie, New York, Indiana, Toronto, Miami, Boston ou encore Detroit ont tous une allure de prétendant qu’Atlanta n’a pas encore pleinement développée. Mais c’est en bonne voie.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Luguentz Dort, Henri Veesaar (Draft), Aaron Wiggins, Dorian Finney-Smith, Kingston Flemings (Draft) et Zuby Ejiofor (Draft)
Prolongations : Jock Landale et CJ McCollum
Départs : Zaccharie Risacher, Jonathan Kuminga, Buddy Hield, Christian Koloko, Keaton Wallace, Gabe Vincent, Tony Bradley
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LE JOUEUR À SUIVRE : DYSON DANIELS
Malgré son titre de MIP de la ligue glané en 2025, Dyson Daniels a toujours un grand cap à passer. Celui de devenir une arme plus létale en attaque, ce qui pourrait bien définir le plafond des Hawks la saison prochaine.
Comme évoqué précédemment, c’est à 3-points que le bât blesse pour l’arrière australien. S’il n’a jamais été flamboyant dans l’exercice, tournant entre 31 et 34% de réussite lors de ses trois premières saisons, son pourcentage était abyssal en 2025/26 : 18,8% ! Tout simplement le pire taux de réussite de la ligue l’année dernière à son poste.
Pourtant, l’Australien est loin d’être un simple cône en attaque. Excellent dans la pose d’écrans, il participe grandement à fluidifier le jeu offensif des Hawks et se montre efficace sur « short roll ». Avec plus de 57% de réussite à deux-points, il est l’un des meilleurs arrières de toute la NBA dans l’exercice.
De surcroît, il est également un créateur solide. Capable de battre son adversaire par le dribble, il est surtout un très bon passeur, très patient balle en main. Sa lecture du jeu lui permet de souvent trouver ses coéquipiers démarqués et de tourner la saison dernière à 5,9 passes décisives par match.
Mais dans la NBA actuelle, le fait de ne pas être une menace à longue distance est bien trop handicapant, surtout pour un meneur/arrière. D’autant plus qu’il n’y a pas seulement ses pourcentages qui ont diminué, mais aussi son volume, ce qui a de quoi être encore plus alarmant. Il prenait ainsi la saison dernière deux fois moins de tirs primés que lors de la précédente, symbole d’une confiance perdue dans ce domaine…
Forcément, l’Australien a beaucoup travaillé là-dessus cet été, notamment au niveau de sa gestuelle et de son arc de tir. Il l’assure lui-même, il « dégainera à foison ».
S’il venait, comme il l’espère, à développer un tir à longue distance plus fiable, il soulagerait énormément Jalen Johnson, désormais bien ciblé par les défenses adverses. Lui qui est déjà l’un des meilleurs défenseurs de la ligue aurait alors de quoi s’imposer comme l’un des principaux « two-way players » de NBA.
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Moyenne d’âge : 26,1 ans
Masse salariale : 180,4 millions (17e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Malgré les renforts ajoutés par leurs concurrents à l’intersaison, les Hawks se montrent rapidement comme des prétendants sérieux au Top 6 de la Conférence Est. Et ce, dans le sillage d’un Jalen Johnson qui continue sa folle ascension. Plus qu’une deuxième sélection au All-Star Game, certains le placent parmi les outsiders dans la course au MVP, et son contrat à 30 millions de dollars par an jusqu’en 2030 ressemble de plus en plus à un très joli coup réalisé par ses dirigeants.
À ses côtés, les shooteurs mettent dedans. Aaron Wiggins, Jock Landale et Dorian Finney-Smith restent dans leurs standards, tandis que la recrue Lu Dort, en plus de sa dureté, retrouve de la réussite à longue distance.
Puisque nous sommes dans le meilleur des mondes, Dyson Daniels voit également son travail porter ses fruits. L’international australien shoote à 35% de loin pour la première fois de sa carrière, forçant enfin les défenses à le respecter derrière l’arc… et libérant beaucoup de choses pour ses camarades.
Grâce à cela, Nickeil Alexander-Walker s’épanouit encore davantage alors que CJ McCollum reste précieux sur les plans mental et technique et montre la voie au rookie Kingston Flemings.
En fin de saison, les Hawks réalisent leur objectif : atteindre les playoffs pour la deuxième année de suite sans passer par le play-in. Bien aidée par une saison régulière conclue en grandes pompes, la troupe guidée par Quin Snyder se dit qu’elle peut, comme l’année dernière, embêter n’importe qui lors de la postseason. Et avec l’expérience acquise, elle entend cette fois éviter une sortie de route aussi terrible que la précédente.
LE PIRE SCÉNARIO
L’effet de surprise étant passé, Jalen Johnson est attendu par toutes les défenses de la Grande Ligue. Face à cette adversité, le All-Star reste malgré tout le leader des Hawks et ses moyennes demeurent sensiblement les mêmes que l’année passée, mais son efficacité baisse drastiquement.
Il faut dire qu’il ne reçoit pas beaucoup d’aide de ses coéquipiers. À commencer par Dyson Daniels qui, malgré tout le travail effectué, continue de shooter sous les 25% de réussite derrière l’arc. La recrue Luguentz Dort ne trouve, à l’image de sa saison dernière, pas de rythme non plus à longue distance.
Le spacing des Hawks devient alors catastrophique. Alors qu’elle était la 6e meilleure franchise de la ligue dans le domaine, Atlanta dégringole au classement et fait désormais partie des pires équipes de NBA à 3-points.
CJ McCollum, pour qui le poids de l’âge commence à sérieusement se faire ressentir, n’apporte plus autant qu’avant à la création. Et cela se ressent très vite. Atlanta traverse de nombreux trous d’air en attaque. Les qualités défensives de l’effectif compensent en partie, mais ne suffisent pas à combler toutes les lacunes offensives d’un groupe où Nickeil Alexander-Walker est le seul à se montrer vraiment régulier de l’autre côté du terrain.
Finalement, au lieu de se retrouver dans la course au Top 6 avec New York, Philadelphie et consorts, Atlanta est empêtrée dans un sprint final pour accrocher une place en play-in. En bref, la progression attendue n’est pas là, et le front office s’interroge sur les qualités de son groupe au moment d’entamer une intersaison pleine d’incertitudes…
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – Jazz | 11 – Clippers |
| 10 – Mavericks | 9 – Warriors | 8 – Trail Blazers | 7 – Suns | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – Hornets | 11 – Wizards |
| 10 – Magic | 9 – Hawks | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
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