Matchs
du soir
Matchs
du soir
MIA
SAS2:00
NYK
WAS2:00
MIL
BOS2:00
DAL
UTH2:30
GSW
HOU4:30

"Magazine"

Les Bleus d’Europe : le Valence d’Antoine Diot reste invaincu… en championnat

antoine-diot

Deuxième contingent d’expatriés le plus important en NBA, les joueurs français s’exportent également avec succès sur le Vieux Continent. Le nombre de tricolores hors NBA s’élève cette saison à neuf, répartis sur quatre championnats…

Sur nos parquets de Pro A, on retrouve cinq bronzés du dernier EuroBasket (auxquels on a ajouté, pour faire bonne mesure, deux postulants à la sélection A, selon leur performance du weekend). Les Bleus d’Europe, c’est votre rubrique hebdomadaire pour suivre, à l’année, les joueurs de l’Equipe de France. Lire la suite »

Boris Diaw et Draymond Green : des jumeaux à 10 ans d’écart

Boris Diaw & Draymond Green


En 2004-2005, grâce aux Suns de Mike D’Antoni, la NBA entrait de plein fouet dans l’ère du « small ball ». Si les noms de Steve Nash, Amar’e Stoudemire ou encore Shawn Marion viennent forcement à l’esprit, Boris Diaw était l’une des pièces maitresses de ce système. Dix ans plus tard, les Golden State Warriors ont atteint le sommet de la NBA en remettant au goût du jour les principes de D’Antoni. Pour atteindre leur but, ils ont eu en Draymond Green leur version de Boris Diaw.

Cette nuit, les deux joueurs seront face à face pour le choc entre les Warriors et les Spurs. Une occasion en or de comparer les deux joueurs. Lire la suite »

Kobe Bryant révèle le secret de ses 62 points face à Dallas en 2005

Kobe Bryant

Alors que son match à 81 points vient d’être célébré comme il se doit, et qu’il va affronter les Mavs pour la dernière fois ce mardi, au Staples Center, Kobe Bryant est récemment revenu sur son autre chef d’oeuvre : son match à 62 points en trois quart-temps face à DallasLire la suite »

Parker, Beaubois, Bird… Le neuf de coeur d’Ian Mahinmi

Ian Mahinmi

Dans sa neuvième saison NBA, Ian Mahinmi a tout connu. La découverte du monde NBA à San Antonio, le manque de temps de jeu, la D-League, un titre de champion avec les Mavs et la transition d’un role player à un titulaire indiscutable. Pour résumer son parcours, nous lui avons demandé de choisir les neuf personnalités (joueurs, entraineurs, dirigeants etc.) qui l’ont le plus marqué pendant sa carrière NBA. Très vite, le Français laisse parler l’affect et décide de nommer une personne, à quelques exceptions près, par saison NBA. À travers ses choix, nous vous offrons une porte d’entrée unique en son genre dans les coulisses de sa carrière. Lire la suite »

Jack Molinas, l’homme qui voulait corrompre la NBA

Jack-Molinas-ok

La vue sur Los Angeles est magnifique. « C’est quand même mieux que la grisaille de Brooklyn », remarque Jack Molinas, dans le patio de sa luxurieuse villa perchée sur les pentes des monts Santa Monica. Il est 2h15 du matin. Son bras entoure les épaules de Shirley Marcus, qu’il vient de récupérer à l’aéroport après avoir passé la soirée avec sa mère au Luau, un restaurant polynésien de Beverly Hills. Jack avait rencontré Shirley dans un bar de Coney Island en 1955, vingt ans plus tôt. Ils avaient vécu une amourette de quelques semaines. Depuis, ils se revoyaient régulièrement et en ce mois d’août 1975, Molinas se réjouit de passer la fin de l’été avec son amie.

Recroquevillé derrière le mur de soutènement faisant office de séparation avec la maison voisine, Eugène Connor aperçoit enfin sa cible. Le voyou de 28 ans, ancien voleur de voitures reconverti en tueur à gages au service de la pègre locale, sort de sa cachette, brandit un pistolet de calibre 22 Long Rifle et tire à cinq reprises.

