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[Preview] Jeux Olympiques : l’Espagne en danger dans le groupe B ?

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Les Jeux Olympiques débutent aujourd’hui et se déroulent jusqu’au 21 août à Rio. Très attendu, le tournoi de basket commencera à partir de demain et s’articulera autour de deux groupes. C’est l’occasion de présenter les forces en présence avec le groupe B, dont le niveau est particulièrement relevé et si l’Espagne semble un ton au-dessus, elle n’aura pas la même marge d’erreur que par le passé face à des adversaires aussi complets que la Lituanie, l’Argentine, le Brésil ou la Croatie.

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ESPAGNE

Effectif : Sergio Rodriguez, Juan Carlos Navarro, Rudy Fernandez, Nikola Mirotic, Pau Gasol, Ricky Rubio, Jose Calderon, Sergio Llull, Alex Abrines, Victor Claver, Felipe Reyez, Willy Hernangomez
Coach : Sergio Scariolo

Double médaillée d’argent en titre, l’Espagne se présente à Rio avec un statut en baisse. Sur le papier, l’équipe est toujours l’une des plus impressionnantes des Jeux Olympiques et il ne fait aucun doute qu’elle reste un candidat à la finale : championne d’Europe l’an passé, elle est ce qui se fait de mieux sur ce continent. Néanmoins, en 2008 et surtout 2012, l’Espagne espérait faire vaciller l’édifice américain, ce qu’elle a réussi à faire sans pour autant remporter la victoire finale.

Cette année, ce sera plus compliqué : l’effectif est vieillissant et nombre de ses athlètes disputent leur dernière compétition olympique, voire leurs derniers matchs internationaux. À 36 ans, Juanca Navarro n’a plus la même dimension que par le passé. En difficulté en NBA, Jose Calderon ne brille plus sur la scène internationale et si Pau Gasol a démontré l’été dernier qu’il était l’un des plus beaux joueurs FIBA, il s’est présenté à court de forme en préparation, un fait inquiétant.

La profondeur de banc est aussi moins impressionnante que par le passé et la sélection ibérique comptera sur ses jeunes, Alex Abrines et Willy Hernangomez, pour apporter un coup de fouet. À l’intérieur, ce sera plus faible qu’auparavant, surtout en l’absence de Marc Gasol. Malgré tout, le noyau dur de ce groupe joue ensemble depuis plus de quinze ans, le fond de jeu est là et l’Espagne revendiquera sa place sur le podium.

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LITUANIE

Effectif : Mantas Kalnietis, Renaldas Seibutis, Jonas Maciulis, Paulius Jankunas, Jonas Valanciunas, Vaidas Kariniauskas, Marius Grigonis, Adas Juskevicius, Mindaugas Kuzminskas, Domantas Sabonis, Antanas Kavaliauskas, Robertas Javtokas
Coach : Jonas Kazlauskas

Moins en vue entre 2008 et 2012, la Lituanie est redevenue une nation de premier plan en basket à l’image de ses deux médailles d’argent consécutives à l’Eurobasket. Cette année, c’est l’un des plus gros outsiders de la compétition. Sa combinaison de jeunesse et d’expérience, de qualités athlétiques et de taille (pas un joueur à moins d’1m94, six joueurs à 2m05 ou plus), en fait l’une des équipes les plus dangereuses du tournoi dans le sillage de Jonas Valanciunas, auteur d’une grosse saison chez les Raptors. Le pivot sera aidé du neo-Knick, Mindaugas Kuzminskas, excellent cette saison à Malaga (12 pts à 48.6%, 3.4 rbds en 21.3 min en Euroleague) mais aussi de joueurs rompus au niveau international, comme Renaldas Seibutis, Jonas Maciulis ou Mantas Kalnietis, meneur limité mais toujours très solide en sélection.

La plus-value viendra peut-être de Domantas Sabonis, futur joueur du Thunder et fils d’Arvydas. Très bon et juste en préparation, son talent et sa polyvalence pourraient l’amener à exploser dès cet été. Sous les ordres d’un des meilleurs coachs du giron européen, la Lituanie peut elle aussi prétendre au podium.

