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Comment les Spurs ont inspiré l’attaque des All-Blacks…

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J’apprécie toujours quand un entraîneur de basket ou un préparateur physique s’inspirent de ce qui se fait dans les autres sports. Entraînements, systèmes, principes de jeu, mais aussi discours d’avant-match… Je trouve aussi ça très instructif lorsqu’un consultant apporte son regard technique sur un autre sport que le sien, ou lorsque deux entraîneurs de sports différents (basket, football, rugby…) conversent. Ils partagent leurs expériences sur et en dehors du terrain, et je me souviens récemment des échanges entre Brad Stevens et Bill Belichick des Patriots ou en France d’une interview croisée entre les deux entraîneurs de Strasbourg, Thierry Laurey et Vincent Collet.

Si je vous parle de ça, c’est parce que cette semaine, j’ai découvert que Gregg Popovich était à l’origine de certains principes de l’attaque des All-Blacks. Je ne parle pas des Tall-Blacks, mais bien des doubles champions du monde de rugby. Pour redevenir la meilleure nation du ballon ovale, la Nouvelle-Zélande s’est comme toujours appuyée sur la technique et puissance de ses joueurs, mais aussi sur la contre-attaque, et c’est là que le jeu des Spurs apparaît.

En 2001, le coach des All-Blacks était un ancien basketteur

Au départ, il y a John Mitchell, coach des All-Blacks au début des années 2000. Il ne survivra pas à l’échec lors de la Coupe du monde 2003, mais en bon basketteur qu’il était, il a essayé d’appliquer certains principes, et plus précisément sur le jeu de transition.

Selon The Guardian, qui publie un article sur l’attaque de l’Australie, « Mitchell a fait prendre conscience de l’importance des phases de transition, lorsque le ballon change de main, d’une équipe à l’autre ». Selon nos confrères, c’est tout simplement la base du jeu actuel des All-Blacks. Lorsque le ballon est récupéré sur une phase de jeu, les Néo-zélandais sont redoutables, et de nombreux essais sont inscrits en partant de leur camp sur des contre-attaques. Le site Rugbypass donne un chiffre : 45% de leurs essais sont inscrits sur des possessions adverses ! Il faut frapper et se projeter vers l’avant lorsque l’adversaire n’est pas prêt, ni organisé.

Sean Marks, le chaînon entre les Spurs et les All-Blacks

Vous allez me dire, quel est le rapport avec les Spurs ? En fait, il y a un chaînon entre les Néo-zélandais et les Spurs, et il s’agit de Sean Marks, l’actuel GM des Nets. Après avoir joué à San Antonio au milieu des années 2000, il en était devenu assistant pendant une saison (le titre en 2014), et il s’était entretenu avec Wayne Smith, adjoint dans le staff néo-zélandais. Ils ont discuté tactique, et Marks lui aurait soufflé les grands principes de l’attaque en mouvement des Spurs.

On parlait de « poésie en mouvement » sur certaines actions, et la fluidité du jeu de San Antonio est évidemment applicable dans d’autres sports puisqu’elle repose sur le mouvement des joueurs, la coordination, et les passes. Le but : déstabiliser la défense pour trouver le meilleur shoot possible. Le tout avec une part d’improvisation liée à l’intelligence de jeu des joueurs ou leur talent individuel. A San Antonio, il n’y a pas forcément de système figé, et ce sont des grands principes qui dictent l’attaque. C’est dans ses phases que le basket rejoint d’autres sports collectifs avec davantage de joueurs comme le football et le rugby.

Du mouvement, encore du mouvement et toujours du mouvement

Pour l’appliquer au rugby, Smith a retenu plusieurs principes : un joueur ne doit pas rester statique plus de deux secondes ; le ballon doit bouger toutes les demi-secondes. Le tout combiné à une règle du jeu des All-Blacks : se donner à fond pendant les dix premières secondes de l’attaque. Quand vous combinez vitesse, intensité, mouvement et passe, ça donne des contre-attaques éclairs où la balle passe de main en main, avec des courses croisées qui déstabilisent, des renversements du jeu et finalement des défenses qui craquent.

Ultime principe essentiel : impliquer tous les joueurs, ou presque. Les All-Blacks demandent ainsi à ce que tous les joueurs soient en mouvement et accompagnent le développement de l’attaque. C’est en impliquant aussi les avants et toutes les lignes que les joueurs trouvent du plaisir, et c’est ce qui fait la force depuis des années de la Nouvelle-Zélande, mais aussi de San Antonio. C’est ce qui les rend si séduisants à regarder mais aussi attractifs pour les free agents.

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