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DeMar DeRozan explique pourquoi il en veut à Masai Ujiri

Il y a deux ans, Kawhi Leonard recevait les clés de San Antonio des mains de Tim Duncan pendant que DeMar DeRozan signait un gros contrat sur cinq ans à Toronto : rien ne laissait présager que les chemins des deux hommes se croiseraient à l’été 2018. Ainsi va la vie en NBA.

Après un énorme imbroglio autour d’une blessure, le premier a finalement demandé son transfert et c’est le second qui en a fait les frais : Masai Ujiri a sauté sur l’occasion pour attirer le Spur et envoyer son franchise player dans le Texas, sans ménagement. S’il s’est excusé auprès de DeMar DeRozan pour la façon dont les évènements se sont enchaînés, le General Manager des Raptors a confiance en sa stratégie : « Je leur ai donné une chance », dit-il pour décrire son travail à Toronto.

« C’est frustrant d’entendre « leur », comme si c’était uniquement de notre faute à (Dwane) Casey et moi ? Parce qu’on est les deux seuls à avoir payé cette série perdue contre Cleveland. Pourtant on a perdu contre une seule équipe en postseason, une équipe qui va en finale tous les ans. »

Car c’est ce sweep contre Cleveland en playoffs, alors que Toronto avait fini la saison en tête à l’Est, qui a poussé Masai Ujiri à provoquer ces deux électrochocs en « virant » son entraîneur et son meilleur joueur. Et ce, alors que leur bête noire, LeBron James, avait pris la direction de Los Angeles et la conférence Ouest…

« On se disait avec mes coéquipiers que le seul gars qui était sur notre chemin était parti. Qu’on avait maintenant une belle opportunité de faire quelque chose qu’on a jamais réussi à faire », confie le quadruple All-Star. « Au bout du compte, j’ai tout donné pour cette équipe, et ça s’est vu, on a progressé, j’ai progressé. Donc quand tu sors ça, ‘leur donner une chance’ et ‘je dois faire quelque chose’… c’est des conneries pour moi. »

Il ne demandait pas grand chose

« DD » est d’autant plus remonté contre son désormais ex-GM que les deux hommes étaient très proches. « Quand tu emploies des mots tels que ‘famille’, ‘frère’ ou autre, des mots que les gens utilisent avec du détachement… pour moi, quand tu dis ça, tu le penses ». Des sentiments qui auraient dû lui garantir un minimum de transparence. « Que ce soit quelque chose que j’aime ou que je n’aime pas, je l’accepterais si tu viens me voir en amont pour me mettre au parfum. Mais ne fais pas comme si ce truc-là était normal, ne me prend pas surprise, fais autrement. C’était ça mon problème. »

« Je sais comment ça fonctionne, je comprends que c’est un business. Je pensais rester à Toronto toute ma carrière, mais je n’étais pas naïf. Dis-moi simplement. C’est de là que vient ma frustration. Et ça s’est vu. Mais que ce soit les fans ou moi, ça a juste surpris tout le monde. »

On parle tout de même ici du meilleur marqueur de l’histoire de la franchise, celui qui a disputé le plus de matchs avec la tunique des Raptors sur le dos. Celui qui a choisi de rester au Canada, contrairement à Vince Carter ou Chris Bosh en leur temps, « pour changer la vision que les gens avaient de Toronto »

« J’ai le sentiment que je n’ai pas été traité comme mes neuf ans de sacrifices le méritaient, ni avec le respect que je pensais mériter », lâche-t-il. « Dis-moi juste qu’il se passe quelque chose. C’est tout ce que je demandais. Je ne dis pas ‘Non, ne me transfère pas’, je voulais juste qu’on me dise s’il se passait quelque chose parce que j’ai tout sacrifié (…) Dis-moi, pour que je puisse me préparer pour le prochain chapitre de ma vie. Mais je n’y ai pas eu le droit. »

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