ARGENTINE

Effectif : Facundo Campazzo, Manu Ginobili, Andrès Nocioni, Luis Scola, Marcos Delia, Nicolàs Laprovittola, Carlos Delfino, Patricio Garino, Nicolàs Brussino, Gabriel Deck, Leonardo Mainoldi, Roberto Acunà
Coach : Sergio Hernandez

Médaillée d’or en 2004, de bronze en 2008, l’Argentine n’a peut-être plus sa flamboyance des années 2000 mais le retour en sélection de Manu Ginobili et la présence des trois autres cadres, Andres Nocioni, Luis Scola et Carlos Delfino, lui permettent de conserver des ambitions élevées pour ces Jeux.

En pleine transition de génération, l’Argentine aborde cette compétition sans pression mais avec la volonté de glaner une dernière médaille à ses vétérans. Il y a, là aussi, du talent à tous les postes et même si certains joueurs sont plus limités, tels que Campazzo ou Laprovittola, ils savent se magnifier dans le système de Ruben Magnano. La circulation de balle argentine ouvre énormément d’espaces à ses joueurs, notamment à trois-points, et on a vu contre la France que lorsqu’ils étaient en réussite, l’Argentine était très difficile à manoeuvrer.

C’est aussi une équipe rompu aux joutes physiques, capable de vice, des clés importantes pour les fins de match serrées. Ce sera peut-être un peu court pour une médaille mais l’Argentine vendra sa peau chèrement.

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CROATIE

Effectif : Roko Ukic, Bojan Bogdanovic, Mario Hezonja, Dario Saric, Miro Bilan, Rok Stipcevic, Krunoslav Simon, Filip Kruslin, Luka Babic, Zeljko Sakic, Marko Arapovic, Darko Planinic,
Coach : Aleksandar Petrovic

Non qualifiée en 2012, la Croatie revient aux Jeux Olympiques avec des rêves de grandeur retrouvés. Décevante lors des compétitions européennes, hormis une 4e place en 2013, la sélection croate a souvent eu du mal à conjuguer son talent avec un niveau d’exigence et de rigueur élevés. Maintenant que certains de ses joueurs arrivent ou sont arrivés à maturité, notamment Dario Saric et Bojan Bogdanovic, elle peut prétendre à jouer les trouble-fêtes dans ce groupe B.

Le futur joueur des Sixers n’a cessé de démontrer cette saison, mais aussi en préparation, pourquoi il était le plus beau joyau du circuit européen. Sa polyvalence, sa lecture du jeu, ses facultés au poste mais aussi sa dureté physique font de lui un joueur très difficile à arrêter et mentalement, il grandit à vitesse grand V.

En progression cette saison à Brooklyn, Bojan Bogdanovic est capable de prendre feu sur n’importe quel terrain du monde. Comme la Croatie dispose d’autres shooteurs de série, tel que Krunoslav Simon, mais aussi de joueurs de taille et rugueux (Miro Bilan, Darko Planinic), elle peut répondre à la plupart des défis adverses. Il lui faudra cependant faire preuve de concentration, une lacune récurrente mais en terme de talent, tout est là.

BRÉSIL

Effectif : Raul Neto, Leandro Barbosa, Alex Garcia, Nene Hilario, Cristiano Felicio, Marcelinho Huertas, Rafael Luz, Vitor Benite, Marquinhos Souza, Guilherme Giovannoni, Augusto Lima, Rafael Hettsheimer
Coach : Ruben Magnano

Cinquième en 2012 et hôte de la compétition cette année, le Brésil se présente avec un effectif très intéressant : il y a du talent à la mène avec des joueurs habitués au jeu FIBA et ce niveau, de l’expérience et de la taille. Comme l’Argentine, nombre de ses cadres vieillissent (Huertas, Barbosa, Garcia et Hilario) mais dans le contexte du jeu FIBA, l’âge est souvent plus un avantage qu’un défaut. D’ailleurs, les jeunes frappent à la porte : Raul Neto et Cristiano Felicio en tête, tous les deux très précieux en préparation. Ce dernier a d’ailleurs rapidement fait oublier Anderson Varejao, blessé de dernière minute.

Invaincu lors de ses matchs de préparation, le Brésil aura à coeur de briller devant son public et les derniers Jeux de ses stars. Il lui manquera peut-être un peu de densité sur les ailes et de tir extérieur mais elle peut largement compenser par sa dureté physique et l’aide de la salle.

Même si elle est plus faible sur le papier que l’Espagne, la Lituanie ou l’Argentine, elle peut faire des coups, surtout à domicile.

