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Le Heat ou l’enfer des entraînements siglés Pat Riley

pat-riley-1Pour beaucoup de joueurs arrivés à Miami cet été, c’est une nouveauté : au Heat, il faut travailler dur, souvent plus là-bas que dans toutes les franchises qu’ils ont fréquentées. Quand on signe à Miami, la condition physique devient une obsession.

« Je suis sans aucun doute dans la meilleure forme de ma vie depuis ma sortie de l’université et je peux le sentir, » raconte Wayne Ellington au Sun Sentinel. « Dans d’autres équipes, vous travaillez aussi durement tôt dans la pré-saison et quand la saison arrive, vous relâchez un peu les choses. Ici, on continue de s’arracher tout au long de la saison et notre condition progresse, même durant la saison. C’est la différence. »

James Johnson : « Quand j’ai vu la photo avant et après, je me suis excusé auprès de ma fiancée »

L’arrière de 28 ans signe actuellement l’une de ses meilleures campagnes en carrière avec 11.8 points à 42.9% de réussite en 29 minutes par match. Il n’est pas le seul dans ce cas à Miami. Son coéquipier James Johnson n’a jamais été aussi productif (10.8 pts à 49.4%, 5 rbds, 2.4 pds en 24 min) et lui aussi s’est plié aux exigences de sa direction.

« Sans critiquer les autres GM ou coachs, ce sont Pat Riley et Erik Spoelstra qui nous ont demandé ça », explique James Johnson. « Quand ils vous disent que vous aurez la chance de jouer dans une franchise comme celle-ci si vous parvenez à atteindre la meilleure condition de votre vie, vous le faites. [Après mon programme estival], quand j’ai vu la photo avant et après, j’ai envoyé un message à ma fiancée et je me suis excusé qu’elle ait pu sortir avec le moi d’avant. »

De tout temps, ces entraînements harassants ont fait la légende de Pat Riley. À titre d’exemple, voici ce qu’écrivait le New York Times en 1993 lorsque Pat Riley était à la tête des Knicks.

« Les joueurs quittent la salle, fatigués et parfois douloureux, après chaque entraînement matinal. Pourtant, ils doivent encore soulever des poids chaque jour. Puis, après le déjeuner et une sieste, une session d’entraînement nocturne les attend. Enfin, n’oublions pas, ils doivent aussi apprendre leurs systèmes. Ainsi va la vie au ‘Camp Riley’, le surnom donné à l’exténuant camp d’entraînement de huit jours du coach des Knicks, Pat Riley. »

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Tim Hardaway : « Il vous rentre dans la peau »

Dans un article du magazine ESPN (datant sans doute de 1998, mais mis en ligne en 2012 dans les archives du site), l’ancien joueur Todd Day est cité pour s’être effondré dans l’un des entraînements de Pat Riley, coach du Heat à l’époque. D’après Tim Hardaway, l’entraînement n’avait même pas véritablement commencé. Lorsqu’il coachait, Pat Riley était connu pour pousser ses joueurs à bout, certains d’entre eux quittaient même la salle en vomissant.

« Il vous rentre dans la peau, » expliqua Tim Hardaway, le meneur d’alors.

Jadis, le nom de Pat Riley suscitait même l’admiration chez les grands patrons américains et les apôtres du management de la motivation. L’ancien patron de la chaîne HBO, Michael Furs, aurait même prononcé : « Si nous pouvions motiver nos hommes d’affaire américains et obtenir les mêmes résultats que Pat Riley obtient avec ses équipes, l’économie américaine serait toujours crainte du reste du monde. »

L’entraînement à l’origine du tournant de la carrière de joueur de Pat Riley

Pour comprendre cette obstination du président du Heat pour l’entraînement, il faut remonter à sa carrière de joueur. Comme il l’explique à la presse floridienne, il impose aux membres de l’effectif le même dogme qu’il a suivi lorsqu’il a intégré les Lakers. Nous sommes alors en 1970.

