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Cinq questions pour le quart de finale entre la France et les Etats-Unis

La défaite face à l’Australie a envoyé l’équipe de France dans la gueule de Team USA. Les « maîtres du monde » sont bien sûr favoris, malgré leur effectif affaibli, mais les Bleus peuvent croire en leurs chances. Il faut d’ailleurs qu’ils aient conscience que c’est possible s’ils veulent réussir.

S’ils sont invaincus dans ce tournoi, les doubles champions en titre américains apparaissent tout de même vulnérables. Malmenés face à la Turquie en poule, les joueurs de Gregg Popovich n’ont ainsi écrasé que le Japon avant ce quart de finale. Moins talentueuse que les années précédentes suite à l’avalanche de forfaits qui a touché l’équipe, Team USA reste tout de même favorite, sa dimension physique et sa densité représentant toujours un défi.

Mais c’est un match couperet, et les Bleus ne sont jamais aussi dangereux que lorsqu’ils sont outsiders et qu’on leur promet l’impossible. Alors, malgré le voyage de 1 230 kilomètres pour passer de Nankin à Dongguan et l’entraînement d’hier annulé (alors que les Etats-Unis n’ont eu qu’à faire 80 kilomètres), tout est jouable…

Les Bleus ont-ils déjà battu les Etats-Unis ?

La réponse est oui… en amical. En 18 confrontations face aux Américains, la France l’a ainsi emporté par trois fois (98-86 en 1979, 105-85 en 1983 et 98-83 en 1986). Par contre, lors d’une compétition internationale, les Etats-Unis se sont toujours imposés. Que ce soit lors des Jeux olympiques 1948, 1984, 2000 (deux fois), 2012 et 2016.

Ou bien aux championnats du monde, en 1950, 1954 et 1963.

Les Bleus peuvent-ils s’inspirer du quart de finale contre l’Espagne en 2014 ?

C’est le souvenir le plus marquant de Vincent Collet en tant que sélectionneur de l’équipe de France. Plus encore que le titre européen de 2013, l’entraîneur savoure toujours ce succès face à l’Espagne, en 2014, à Madrid.

La Roja avait pourtant tout fait pour faire de cette compétition l’apothéose de sa génération dorée à domicile. Avec un système alambiqué qui rendait tout croisement avec les Etats-Unis impossible avant la finale, un effectif au complet (les frères Gasol, Serge Ibaka, Juan Carlos Navarro, Rudy Fernandez, Sergio Rodriguez, Jose Calderon, Ricky Rubio, Sergio Llull…), le soutien du public et après une victoire maîtrisée en poules, le quart de finale entre l’Espagne et la France semble inaccessible pour les Bleus, surtout sans Tony Parker ou encore Nando De Colo.

Mais la troupe de Vincent Collet va museler son adversaire (65-52) derrière Rudy Gobert en défense, et Thomas Heurtel en attaque. « 2014, c’est la grande Espagne, avec Pau Gasol, chez elle, qui marque 94 points de moyenne avant de buter contre nous en quarts. Mon meilleur souvenir », confiait récemment le sélectionneur à L’Equipe. « On avait une équipe jeune, plus malléable, il y avait une écoute. Des quatre médailles, c’est la plus improbable. Il n’y avait ni Tony Parker, ni Nando De Colo. Notre réussite ne dépendait pas de leur talent. Il n’y a pas de victoire sans grands joueurs, et Thomas Heurtel avait mis des gros paniers. Mais ce succès, suite auquel le staff avait été bien plus mis en valeur que lors du titre européen – alors qu’il avait aussi été impliqué dans la médaille d’or -, est quelque chose qu’on avait construit, grâce à une vraie discipline. Ce qu’on espère retrouver en Chine ».

Face à Team USA, il faudra retrouver cette magie collective pendant 40 minutes pour croire à l’exploit, en imposant d’abord une grosse défense pour couper le rythme américain, comme ils l’avaient fait face aux Espagnols.

Les Bleus peuvent-ils casser le rythme du match ?

C’est sans doute la clé majeure face à cette équipe américaine. Comme d’habitude, Team USA mise en effet sur sa dimension physique et sa capacité à relancer pour épuiser ses adversaires et faire la différence.

En contrôlant le rebond, on les prive de deuxièmes chances alors qu’en récupérant des rebonds offensifs, on les oblige à défendre plusieurs fois sur demi-terrain, tout en cassant le rythme. C’est aussi valable pour les pertes de balle, que les Bleus devront éviter, là encore pour faire baisser le rythme et jouer au maximum sur demi-terrain.