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NIGERIA

Effectif : Ben Uzoh, Chamberlain Oguchi, Michael Gbinije, Ike Diogu, Ekene Ibekwe, Michael Umeh, Josh Akognon, Ebi Sere, Andy Ogide, Stan Okoye, Alade Aminu, Olaseni Lawal
Coach : William Voigt

Ce n’est pas le talent qui manque normalement au Nigeria mais malheureusement, plusieurs joueurs ont décidé de se retirer des Jeux Olympiques, dont Al-Farouq Aminu et Festus Ezeli. Ekpe Udoh et le vétéran Olumide Oyedeji ne sont pas non plus dans le groupe et c’est avec un effectif remanié que le coach américain Will Voigt se présente aux Jeux.

Dans ces conditions, il est difficile d’attendre des résultats du Nigeria mais qu’on ne s’y trompe pas : grâce à certains de ses talents individuels et la qualité athlétique du groupe, elle peut présenter pas mal de problèmes à ses adversaires. Le feu-follet Chamb Oguchi est capable de grosses séries, le second tour de draft Michael Gbinije est un joueur très complet et talentueux tandis que d’autres comme Alade Aminu, Josh Akognon, Ike Diogu ou Ben Uzoh sont des joueurs de haut niveau.

Comme souvent, c’est l’académie de jeu et l’absence de véritable collectif qui manqueront au Nigeria mais si le groupe se concentre sur la défense, un secteur où elle a les armes pour lutter, la sélection pourra prendre un match dans le groupe B. Si elle en prend deux, ce tournoi sera une réussite.

Le programme télévisé du groupe B

DIMANCHE 7 AOÛT

19h15 : Brésil-Lituanie (H) France Ô/Canal+/Canal+ Sport

MARDI 9 AOÛT

03h30 : Argentine-Croatie (H) FranceÔ/Canal+ Sport

JEUDI 11 AOÛT

03h30 : Lituanie/Argentine (H) France Ô/Canal+ Rio

SAMEDI 13 AOÛT

19h15 : Brésil/Argentine (H) France Ô/Canal+

00h00 : Espagne/Lituanie (H) France Ô/Canal+ Sport

LUNDI 15 AOÛT

19h15 : Brésil/Nigéria (H) France Ô/Canal+ Sport

22h30 : Lituanie/Croatie (H) France 4/Canal+ Rio

01h00 : Espagne/Argentine (H) France Ô/Canal+ Sport

Les fables de Latrell Fontaine Sprewell

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Connu pour une diversité de choix capillaires, dont les fameuses cornrows qui ont inspiré Allen Iverson et toute une génération de petits basketteurs derrière lui, Latrell Sprewell est surtout un des joueurs les plus représentatifs des années 90.  Lire la suite »

Interview Maurice Ndour : « J’ai hâte de pouvoir apprendre de Carmelo Anthony »

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En juillet, le Sénégal participait au tournoi pré-olympique de Manille. Et en l’absencede leur star Gorgui Dieng, les Lions y ont fait belle figure malgré leur élimination. Maurice Ndour a d’ailleurs été l’un des leaders de la sélection sénégalaise.

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[Preview] Jeux Olympiques : la France face à Team USA et la Serbie

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Les Jeux Olympiques se tiendront du 5 au 21 août à Rio. Très attendu, le tournoi de basket débutera à partir du 6 août et s’articulera autour de deux groupes. C’est l’occasion de présenter les forces en présence avec le groupe A, très dense avec les États-Unis, la Serbie, la France, l’Australie, la Chine et le Venezuela. Lire la suite »

Les grands gagnants du marché des transferts : Minnesota (10e ex-aequo)

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Suite et fin de notre dossier sur le Top 10 des grands gagnants de l’intersaison.

Après les Warriors, les Knicks, les Pacers, les Mavericksle Jazz , les Blazers, le Magic, les Sixers, les Celtics, et les Rockets, on termine avec les Wolves. Comme chaque année, la jeune équipe du Minnesota semble avoir ce qu’il faut pour passer un cap mais cette fois, elle bénéficie aussi d’un encadrement qui a fait ses preuves. Lire la suite »

Les grands gagnants du marché des transferts : Houston (10e ex-aequo)

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Même si LeBron James, J.R. Smith ou encore Lance Stephenson n’ont pas encore signé leur contrat, Basket USA tire un premier bilan de l’intersaison avec un Top 10 des grands gagnants de l’intersaison.

