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Power Rankings | Memphis en sprint au cœur du marathon

NBA – On est désormais (quasiment) à la moitié de la saison 2021/22 et c’est donc l’heure de faire un bilan des forces en présence. Avec une énorme densité, et quelques remontées.

Après un premier bilan au quart de la saison, c’est l’heure de faire un point sur les équipes, le classique « Power Rankings », à la moitié de la campagne. Un exercice compliqué car la vague Omicron a perturbé l’équilibre de quasiment toutes les équipes, faussant pas mal de résultats et brisant quelques dynamiques.

Memphis et les autres équipes en forme

La principale leçon de ce deuxième quart de la saison, c’est que Ja Morant et ses Grizzlies ont bel et bien décollé. C’est d’abord sans son meneur que Memphis (29-14) a trouvé ses marques, enchaînant les victoires en mettant vraiment en place sa défense, avant que la fusée Morant ne les porte encore plus haut. Depuis début décembre, la troupe du Tennessee est la meilleure équipe de NBA, avec 18 victoires en 22 sorties, la troisième attaque, la meilleure défense, un « Net Rating » de +12.6 et des victoires contre les Nets, les Warriors (x2), les Suns ou le Heat.

La trajectoire du club, à comparer avec celle du premier quart de la saison, est ainsi bluffante.

Malgré les blessures, Cleveland (24-18) est sans doute l’autre très bonne surprise du deuxième quart. Le début de saison des Cavaliers était déjà bon et malgré les quarantaines ainsi que les coups durs (Collin Sexton, Ricky Rubio…), le « very tall ball » porte ses fruits, avec une défense toujours aussi délicate à manœuvrer, un Darius Garland qui grandit à vue d’œil et un collectif qui semble globalement sur la même longueur d’onde.

Toronto (20-18) a également bien redressé la barre. Nick Nurse a retrouvé sa rotation complète, ainsi qu’un duo Fred VanVleet – Pascal Siakam en forme, et ça change forcément beaucoup de choses. L’équipe reste limitée mais son armée d’ailiers polyvalents peut poser des problèmes à tout le monde.

On peut évidemment rajouter Chicago (27-12) qui a pris le contrôle de l’Est malgré les turbulences liées aux très, très nombreuses quarantaines et aux blessures. Les Bulls ont peut-être profité d’un calendrier clément et de quelques miracles signés DeMar DeRozan, mais la (nouvelle) force mentale du groupe de Billy Donovan est à souligner, ainsi que l’influence grandissante de Nikola Vucevic dans le jeu, afin d’équilibrer le tout.

Globalement, on peut également rajouter Miami (26-15) et Philadelphie (23-17), qui ont surtout tenu le choc malgré les absences, grâce à un collectif dense ou bien un Joel Embiid dominant.

Des soubresauts chez les cadors

Phoenix (31-9) et Golden State (30-10) sont toujours en tête de la ligue mais les deux clubs, si brillants lors du premier quart, ont affiché quelques failles récemment.

Les Suns toussent ainsi parfois offensivement, mais restent quand même extrêmement solides, notamment grâce à leur gestion des fins de match. Chris Paul et sa troupe ont ainsi gagné 14 de leurs 17 matchs qui se sont joués avec cinq points ou moins dans les cinq dernières minutes cette saison. C’est le meilleur ratio de la ligue.

Les Warriors sont eux clairement à la recherche d’un second souffle. Particulièrement ciblé, visiblement fatigué et conséquemment frustré, Stephen Curry marque le coup et Steve Kerr va devoir trouver des solutions pour relancer son attaque, qui est passée de la 3e place à la 26e place entre le premier et le deuxième quart de la saison. Heureusement, la défense tient toujours le choc mais Golden State compte sur le retour de Klay Thompson pour libérer un peu son « Splash Brother », et ramener de l’efficacité sur le plan offensif.

Utah (28-14) aurait dû être parmi les équipes en forme. C’était même l’équipe avec le meilleur bilan de la deuxième partie de saison… jusqu’à l’isolement de Rudy Gobert. Forcément, sans son totem défensif, l’équilibre est beaucoup compliqué à retrouver mais l’effondrement défensif est gênant, avec quatre défaites consécutives qui illustrent à quel point cette armée de shooteurs se repose sur le pivot français sur le plan défensif.