Deux balles se perdent dans la façade. Une blesse grièvement Shirley au cou. Une brise la patte de Puppy, son berger allemand. La dernière se loge dans la nuque de Jack Molinas. Elle le tue sur le coup. La victime était bien connue des services de police de Los Angeles : depuis sept ans, Molinas baignait dans le trafic de fourrure et de vidéos pornographiques. Il comptait parmi ses amis les plus proches des pontes de la mafia californienne à qui il devait, pour certains, plusieurs centaines de milliers de dollars. Il avait fait de la prison, avait récidivé. Il était aussi, aux balbutiements de la NBA, l’un des joueurs de basket les plus prometteurs de sa génération. Lire la suite »

Draymond Green, le trash-talking en héritage

NBA: Cleveland Cavaliers at Golden State Warriors

C’est l’histoire d’un petit garçon de 4 ans qui entre dans l’épicerie de son quartier. Il se sert une bouteille de jus de fruit et deux paquets de chips, les cale sous son bras et sort comme ça, sans payer, sans même prendre la peine de cacher son butin. Avant qu’il ne remonte sur son vélo pour rentrer chez lui, le commerçant l’interpelle : pour qui se prend-il ? Gonflant sa poitrine, le cambrioleur en herbe lui répond alors avec un aplomb extraordinaire : « Ne savez-vous pas qui je suis ? Je suis Draymond Green ! » Surpris et amusé, le commerçant ne peut s’empêcher de laisser le petit voleur s’en aller ainsi, en se disant que tout de même, quel culot…

Vingt ans plus tard, devenu le joueur NBA le plus prolixe au triple-double (huit cette saison), le garnement n’a rien perdu de sa verve. Ailier capable de monter la balle comme un meneur et de défendre sur n’importe quel poste cinq, Draymond Green n’est pas seulement le joueur le plus polyvalent de la ligue (« le meilleur pivot », ironise ESPN) : il est aussi l’une de ses plus fortes personnalités, un doux dingue attendrissant et une grande gueule sans filtre. « Je n’ai pas encore trouvé ma limite », assure-t-il. « Si je dois trash-talker Barack Obama, je le ferai ».

Martin Luther King et Mohamed Ali

L’anecdote de l’épicerie n’est pas un épisode isolé dans l’enfance de Draymond Green, qui a toujours fait en sorte d’être vu et entendu. À l’école maternelle, il avait ébloui son professeur en prononçant un extrait du plus célèbre discours de Martin Luther King, debout sur sa chaise. Au lycée, il regardait en boucle les interviews de Mohamed Ali et Mike Tyson pour les imiter devant son miroir. En NCAA, les médias n’avaient pas besoin de le solliciter : c’est lui qui venait trouver les journalistes en leur proposant un entretien.

« Je n’avais jamais vu un gamin aussi intéressant et honnête », assure Jim Rome, de CBS Sports. « Il avait beaucoup d’assurance, sans jamais être pour autant insultant ».

Draymond Green a grandi dans le Michigan, à Saginaw, ville de 50 000 âmes au nord de Detroit, qui squatte régulièrement le classement des lieux les plus dangereux des Etats-Unis. « Quand il franchissait le seuil de la porte, il avait un camé à droite, une prostituée à gauche, et moi, derrière, je lui ordonnais de se tenir à carreau », raconte sa mère. Mary Babers-Green a élevé Draymond seule, avec deux autres de ses cinq frères et soeurs.

Basketteuse durant son adolescente, son surnom était « The Heckler » (« l’emmerdeuse ») : elle ne pouvait s’empêcher de taquiner ses adversaires et de répondre à ses coaches. Elle était talentueuse, mais cette attitude jusqu’au-boutiste – et une balle envoyée dans la tête de son coach – lui avait coûté sa place dans l’équipe du lycée. Cela l’avait dégoûté du sport. « Tout le monde se demande pourquoi je parle mal : en vérité, j’étais condamné depuis le début », ironise son fils.

