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Trente franchises, trente questions : un nouveau rôle pour LeBron James ?

Jusqu’à la reprise des entraînements, Basket USA vous propose d’étudier la free agency des 30 franchises NBA à travers une interrogation majeure. Brooklyn peut-il attirer des stars ? Comment les Wizards utiliseront Dwight Howard ? Dennis Schröder peut-il jouer aux côtés de Russell Westbrook ? Etc.

Aujourd’hui, place aux Lakers, qui ont signé le coup de l’intersaison avec l’arrivée de LeBron James. Si pour Jerry West et pour d’autres, l’arrivée du King à Los Angeles est peut-être avant tout guidée par des aspects extérieurs au terrain, le quadruple MVP n’est pas du genre à se mettre en pré-retraite et à encaisser les saisons sans enjeu.

Mais à 33 ans, et alors qu’il va entamer sa 16e saison NBA, son rôle pourrait bien évoluer en Californie…

Etat des lieux

Entre 1948 et 2013, soit 64 saisons, les Lakers n’avaient raté que cinq fois les playoffs. Or ils viennent de les rater cinq années de suite. Pour une franchise historique comme Los Angeles, habituée aux paillettes et aux superstars, les dernières années ont donc été compliquées, entre tournée d’adieux de Kobe Bryant et guerre familiale au coeur du club.

Car 2013, c’est aussi l’année du décès de Jerry Buss, le patriarche de la famille qui gère les Lakers depuis 1979.

Pendant quelque temps, ses enfants ont tenté de gérer la franchise en commun, sa fille Jeanie s’occupant de la partie commerciale et son fils Jim de la partie sportive. En 2014, ce dernier avait d’ailleurs promis de démissionner si la franchise ne retrouvait pas les sommets dans les « trois ou quatre ans ». Mais le rebond a été plus long que prévu et Jeanie Buss a pris le taureau par les cornes en éjectant son frère pour filer la gestion sportive à Magic Johnson et l’ancien agent de Kobe Bryant, Rob Pelinka.

Pour ce dernier, les Lakers pensaient que leur passé suffirait à convaincre des stars de les rejoindre, et il fallait réveiller la belle endormie. « On a restauré le caractère des Lakers, là où on était devenu statique », expliquait-il en mai. « Les free agents ne regardaient plus les Lakers comme une destination potentielle. Pour utiliser une métaphore, c’était comme Blackberry contre Apple. La première marque n’innovait plus, alors que la seconde oui. On essaie de ramener de l’innovation et de l’énergie et les retours des gens de la ligue sont positifs, ils le ressentent. On a les fondations pour accueillir de plus grands noms. »

LeBron James va-t-il moins s’occuper du ballon ?

La première conséquence de l’arrivée de Magic Johnson, c’est donc celle de LeBron James, à qui on le compare souvent. Un gros coup qui a été suivi de doutes par rapport au recrutement effectué dans la foulée.

Avec Lonzo Ball, Rajon Rondo ou encore Lance Stephenson, Los Angeles n’a pas entouré le King de shooteurs/défenseurs, le profil le plus précieux à côté de l’ailier, mais de joueurs capables eux aussi de créer, pas forcément adroits de loin. Magic Johnson a justifié ce choix en expliquant avoir privilégié « la dureté à l’adresse » mais il y a peut-être d’autres explications.

Il y a d’abord le fait que l’équipe a souhaité garder de la marge salariale pour l’été 2019 (Kawhi Leonard…) et qu’il n’était pas question d’offrir des contrats de plus d’une saison, hormis à LeBron James. Dans ces conditions, les Lakers n’avaient pas non plus l’embarras du choix sur le marché. Il y a aussi le fait que LeBron James a visiblement confié à Magic Johnson son souhait de ne plus avoir à créer autant qu’à Cleveland. Après le départ de Kyrie Irving, le triple champion NBA s’est ainsi retrouvé en charge de quasiment toute la création, une responsabilité qui l’a épuisé, alors que les saisons s’accumulent.

La saison passée, LeBron James était ainsi le joueur qui disputait le plus de minutes par rencontre en NBA (37 par match) et l’un de ceux qui avait le plus le ballon en main. Si le King veut prolonger sa carrière au maximum, réduire ses minutes et sa part dans la création et dans l’attaque des défenses (et donc le nombre de coups encaissés) est sans doute crucial.

Est-ce que les Lakers ont assez de temps ?

Bien sûr, on n’imagine pas LeBron James devenir un « 3&D » à la Trevor Ariza, même s’il a les qualités pour briller également dans ce rôle. Tout l’enjeu pour les Lakers sera sans doute de trouver un équilibre pour profiter de la vision du jeu du King sans l’épuiser, tout en permettant également à Lonzo Ball ou Brandon Ingram de lancer des actions.

L’idée est intéressante mais pour l’ancien GM des Cavaliers, David Griffin, elle sera compliquée à mettre en place.

« Notre première année ensemble, lorsque LeBron est revenu avec Kevin Love et Kyrie, nous avons démarré avec 19 victoires et 20 défaites », expliquait-il récemment. « Quand vous avez ce type de bouleversement en début de saison, à l’Est, vous n’avez pas forcément beaucoup de pression, sur le fait de faire les playoffs. Evidemment, avec l’effectif que nous avions alors, nous étions certains que si nous allions en playoffs, nous allions faire des ravages. À l’Ouest, vous n’avez pas ce luxe. Vous ne pouvez pas vous permettre de régler les choses sur le tas et démarrer avec 19 victoires pour 20 défaites parce que vos pièces ne s’assemblent pas. »

Lors de son retour à Cleveland, LeBron James avait d’ailleurs également souhaité partager la création avec Kyrie Irving. Sauf qu’avec le début compliqué du club, il a vite repris les choses en main et le contrôle du ballon.

Un « Death Lineup » avec LeBron James comme pivot ?

Outre le problème des shooteurs de l’effectif, il y a aussi la question du pivot. Les Lakers ont ainsi recruté JaVale McGee, très intéressant avec les Warriors ces dernières saisons, mais sur de courtes séquences. L’ancien Wizard peut-il être titulaire avec un gros temps de jeu ? On attend de voir, alors que derrière, il y a le rookie Moritz Wagner et Ivica Zubac, plombé par ses difficultés défensives et que Luke Walton a très peu utilisé lors de la dernière saison.

Dans l’encadrement des Lakers, on pense donc à sa propre version du « Death Lineup », avec LeBron James comme pivot…

Le King serait accompagné, dans cette configuration, de Lonzo Ball, Josh Hart, Brandon Ingram et Kyle Kuzma. Le quadruple MVP n’est pas totalement étranger au poste, Erik Spoelstra l’ayant par séquences utilisé ainsi, notamment lors de la saison 2012-2013. Cette année, il n’a pourtant disputé que 54 possessions en tant que pivot chez les Cavaliers, pour une efficacité pourtant remarquable (146.3 points marqués sur 100 possessions, 103.8 encaissés, soit un différentiel de +42.5).

Reste qu’il faut bien des joueurs pour protéger le cercle et prendre des rebonds, et que si LeBron James peut se glisser dans la peau de Draymond Green sur quelques possessions, on n’imagine pas les Lakers abuser de l’expérience. Là encore, ce sera une question d’équilibre et, là encore, il ne faudra pas que ça entraîne trop de problèmes à l’allumage.

Basket USA

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