Après les Warriors, les Knicks, les Pacers, les Mavericksle Jazz , les Blazers, le Magic, les Sixers et les Celtics, voici les Rockets dont le visage change de fond en comble pour la saison prochaine. Houston est 10e mais… ex-aequo. Lire la suite »

Les grands gagnants du marché des transferts : Boston (9e)

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Même si LeBron James, J.R. Smith ou encore Lance Stephenson n’ont pas encore signé leur contrat, Basket USA tire un premier bilan de l’intersaison avec un Top 10 des grands gagnants de l’intersaison.

Après les Warriors, les Knicks, les Pacers, les Mavericksle Jazz , les Blazers, le Magic, et les Sixers, place aux Celtics. Ils ont loupé Kevin Durant mais ils ont récupéré le numéro 2 de la free agency, Al Horford. Le départ d’Evan Turner sera difficile à combler. Lire la suite »

Que sont-ils devenus ? Derek Anderson, la revanche avec le sourire

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Rares sont les parcours rectilignes, et Derek Anderson l’a compris très tôt. Abandonné par ses parents à 11 ans, père à 14, l’homme a toujours combattu la fatalité avec le sourire, sa principale et plus belle arme. Comme nombre de ses pairs, Derek Anderson s’en est sorti grâce au basket, en jouant assez pour que la rue n’ait pas le temps de le happer. Lire la suite »

Les grands gagnants du marché des transferts : Philadelphie Sixers (8e)

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Même si LeBron James, J.R. Smith ou encore Lance Stephenson n’ont pas encore signé leur contrat, Basket USA tire un premier bilan de l’intersaison avec un Top 10 des grands gagnants de l’intersaison.

Après les Warriors, les Knicks, les Pacers, les Mavericksle Jazz , les Blazers et le Magic, place aux Sixers qui semblent enfin armés pour relever la tête.

INTERSAISON 2016

Arrivées : Jeryd Bayless (Bucks), Sergio Rodriguez (Espagne), Gerald Henderson (Blazers), Dario Saric (Turquie), Ben Simmons (draft), Timothe Luwawu-Cabarrot (draft), Brandon Paul, James Webb, Shawn Long
Départs : Ish Smith (Detroit), Isaiah Canaan (Bulls), Elton Brand (retraite), Sonny Weems (Maccabi Tel-Aviv), Christian Wood (Hornets)
en gras : les prolongations de contrat

Les Sixers partent de (très) loin et cette intersaison ne pouvait qu’aider l’équipe à se renforcer. Ironie de l’histoire, le travail de Sam Hinkie, démissionnaire la saison passée, devrait commencer à porter ses fruits puisque Dario Saric (12e choix en 2014) a enfin signé un contrat avec la franchise et Joel Embiid devrait finalement faire ses premiers pas sur le terrain la saison prochaine. Enfin, la stratégie de « tanking » de l’ex-GM a également permis à la franchise de récupérer le 1er choix de draft, Ben Simmons.

LE CINQ MAJEUR

S’il y a encore énormément de doutes au sujet du cinq majeur, notamment sur l’association entre Nerlens Noel et Jahlil Okafor et plus globalement, sur le maintien à long terme des trois grands jeunes de l’équipe avec Joel Embiid, le cinq majeur de Philly s’est réellement renforcé cet été.

Capable de jouer sur les deux positions d’ailier (voire trois si l’on inclut le poste 1), Ben Simmons devrait pour l’heure trouver la majeure partie de son temps de jeu sur le poste 3. Son talent est énorme et il est déjà prêt pour la NBA. Avec lui, Brett Brown gagne un joueur créatif, à même de sublimer une attaque par sa science du jeu. En revanche, il lui faudra régler la mire avec son shoot extérieur : peu à l’aise en summer league (32.2% au tir), le n°1 de la dernière draft doit travailler dans ce secteur pour prendre l’envergure attendue dans la ligue et aider une équipe dont cette partie du jeu est loin d’être sa spécialité. En dehors de ça, il faut s’attendre à quelques triple doubles de sa part dès sa première année.

Les Sixers ont aussi eu la judicieuse d’ajouter des vétérans, et Jerryd Bayless comme Gerald Henderson ont prouvé leur valeur sur le terrain mais aussi dans le vestiaire. Ils apporteront l’adresse extérieure qui manquait tant à Philadelphie et l’expérience nécessaire pour conclure les matchs. Cela peut sembler faible pour un cinq de départ mais Philadelphie a quelques bonnes rotations sur le banc.