« Ils le torturaient »

Suivant l’exemple de sa mère, le jeune Draymond prend l’habitude de dire tout haut ce qu’il pense tout bas, et cela le dessert souvent. À l’école, il n’a pas beaucoup d’amis. Son franc-parler rebute la plupart de ses camarades, et rares sont ceux qui parviennent à apprivoiser la personnalité explosive du garçon.

L’une de ces exceptions s’appelle LaMarr Woodley, l’actuel linebacker des Cardinals (NFL) avec lequel il se lie d’amitié et découvre le basket. Draymond Green rêve de suivre les traces de sa tante, Annette Babers, légende de la balle orange à Saginaw où elle avait terminé une saison à 25 points, 21 rebonds et 15 contres de moyenne en 1988. Dans le gymnase du quartier où les deux garçons s’entraînent toutes les fin d’après-midi, Woodley est le grand frère que tout le monde respecte et Green, de cinq ans son cadet, le gringalet que tout le monde bouscule. « Ils le torturaient », se souvient sa mère. « Mais il s’en fichait. C’était une boule de nerfs. Il en demandait encore plus ».

« Il arrivait à la salle et annonçait ‘next’ pour jouer le match suivant », ajoute Woodley. « Sauf que les ados ne voulaient pas le laisser jouer, ils le trouvaient trop petit pour l’affronter. Draymond, lui, savait que sa place était sur le terrain. Il voulait se battre avec eux. Il a toujours été comme ça, rien ne l’arrêtait. Quand j’étais à l’université et lui au lycée, on allait soulever de la fonte ensemble. J’essayais de le tuer à la muscu, mais il n’y avait rien à faire, il n’arrêtait pas son trash-talking. Plus j’essayais, plus je me donnais, plus il parlait. Un jour, j’ai réalisé que ce que je faisais ne servait à rien : ce type ne s’arrêterait jamais de parler ».

Cela ne contrarie pas outre mesure Mary Babers-Green, laquelle se montre en revanche impitoyable concernant sa conduite à l’école. À 15 ans, Draymond le solitaire pense naïvement qu’être le clown de la classe lui permettra de gagner en popularité. Il ne travaille pas, triche à ses examens. Un jour, il se fait prendre par son professeur de sciences naturelles. La sentence tombe : « Je lui ai pris son téléphone, sa Playstation, je lui ai démonté son lit, je ne sais pas où il a dormi pendant quelques temps », raconte sa mère. « J’étais folle. J’étais une mère célibataire, je cumulais deux jobs pour lui, et c’était ça, sa manière de me remercier ? »

Elle décide aussi et surtout de le priver de basket. La sanction est insupportable pour Draymond Green, qui venait d’être invité à Las Vegas pour jouer un tournoi rassemblant les plus gros potentiels du pays, devant une flopée de recruteurs universitaires.

« C’est la chose la plus difficile que j’ai eu à faire », poursuit sa mère. « Mais si je le laissais aller à Vegas, quel message lui transmettais-je ? Que le basket était plus important que l’école ? »

Draymond est peut-être un cancre, mais sur les parquets, il crève déjà l’écran : ne pas aller à ce tournoi, c’est pour lui tirer un trait sur une opportunité extraordinaire, peut-être sur sa carrière. Le jeune homme se ressaisit. Il termine l’année scolaire en cravachant comme jamais et suit des cours d’été. La soudaineté et la force de son investissement bluffent tant ses enseignants, ses proches et sa mère, que cette dernière décide finalement de revenir sur sa décision.

« Ça a changé ma vie », dira plus tard l’ailier fort, dont les moyennes au lycée ne passeront plus jamais sous le 3.0 (l’équivalent de 14/20). « Je n’en serai pas là aujourd’hui, je n’aurai pas connu tant de succès, si ma mère ne m’avait pas privé de basket cet été-là. Ma vie a changé à ce moment ».