Pour Brooklyn (26-14) et Milwaukee (26-17), ce sont des constats différents, avec des Nets qui inquiètent toujours dans la dureté et l’impact sous le cercle, et qui viennent tout juste de décrocher leur premier succès face à un « cador » de la saison, son « Big Three » ne pouvant mécaniquement pas construire d’automatismes avec un Kyrie Irving limité aux seuls matchs à l’extérieur. Les champions en titre de Giannis Antetokounmpo sont eux sur courant alternatif et n’arrivent globalement pas à lancer leur saison.

De grosses déceptions

La première équipe qui vient à l’esprit est évidemment Atlanta (17-23). C’était l’année de la confirmation pour les finalistes de conférence et c’est peu dire que Trae Young et sa bande déçoivent.

Certes, ils ont été perturbés par les quarantaines et les blessures, mais les problèmes défensifs sont simplement trop nombreux, avec un Clint Capela qui a perdu de son impact et qui ne peut de toute façon pas tout rattraper. La nomination de Nate McMillan avait secoué le groupe l’an passé mais, cette saison, le technicien n’arrive pas à trouver des solutions pour un groupe qui, à l’image de John Collins, est en manque de repères. D’autant que les Hawks sont beaucoup trop prévisibles, et que ça les plombe dans les quatrièmes quart-temps.

Portland (16-24) semble de son côté clairement à la fin d’un cycle, que les blessures de Damian Lillard et CJ McCollum n’arrangent pas. Ce semble être un peu la même chose à Indiana (15-27) que l’arrivée de Rick Carlisle n’a pas relancé. Difficile de penser que les Blazers et les Pacers resteront intacts à la « trade deadline »…

On peut aussi mettre les « historiques » : LA Lakers (21-21), Boston (21-21) et New York (21-21), étonnamment tous au même bilan. Pour LeBron James et sa troupe, c’est l’équilibre même de l’équipe qui est problématique, sans Anthony Davis, avec une défense toujours gênante et une attaque qui repose sur les exploits de LeBron James et l’éruption de quelques « role players », alors que Russell Westbrook semble de son côté perdu.

Comme l’expliquait assez justement Bob Cousy récemment, les Celtics semblent eux manquer d’un chef d’orchestre tandis que les Knicks, même s’il y a quelques étincelles ces derniers temps, ont eux besoin de retrouver la fougue du Julius Randle de la saison passée s’ils veulent remonter au classement dans la deuxième partie de saison.

Le ventre mou

Beaucoup d’équipes dans cet entre-deux puisque cette drôle de saison ne semble autoriser quasiment aucun rythme. Charlotte (23-19) est capable de belles choses, mais la troupe de LaMelo Ball reste friable défensivement. Washington (22-20) reste au-dessus de la ligne de flottaison avec un étonnant sang-froid dans les fins de match, mais paraît tout de même trop limité pour espérer réellement plus qu’un accessit lors des prochains playoffs.

À l’Ouest, Dallas (22-19) semble avoir trouvé une certaine stabilité défensive, qui lui a permis de se replacer au classement, mais il faudra une sacrée montée en puissance du duo Luka Doncic – Kristaps Porzingis sur la fin de saison pour viser plus haut. Pour Denver (20-19) et les LA Clippers (21-21), la problématique est liée aux nombreuses absences. Sans Jamal Murray et Michael Porter Jr, Nikola Jokic est beaucoup trop esseulé chez les Nuggets, alors qu’il est difficile pour Los Angeles d’espérer briller sans Kawhi Leonard et Paul George.

Minnesota (20-21) semble de son côté la personnification de ce ventre mou, avec des alternances entre séries de victoires et séries de défaites, et des statistiques globales qui classent l’équipe autour de la 15e place dans à peu près tous les domaines. Mais ça reste un progrès pour le club par rapport aux dernières saisons.

Les bonnets d’âne

Il reste donc sept cancres, même si leurs bilans sont assez différents. New Orleans (15-26) remonte ainsi la pente après un début de saison calamiteux, et alors que le retour de Zion Williamson est de plus en plus hypothétique cette saison. Pour Sacramento (17-27) et San Antonio (15-26), c’est la frustration qui domine au moment d’évoquer le bilan des deux clubs à mi-parcours.

Les Kings sont eux trop inconstants, avec un De’Aaron Fox qui semble moins tranchant, quand les Spurs manquent de « star power » mais ne déméritent pas dans des conditions compliquées. Pour Oklahoma City (13-27), Houston (12-31), Detroit (9-31) et Orlando (7-35), l’opération tanking reconstruction continue et la seule perspective intéressante est la progression des jeunes joueurs. Pour les résultats, il faudra encore attendre.


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