LE BANC : Dario Saric, Sergio Rodriguez, T.J. McConnell, Kendall Marshall, Nik Stauskas, Hollis Thompson, Timothe Luwawu-Cabarrot, Brandon Paul, Robert Covington, Jerami Grant, James Webb, Carl Landry, Richaun Holmes, Joel Embiid, Shawn Long

Parmi les meilleurs joueurs d’Europe à 22 ans, Dario Saric a toutes les armes pour s’imposer durablement dans la ligue, avec un profil de couteau-suisse réhabilité par les Andre Iguodala, Draymond Green ou Boris Diaw. À l’image de Ben Simmons (les deux joueurs présentent beaucoup de similitudes),le Croate sait tout faire et généralement plutôt bien. Surtout, sa rage de vaincre devrait contribuer à amener de l’émulation au sein du groupe.

Quant à Sergio Rodriguez, également gros shooteur, il retrouve enfin la NBA et il apportera aussi une qualité de passe remarquable et sa folie. Il a l’expérience des fins de grands matchs, et ce sera très précieux pour cette équipe. Une très belle pioche.

Le Français Timothe Luwawu passera sans doute du temps sur le banc mais son talent est indéniable, ainsi que son goût du travail. À force d’acharnement, il pourra trouver sa place.

L’autre renfort principal vient de l’interne en la personne de Joel Embiid. Le mystère règne encore autour de lui après deux années blanches mais il cristallise une grosse partie de l’avenir sur ses épaules : en bonne santé, il pourra aider les Sixers à manoeuvrer pour échanger l’un des trois grands ; s’il rechute, Philadelphie sera coincé avec la perte d’un gros atout.

À noter que les Sixers n’ont pas terminé leur intersaison : ils sont à 25 millions sous le cap avec 20 joueurs sous contrat, dont 8 partiellement ou non garantis.

Les Sixers ne goûteront peut-être pas aux playoffs dès cette saison mais après des années de disette, la ville de Philadelphie sentira plus régulièrement le parfum de la victoire.

LE + DE L’ÉTÉ : BEN SIMMONS

Si sa proximité avec LeBron James lui amène de rapides comparaisons avec le triple champion NBA, Ben Simmons se situe davantage du côté de Lamar Odom : un 3-4 doté d’une vision du jeu à couper le souffle mais shooteur et défenseur perfectible à ses débuts. Mais quelle que soit l’analogie la plus juste, Ben Simmons est déjà un vrai joueur de basket dont le goût pour l’animation du jeu est un régal pour tout coach qui se respecte. S’il est le n°1 de la draft, l’Australien ne cristallise pas autant de pression médiatique que LeBron James, ou même Andrew Wiggins, au même moment. Chez les Sixers, une équipe dont personne n’attend véritablement de résultats encore cette année, il a le temps de travailler et de se développer sous les ordres de Brett Brown, confirmé dans ses fonctions. Comme Jerryd Bayless est plutôt scoreur dans l’âme, Ben Simmons devrait porter beaucoup de systèmes et faire jouer les autres, à l’extérieur comme à l’intérieur. Sa lecture du jeu pourrait changer énormément la donne pour cette équipe.

LA GROSSE PERTE : ELTON BRAND

Sportivement, le départ d’Ish Smith représente bien plus mais le meneur a été rapidement remplacé par Sergio Rodriguez. En revanche, Elton Brand était venu pour apporter son aura dans le vestiaire des Sixers et s’il n’apportait rien sur le terrain, un vétéran de cette envergue est toujours précieux pour l’encadrement d’un jeune groupe. Aussi expérimentés soient Gerald Henderson et Jerryd Bayless, ils sont loin d’avoir le bagage de l’ex-n°1 de la draft et les Sixers feraient bien de se pencher sur cette question.

Note : 3 étoiles

Les grands gagnants du marché des transferts : Orlando (7e)

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Même si LeBron James, J.R. Smith ou encore Lance Stephenson n’ont pas encore signé leur contrat, Basket USA tire un premier bilan de l’intersaison avec un Top 10 des grands gagnants de l’intersaison.

Après les Warriors, les Knicks, les Pacers, les Mavericksle Jazz et les Blazers, voici le Magic, l’une des équipes les plus actives de cette intersaison. Lire la suite »