En NCAA, il approche les 130 kilos

Ses deux dernières saisons à Saginaw sont couronnées de succès : il marque plus de 20 points et gobe plus de 13 rebonds chaque soir, gagne 53 matches sur 55 et remporte deux titres de champion du Michigan. L’esprit de compétition qu’il avait forgé, enfant, avec son grand frère Torrian – c’était à celui qui balayerait plus de feuilles l’automne, déblayerait plus de neige l’hiver, sortirait plus souvent les poubelles l’été – se traduit en une motivation contagieuse dans l’équipe de basket du lycée.

Il prend la parole dans les vestiaires, remobilise ses troupes, se découvre leader. Il manque de qualités athlétiques mais sa polyvalence séduit la prestigieuse université du Kentucky, avec laquelle il est sur le point de s’engager avant que l’inaltérable avis maternel ne vienne bousculer sa destinée.

Contrairement à ceux d’UK, les recruteurs de l’université de Michigan State ont eu le nez de consulter personnellement Mary Babers-Green. Il n’en fallait pas plus pour que cette dernière parvienne à persuader Draymond de rejoindre les Spartans.

À East Lansing, le campus de Michigan State situé à une heure de route de Saginaw, Draymond devient « Day-Day », le bon pote toujours souriant et un peu fou. Son coach, Tom Izzo, affectionne sa nouvelle recrue replète dans laquelle il a l’impression de se retrouver. Le garçon est bourru et très bavard, certes, mais il exècre la défaite et possède un sens du collectif et une éthique de travail impeccables. « Si j’avais su ce que je sais maintenant », dit Izzo, « [Le laisser partir à Kentucky] aurait été la plus grosse erreur de ma vie. »

Blessé à la cheville durant l’été précédant son arrivée à Michigan State, Draymond Green débarque en NCAA en surpoids. Il n’accorde aucun soin à son régime alimentaire, le chiffre indiqué par la balance s’approche dangereusement des 130 kilos. Pour y remédier, il s’inflige des séances hyper-intenses en salle de muscu. Elles le font parfois vomir d’épuisement. Sur le terrain, l’ailier est un peu brut de décoffrage mais incroyablement créatif, lourd mais infatigable. Et il parle. Sans cesse. Au début, Izzo part au clash et lui ordonne de se taire, « du genre ‘Ta gueule’, t’es un première année », raconte Green. Puis il s’y habitue, le laisse faire, et se laisse convaincre.

« Il lui arrivait de balancer la balle au pied à l’autre bout de la salle après avoir manqué un shoot », assure Tom Izzo. « Par moments, cela me contrariait. Mais finalement, je me disais que son attitude prouvait surtout à quel point tout cela comptait pour lui (…) Il échangerait tous ses points, ses rebonds et ses passes contre une victoire. Certains se contentent de le dire aux médias : Day-Day le pense vraiment ».

Draymond Green joue peu lors de sa première saison mais se révèle pendant la March Madness : il triple ses stats au scoring, les double au rebond, shoote à 67%. Michigan State s’incline en finale contre les Tar Heels de Ty Lawson et Danny Green, mais le freshman, auteur d’un discours mémorable avant le début de la rencontre, est devenu indispensable.

Il rejouera le Final Four l’année suivante, toujours en sortie de banc, mais le titre échappera encore aux Spartans. En 2011, il devient le troisième joueur de l’histoire de l’université à réussir un triple-double, mais Michigan State tombe dès le premier tour. « Une tragédie », lâche-t-il. Pendant sa dernière saison NCAA, il est le meilleur marqueur, le meilleur rebondeur, le meilleur contreur, le meilleur intercepteur et le deuxième passeur des Spartans. Il obtient son diplôme en communication. Mais le titre lui échappe encore.

Un jour, son équipier le frappe à l’entraînement

Aux yeux de Tom Izzo, Draymond Green est cette année-là « (sa) voix », « le Spartiate par excellence », « le joueur le plus intelligent (qu’il a) jamais vu ». Il n’est pas seulement un leader sur le terrain : il s’occupe aussi de ses équipiers « à l’hôtel, dans l’avion et dans le bus », s’assure que tous arrivent à l’heure au gymnase et leur passe des savons quand ce n’est pas le cas. Cela lui vaudra de goûter au poing de Derrick Nix, mécontent après une remarque de Green à l’entraînement.

