Houston visait clairement plus haut qu’une sortie de route au premier tour des playoffs, surtout face à des Lakers privés de Luka Doncic. Néanmoins, la saison reste positive sur plusieurs points pour les hommes d’Ime Udoka, qui vont avoir l’occasion de poursuivre sur cette même dynamique dès la rentrée.
Alors qu’ils devaient digérer l’arrivée de Kevin Durant dans leur système de jeu, les Rockets ont ainsi encore dépassé la barre des 50 victoires en saison régulière. KD a d’ailleurs de nouveau signé une ligne de stats très propre, à 26 points en moyenne par match, à 41,3% de réussite de loin, 5,5 rebonds et 4,8 passes décisives. Sans oublier un atout toujours aussi « clutch », sur lequel Ime Udoka peut compter dans le « money-time ».
Reste toutefois que l’atmosphère était parfois un peu étrange au sein de l’équipe, et que l’affaire des comptes Twitter « cachés » de l’ailier n’a jamais été formellement démentie ou expliquée…
Il y avait donc comme un goût d’inachevé, malgré les performances d’Amen Thompson et Alperen Sengun (23 et 24 ans), qui continuent de se faire leur place dans le jeu des Rockets.
C’est qu’avec l’arrivée de Kevin Durant, il a aussi fallu digérer le virage « Ultra Tall Ball », impulsé la saison précédente avec l’arrivée de Steven Adams, puis de Clint Capela pour rejoindre Jabari Smith Jr, Alperen Sengun et donc KD. Les Rockets s’étaient ainsi présentés avec un cinq majeur inédit en ouverture de la saison dernière, avec Amen Thompson en meneur, Kevin Durant au poste 2, et le trio Smith Jr-Adams-Sengun pour compléter le tout !
La fusée est lancée…
Mais ce qui a surtout chamboulé les plans de la franchise texane, ce sont les blessures de deux joueurs clés de son dispositif : Fred VanVleet, qui n’a pas disputé le moindre match après une rupture d’un ligament croisé du genou en présaison, et Steven Adams, qui a définitivement rejoint l’infirmerie dès le mois de janvier, touché à la cheville.
Le contexte a donc été parfois compliqué à gérer, mais Houston s’en est globalement bien sorti en saison régulière en décrochant 52 victoires, soit le même bilan que la saison précédente.
Au-delà de cette sortie de route finale face à des Lakers amoindris, ce qui aura surtout manqué à cette équipe, c’est un vrai meneur. L’absence de Fred VanVleet d’entrée a pratiquement condamné les Rockets à une saison de transition. Le champion NBA 2019 avec les Raptors a déjà prouvé par le passé qu’il pouvait être ce meneur organisateur, notamment lors de sa première saison à Houston. Mais dans quel état va-t-il revenir ? Et combien de temps va-t-il mettre pour retrouver son meilleur niveau ? On ne le sait pas encore.
Son retour sera accompagné de deux arrivées de joueurs d’expérience sur les postes arrières pour l’aider notamment à la création : Marcus Smart et Bogdan Bogdanovic. L’enjeu sera aussi de trouver le bon équilibre entre la création de Fred VanVleet, les responsabilités offensives de Kevin Durant et le jeu d’Alperen Sengun, tout en permettant à Amen Thompson de s’exprimer davantage sans ballon.
Ce nouveau cocktail peut-il faire passer les Rockets à l’étage supérieur ? Comme on a l’habitude de le dire pour la franchise texane, la fusée est lancée. Reste à savoir où se situera l’atterrissage en avril prochain.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Bogdan Bogdanovic, Marcus Smart, Bruce Thornton (Draft)
Prolongations : Amen Thompson, Tari Eason, Isaiah Crawford, Jae’Sean Tate
Départs : Aaron Holiday, Josh Okogie, Jeff Green
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LE JOUEUR À SUIVRE : FRED VANVLEET
C’est plus qu’un retour, la réintégration de Fred VanVleet dans l’effectif est une délivrance pour toute l’équipe ! Houston a clairement manqué d’un chef d’orchestre au poste 1 la saison dernière pour organiser davantage le jeu et mieux gérer certaines fins de match. Tout en répartissant mieux les responsabilités offensives…
Avec lui, le cinq majeur de Houston retrouve un meilleur équilibre et son impact global peut également lui permettre de franchir un nouveau pas vers l’avant afin d’espérer titiller le tandem Oklahoma City – San Antonio. Son retour, combiné à l’arrivée de Marcus Smart, va également enlever un poids énorme des épaules des autres arrières, notamment Amen Thompson, qui n’aura plus à assurer aussi régulièrement la montée du ballon et pourra davantage exploiter ses qualités de finition.
