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Michele Roberts veut changer la perception du public sur les salaires des joueurs

robertsÀ partir de 2017, le syndicat des joueurs aura l’opportunité de casser l’actuelle convention collective afin de négocier une part plus grande des bénéfices générés par la ligue, actuellement en pleine croissance économique grâce à la signature de nouveaux contrats TV et équipementiers. Dans cette optique, la patronne du syndicat Michele Roberts occupe l’espace médiatique afin de préparer les esprits à une bataille compliquée.

Par le passé, la mauvaise gestion de Billy Hunter a créé beaucoup de confusion auprès du grand public, agacé par les revendications de plus en plus indécentes des joueurs. Michele Roberts a l’intention de changer cette perception.

« Je ne peux pas laisser dire que les joueurs profitent du jeu et les pauvres propriétaires prennent tous les risques »

« Je ne suis pas prête à laisser entendre que les joueurs gagnent trop d’argent, » a t-elle affirmé à The Vertical. « Je pense que l’on ne dit pas suffisamment que si les joueurs gagnent de l’argent, les propriétaires aussi. On a pu voir sur Forbes la valeur de ces équipes. D’ailleurs, grâce à Donald Sterling, on sait ce qu’une équipe peut générer comme argent sur le marché. Dans mon analyse des dernières négociations, j’ai observé que la perception des gens au sujet de la compensation financière des joueurs était bien trop importante alors qu’elle est virtuellement inexistante au sujet de ce que les propriétaires peuvent gagner. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas gagner de l’argent mais si l’on parle d’argent, parlons des propriétaires, parlons de la valeur de ces équipes : rappelons que les joueurs ne tirent pas bénéfice de la valeur de ces équipes alors qu’ils contribuent pleinement à la générer. »

Récemment, les Clippers ou les Bucks ont été vendus à des prix record ce qui, pour Michele Roberts, est bien la preuve que de nombreux hommes d’affaires ont la conviction qu’une franchise NBA est un investissement rentable.

« Je ne vais pas laisser passer l’histoire selon laquelle ce sont les joueurs qui profitent du jeu et les pauvres propriétaires qui prennent tous les risques sans pouvoir profiter de cet argent, » renchérit-elle. « Je vous assure qu’ils en profitent abondamment. Et la seule question est de savoir si le partage de cet argent est juste. Je ne laisserai pas les gens pointer les joueurs du doigt sans une compréhension entière de ce business. Si la réalité est que le jeu grandit d’un point de vue économique, les propriétaires gardent bien leurs équipes pour une raison. C’est une très bonne affaire et il y a une longue liste de personnes qui adoreraient acheter une équipe de basket. »

Si le ton est agressif, les propos sont clairs et suffisamment simples pour que le grand public adhère. Face à Michele Roberts, les propriétaires auront bien du mal à mettre en avant leurs pertes financières pour justifier d’une part des revenus plus importante. Les hostilités sont bel et bien lancées.

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