En février 2012, une semaine avant le choc face aux rivaux de Michigan, les Spartans affrontent l’université de l’Illinois. Draymond Green est « malade comme un chien », mais il joue quand même (mal : 5 points à 1/6) et s’écroule dans les derniers instants du match. Son genou a lâché. Le pire est envisagé, mais il s’agit finalement d’une simple entorse qui ne doit l’écarter des parquets que pour deux ou trois semaines. Sauf que Draymond Green n’a aucune intention de manquer un duel face aux Wolverines. Il claironne que « seule la mort » pourrait l’empêcher de débuter le derby.

À l’encontre des recommandations de son coach, il participera au triomphe des Spartans en terminant meilleur marqueur de la rencontre (14 points) et en prenant plus de rebonds (16) que l’effectif du Michigan tout entier. Pour Sports Illustrated, il est alors « le joueur le plus polyvalent de tout le pays », un phénomène qui a ramené à Michigan State « le leadership et le charisme d’un Magic Johnson à son époque ».

Sa liberté de parole et sa bonhomie illuminent toutes ses interviews pré-Drafts, mais nombreux sont ceux qui doutent de sa capacité à en faire profiter une franchise NBA. Pour DraftExpress, il n’est « ni rapide, ni athlétique », « trop petit pour jouer ailier fort et trop lent pour défendre au poste 3 ». NBADraft le décrit comme « l’un de ces joueurs qui n’excelle dans aucun domaine » et « au potentiel limité ».

Ses qualités d’homme et de joueur auraient pu être mises en sourdine dans une équipe quelconque. Mais Draymond Green n’a pas été récupéré par une équipe quelconque.

« Les Warriors avaient le 30e choix. Ils auraient pu me sélectionner. Les gens auraient simplement retenu que j’ai été pris au premier tour. Mais j’ai été pris au second tour. En 35e position, mais au second tour. Et au final, même si ça a été une soirée très frustrante, cela me correspond. J’ai toujours dû faire mes preuves : être pris au premier tour, ça n’aurait pas collé à mon parcours », déclarera-t-il.

À Kevin Garnett : « Mec, tu ne fais peur à personne »

La tradition veut qu’à Golden State, chaque rookie se lie avec un « mentor » désigné par le groupe : Draymond Green échoue avec Jeremy Tyler, un sophomore d’un an son cadet avec lequel il n’a aucune point commun et dont la nonchalance l’irrite. Quelques semaines après son arrivée dans la Baie, lors d’un entraînement, il le lui fait savoir. Il explique à Tyler qu’il est soft, qu’il ne sera jamais respecté dans cette ligue. Et que par conséquent, il ne peut plus être son mentor. Le ton est donné.

S’il joue une minute lors du premier match NBA de sa carrière, les blessures de Brandon Rush et Richard Jefferson lui permettent de grappiller rapidement du temps de jeu. Draymond Green ne tarde pas à imprimer sa marque sur les Warriors : il prend la parole dans les vestiaires, lance des débats après l’entraînement, organise des tournois de jeu vidéo pour le plaisir de chambrer ses nouveaux comparses. Fin décembre, il affronte Kevin Garnett, son maître dans l’exercice du trash-talking. Pas de quoi être impressionné.

« KG essaye de t’effrayer mais il ne va jamais rien te dire directement : il marmonne des sales trucs à ton sujet, comme s’il se parlait à lui-même », raconte-t-il. « Je l’ai interpellé : Mec, tu ne fais peur à personne. Arrête avec tes conneries ».

L’ailier perd dix kilos entre sa saison rookie et sophomore, mais ne cesse de prendre du poids dans l’effectif californien. Durant les playoffs 2014, en pleine série face aux Clippers, Jermaine O’Neal fait savoir à Mark Jackson qu’il trouverait judicieux que Draymond Green le remplace dans le cinq des Warriors.

