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Pour LeBron James, Erik Spoelstra n’est pas suffisamment respecté

La vedette des Lakers estime que les trophées remportés par le coach, du temps où lui-même évoluait à Miami avec Dwyane Wade et Chris Bosh, n’ont pas été appréciés à leur juste valeur.

C’est l’heure des retrouvailles pour LeBron James avec le Heat. Finaliste pour la première fois de sa carrière avec une écurie de l’Ouest, le « King » va jouer le titre face à l’une de ses anciennes équipes. En l’occurrence la formation avec laquelle il a réalisé le doublé, en 2012 puis 2013, au cœur d’une séquence de quatre finales NBA consécutives.

De son passage floridien, il ne reste plus beaucoup de têtes connues. Si ce n’est, évidemment, les deux principaux bâtisseurs du succès récent du Heat : Pat Riley et Erik Spoelstra.

Que du respect pour Pat Riley et Erik Spoelstra

En 2014, Pat Riley avait assez mal vécu le retour de LeBron James à Cleveland, assurant ne plus vouloir de « sourires de façade avec des intentions cachées ». Mais le King ne veut pas remettre de pièce dans la machine.

« Quand j’entends parler de Pat Riley, je pense à l’un des plus grands esprits que ce jeu a probablement jamais eu. Il a gagné à tous les niveaux. J’ai vu récemment la statistique selon laquelle il a joué le titre dans quatre décennies différentes. Cette ligue ne serait pas la même sans lui. C’est quelqu’un de formidable, un grand motivateur, quelqu’un qui sait ce qu’il faut pour gagner, et il l’a montré au cours de ces 40 ans. »

On peut même rajouter une cinquième décennie puisque Pat Riley a d’abord remporté le titre avec les Lakers en 1972, en tant que joueur. Devenu coach, il a ensuite conduit les Californiens au trophée suprême à quatre reprises (1982, 1985, 1987 et 1988) dans la décennie suivante. À cela s’ajoute sa finale perdue en 1994 avec les Knicks.

Puis il a pris la direction de Miami pour remporter le titre en 2006, avant les deux derniers succès évoqués plus haut, cette fois en tant que dirigeant. Un CV extraordinaire à côté duquel Erik Spoelstra a de moins en moins à rougir. C’est bien lui, et non Pat Riley, qui était sur le banc du Heat lorsque James, Dwyane Wade et Chris Bosh ont joué le titre durant quatre saisons de suite.

Une première finale sans « Big Three »

À seulement 49 ans, le coach s’offre ainsi sa cinquième finale NBA, sans « Big Three » cette fois. La preuve de sa grandeur qui, selon LeBron James, n’est suffisamment reconnue. « Coaches et joueurs savent à quel point il est formidable. Mais il y a une petite musique le concernant qui n’est pas bonne, une idée avec laquelle il ne reçoit pas beaucoup de respect, alors qu’il le devrait. Si vous suivez le Heat de Miami, peu importe qui est sur le parquet, ils vont jouer avec la culture du Heat. Ils vont jouer dur, ensemble. Ça a toujours été ainsi avec lui. »

L’ailier (qui avait pourtant demandé à Pat Riley s’il ne se sentait pas de revenir sur le banc lors des débuts compliqués des « Three Amigos ») estime que le discours médiatique y est pour quelque chose.

« Vous ne lui avez jamais donné ce respect parce qu’il avait D-Wade ou Bosh ou moi-même. Mais beaucoup de coaches ont, ou ont eu, du talent à gérer. Il n’est pas le seul. À chaque fois qu’on parlait de Spo et qu’on disait à quel point il nous avait bien préparés, et que c’était génial de jouer pour lui, vous disiez toujours : ‘N’importe quel entraîneur peut le faire (avec le « Big Three).’ Non, chaque entraîneur ne peut pas le faire. Si c’était le cas,  alors il y aurait beaucoup plus de champions dans cette ligue. »

Quatrième du vote pour le coach de l’année, un trophée qu’il n’a jamais remporté, Erik Spoelstra a donc une occasion en or d’asseoir sa réputation pour de bon. « Spo aime ça. Le manque de respect que vous (journalistes) ou le monde du basket lui portez, il s’en nourrit », assure son ancien joueur.

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