« Cela part de moi car c’est ce qu’il s’est produit pour moi dans ma carrière », dit-il aujourd’hui. « À l’aube de ma quatrième saison, Bill Sharman (coach des Lakers à l’époque) m’a dit que le seul moyen que j’intègre l’équipe était de présenter la meilleure condition physique du training camp car il avait besoin que je m’entraîne contre (Jerry West), (Gail) Goodrich, (Elgin) Baylor et (Jim) McMillian chaque jour. Il avait besoin que je les affronte rudement. »

Drafté en 7e position par les San Diego Rockets en 1967, Pat Riley est certes un « role player » solide en NBA mais il n’est en rien un cadre. Lors de sa venue aux Lakers, sa position dans l’effectif n’est pas garantie et c’est pourquoi il s’astreint à un été d’entraînement inhabituel pour l’époque.

« Je suis allé travailler, j’ai couru sur la plage, les collines, les escaliers », se souvient-il. « J’ai soulevé des poids. J’ai joué au basket tous les jours. Je me souviens que Chris (Rodstrom Riley, son épouse) et moi conduisions jusqu’à la côte, environ une semaine avant le training camp pour une dernière escapade puis j’ai arrêté la voiture sur le côté de la route. Je lui ai dit : ‘Conduis une dizaine de kilomètres’ et de mon côté, j’ai couru cette distance pour la rejoindre. Quand je suis arrivé au training camp, je me rappelle Bill Bertka (l’assistant-coach) me dire : ‘Mon Dieu, qu’as-tu fait ?’ J’ai répondu que c’était ce qu’il fallait, je m’en suis assuré et j’ai gagné tous les sprints, toutes les courses de fond. J’ai tout gagné et j’ai joué contre ces gars chaque jour. Au bout du compte, j’ai intégré l’équipe. »

Tous les joueurs logés à la même enseigne

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Joueur dur au mal, Pat Riley est resté cinq saisons et demi chez les Lakers, remportant un titre en 1972 avec la franchise angeleno. Son effort a payé, et c’est ce qu’il a toujours essayé d’enseigner à ses athlètes, après sa reconversion.

« Je pense qu’aucun athlète n’est digne de ce nom à moins qu’il n’essaye d’atteindre une condition physique d’élite et c’est le moins que l’on puisse demande d’un joueur : être en grande forme », souligne t-il. « La plupart d’entre eux me disent : ‘Je ne me suis jamais pesé. Mon taux de graisse n’a jamais été testé.’ Ils ne savent pas. Ils ne savent pas comment procéder. Ils n’ont jamais poussé. »

Si certains joueurs n’ont jamais pu suivre ce rythme, des lacunes synonymes de départ ou de relégation au bout du banc, nombreux sont ceux dont la carrière a connu un tournant positif dans cet environnement et ce, quel que soit leur statut dans la ligue. Ce fut le cas de l’ancien joueur de Pro A, Isaac Austin, ou de Shaquille O’Neal.

« Revenons à l’époque où Ike (Austin) faisait 145 kilos. Je l’ai regardé chaque jour faire du vélo à LaSalle (le lycée qui servait de salle d’entraînement au Heat, auparavant). Il le faisait après l’entraînement, avant, pendant la nuit. Et il est descendu à 118 kilos. Il en a perdu 27. Par la suite, il est devenu le MIP et a signé un contrat à 15 millions de dollars », explique Pat Riley, avant de s’attarder sur le cas du Shaq. « Il a fait la même chose. Quand nous l’avons obtenu dans l’échange, il faisait 165 kilos. Lors des playoffs, il en faisait 145. Il a perdu 20 kilos. On sait comment faire ça ici. »

Et si Pat Riley n’est plus l’entraîneur du Heat, il en reste l’âme et Erik Spoelstra suit à la lettre cette inspiration. Pour le plus grand bonheur de la petite amie de James Johnson…

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