Comme en 2014, la France doit absolument imposer une guerre de positions et refuser de s’engager dans une guerre de mouvements. Cela passera par une dimension physique supérieure à ce qu’elle a pu faire face à l’Australie lors du match précédent, où la première mi-temps fut par exemple insuffisante de ce point de vue. Cela passer aussi par une meilleure rigueur défensive, notamment pour Rudy Gobert qui ne peut pas être suragressif, au point de se faire prendre par les feintes. Ce fut le cas face aux Boomers en fin de match, et ça a coûté très cher à son équipe.

Ça peut aussi passer par une défense de zone, qui perturbe pas mal l’équipe américaine, même si les Bleus l’ont très peu utilisée durant cette campagne, et que ça ne semble pas être une force pour ce collectif.

Les Bleus pourront-ils résister au « small ball » américain ?

Si Myles Turner est le pivot titulaire de Gregg Popovich, le coach américain n’utilise quasiment pas Brook Lopez et Mason Plumlee. À la place, le sélectionneur mise sur de l’ultra « small ball », et on l’a notamment vu associer Jaylen Brown et Harrison Barnes sous le cercle face à la Grèce ou face au Brésil.

Le premier ne fait pourtant que 2m01, et le second 2m03, mais ils sont suffisamment costauds pour résister aux intérieurs adverses, tout en posant de gros problèmes de l’autre côté du terrain, par leur mobilité.

Comme Rudy Gobert n’est pas vraiment une menace poste bas, le risque est que la configuration « small ball » testée par l’équipe américaine depuis quelques matchs ne soit un réel problème pour les Bleus. Aron Baynes a ainsi puni la France avec son shoot extérieur, et le duo Brown – Barnes pourrait encore faire très mal pour ce quart de finale. Il faudra donc que le pivot d’Utah ne se fasse pas déborder, tout en punissant cette configuration en attaque. Pas forcément en attaquant les matchups pour profiter immédiatement de l’avantage de taille, mais surtout en étant patient pour pouvoir bien servir le géant tricolore dans de bonnes conditions près du cercle.

Les Bleus peuvent-ils gagner sans un duo Evan Fournier – Nando De Colo en grande forme ?

Clairement, la réponse est non. Les deux moteurs offensifs des Bleus devront encore porter les Bleus, avec efficacité et si possible en limitant les problèmes en défense. Alors qu’ils se marchaient sur les pieds lors des dernières compétitions, ils ont appris à jouer ensemble, ou à tour de rôle, et c’est l’attaque tricolore qui en profite.

Tous les deux capables de se créer un bon tir sur chaque possession, ils auront donc un rôle important à jouer. Ils devront également éviter les fautes, car si Vincent Collet doit les laisser trop longtemps sur le banc, la France aura du mal à tenir le rythme adverse. C’est d’ailleurs particulièrement vrai pour le joueur du Magic, qu’on a souvent vu gêné par les fautes lors de cette compétition, lorsqu’il cherche à compenser un premier retard défensif.

Mais la France aura besoin de facteurs X si elle veut s’offrir un exploit et rejoindre l’Argentine en demi-finale. Les paniers extérieurs de Nicolas Batum, Frank Ntilikina, Andrew Albicy ou Amath M’Baye seront précieux. Meilleure équipe du tournoi au niveau de l’adresse à 3-points (47.4% de réussite), la troupe de Vincent Collet est pourtant l’une de celles qui en tentent le moins. À titre de comparaison, ils ont réussi 46 tirs de loin sur 97 tentatives en cinq matchs pour l’instant, alors que les Etats-Unis ont eux réussi 53 tirs extérieurs… mais en shootant 162 fois de loin !

HORAIRE : 13h00
DIFFUSION : CANAL+ SPORT
FRANCE ETATS-UNIS
5e attaque (89.4 points par match) 7e attaque (87.4 points par match)
10e défense (73.8 points par match) 1ère défense (66.0 points par match)
4 victoires – 1 défaite 5 victoires – 0 défaite
Allemagne : 78-74 République tchèque : 88-67
Jordanie : 103-64 Turquie : 93-92 (a.p)
République dominicaine : 90-56 Japon : 98-45
Lituanie : 78-75 Grèce : 69-53
Australie : 98-100 Brésil : 89-73

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