Davantage scoreur au début de sa carrière, Fred VanVleet a su évoluer ensuite vers un rôle de meneur de jeu plus organisateur, qu’il va devoir à nouveau endosser cette saison. Sa capacité à jouer le pick-and-roll avec Sengun et à servir Durant dans ses positions préférentielles pourrait notamment changer le visage de l’attaque texane.
Le front-office n’a presque pas modifié l’effectif, car ce sont finalement Fred VanVleet et Steven Adams qui seront les principales « recrues » de l’intersaison. C’est en tout cas sur eux qu’on va compter pour élever le niveau. Un peu plus d’un an après sa rupture d’un ligament croisé du genou, « FVV » a retrouvé les terrains à Macao la semaine dernière pour le premier match de présaison, comme il l’avait espéré. Avec le sourire, il a fait bonne impression en cumulant 17 points et 7 passes décisives dans la victoire 135-117 face à Dallas.
Plutôt rassurant après plus d’un an d’inactivité au plus haut niveau, en plus de constituer une bonne base de travail pour la suite. Le joueur se sait très attendu et on peut compter sur son esprit de compétition pour faire le maximum dans l’optique de retrouver son meilleur niveau au plus vite.
D’autant qu’il entre dans sa dernière année de contrat après avoir activé sa « player option » en juin dernier, à 25 millions de dollars la saison. Les cartes sont donc plus que jamais entre ses mains.
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Moyenne d’âge : 27,5 ans
Masse salariale : 200 millions de dollars (13e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Principal point d’interrogation du début de saison, Fred VanVleet montre dès ses premières sorties en saison régulière qu’il est prêt à en découdre. Il est bien le chaînon qui manquait à l’attelage des Rockets. Ces derniers disposent maintenant d’un véritable meneur organisateur pour équilibrer les forces en présence, et la présence de Marcus Smart pour le seconder fait également le plus grand bien.
Fred VanVleet parvient à alterner entre ses qualités offensives et sa capacité à faire briller les autres. Le reste suit sur la lancée de l’exercice précédent, avec un KD dans le bon tempo, un Alperen Sengun qui impressionne de plus en plus dans le style « Baby Jokic » et des « role players » qui font le boulot à la perfection. Libérés d’une partie de leurs responsabilités à la création, Amen Thompson et Reed Sheppard franchissent un nouveau cap, tandis que Bogdan Bogdanovic apporte une précieuse menace extérieure.
Comme l’effectif a peu changé, et que le même coach est toujours en place, Houston arrive à faire le plein de victoires et à se placer dans le bon wagon de tête à l’Ouest. La stabilité et la cohésion ne sont pas de vains mots. Les fins de match basculent plus souvent du bon côté et l’effet se ressent au classement.
La dynamique reste globalement positive jusqu’au début des playoffs, que les Rockets abordent avec l’avantage du terrain au premier tour et le sentiment de pouvoir battre toutes les équipes qui se présenteront sur leur route.
LE PIRE SCÉNARIO
Le retour en demi-teinte de Fred VanVleet complique davantage la tâche du reste de l’équipe qu’autre chose. Il handicape même un noyau dur qui avait appris à jouer ensemble la saison passée et qui doit se réadapter dans l’organisation de son jeu offensif. Le meneur a du mal à prendre ses marques dans ce nouveau dispositif et peine à retrouver son meilleur niveau sur le plan physique.
En conséquence, le collectif a du mal à se mettre en place. Alperen Sengun peine par exemple à trouver son rôle et son efficacité. Il touche moins de ballons et perd de son influence en attaque, tandis que les automatismes avec Kevin Durant tardent à se développer. Le poids des ans commence aussi à se faire sentir pour les deux anciens du Thunder, Kevin Durant et Steven Adams, qui ne sont malheureusement pas épargnés par les blessures.
À trop stagner, le groupe finit par s’agacer et se prend les pieds dans le tapis en chutant au classement, Kevin Durant semblant de plus en plus isolé de ses jeunes coéquipiers. Alors que les résultats ne suivent pas, la tentation est grande de faire quelques gros mouvements avant la « trade deadline ».
La direction donne toutefois une chance à l’effectif jusqu’à la fin de la saison, mais Houston doit se battre pour arracher sa place en playoffs, sans parvenir à se mettre à l’abri d’une désillusion au premier tour.
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – Jazz | 11 – Clippers |
| 10 – Mavericks | 9 – Warriors | 8 – Trail Blazers | 7 – Suns | 6 – Lakers |
| 5 – Rockets | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – Hornets | 11 – Wizards |
| 10 – Magic | 9 – Hawks | 8 – Pacers | 7 – Heat | 6 – Pistons |
| 5 – Raptors | 4 – Celtics | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
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