Le coach suit ses recommandations et le numéro 23 termine la saison avec un match à 24 points, son record en carrière. Après l’intersaison, il profite de la blessure de David Lee pour prendre sa place parmi les titulaires des Warriors. David Lee revient deux mois plus tard, mais Green a quasiment doublé sa ligne statistique entre temps: il n’est plus question qu’il bouge du cinq de départ. La suite, on la connaît.

Sa mère, MVP de Twitter

Agent de sécurité dans un collège du Michigan, Mary Babers-Green ne peut pas traverser les Etats-Unis toutes les semaines pour encourager son fiston à l’Oracle Arena. La plupart du temps, elle se contente de hurler devant son téléviseur. Elle préfère regarder les matches seule, avec pour unique compagnie son fil Twitter qu’elle abreuve régulièrement de messages gratinés. Elle appelle Charles Barkley à « fermer sa bouche », estime que James Harden « ne sait rien faire d’autre que flopper », tweete l’image d’un balai aux Pelicans après le sweep infligé par les Warriors au premier tour des playoffs 2015. Et quand un journaliste de Cleveland n’inclue pas Green dans son meilleur cinq défensif de la ligue, elle lui souhaite de « se jeter dans le Lac Erié avec des poids aux chevilles ».

Ayant l’accord tacite de Steve Kerr (« il a besoin de raconter des âneries, je le laisse raconter des âneries »), Draymond Green continue lui de se brouiller avec le moindre profanateur de sa liberté de parler. À son tableau de chasse figurent déjà OJ Mayo, Blake Griffin, Dahntay Jones, Andre Drummond, Metta World Peace, Hassan Whiteside, Trevor Ariza, Doc Rivers, Charkles Barkley et un journaliste de Salt Lake City.

Certains continuent de voir en lui un personnage orgueilleux, un joueur limité, un combo forward qui a eu la chance d’échouer dans un effectif où ses qualités sont exploitées au maximum. Ils n’ont pas tout à fait tort – ce n’est ni un athlète, ni un ange, et il n’aurait sans doute pas réalisé huit triple-doubles cette saison à Philadelphie. Draymond Green laisse faire : il sait que sa propre voix et ses performances couvriront aisément ce brouhaha.

« Je ne suis pas arrogant : je suis confiant. Je ne suis pas un connard : je ne me laisse pas faire. Et je ne suis pas irrespectueux. Simplement, il faut gagner mon respect ».

Pour l’instant, les sceptiques sont confondus.

Interview Ian Mahinmi : « Ma voix pèse dans le vestiaire »

NBA: DEC 02 Pacers at Clippers

Après avoir assisté en civil à la défaite des siens face aux Warriors, nous avons rencontré Ian Mahinmi pour prendre des nouvelles de sa cheville mais surtout pour évoquer avec lui son nouveau rôle chez les Pacers. Le pivot titulaire a franchi un cap cette saison qu’il attribue au travail fourni cet été, à son expérience et à la confiance dont il jouit au sein du vestiaire. De role player à leader, il nous explique sa transition. Lire la suite »

Il y a 10 ans, Kobe Bryant entrait dans la légende

kobe-81-wallpaper

« C’est flou… C’est vraiment très bizarre car je n’ai pas vraiment compris ce qu’il se passait. »

Mercredi, après la défaite face aux Kings, Kobe Bryant a accepté de répondre à quelques questions sur les 10 ans de son record en carrière, les 81 points face aux Raptors.

C’était le 22 janvier 2006. Il y a 10 ans jour pour jour. A l’époque, les Lakers (21v-19d) sont à peine moyens mais en position de qualifiés pour les playoffs, et ils affrontent les Raptors (14v-26d) au Staples Center pour un match de saison régulière comme les autres. Au moment de l’entre-deux, personne n’imagine que ce match va entrer dans la légende.
Lire la suite »

Trop justes pour la NBA, gros plan sur ces joueurs qui patientent en D-League

kj-mcdaniels

Créée en 2001, la D-League a beaucoup changé depuis ses modestes débuts sous la houlette de David Stern. On est ainsi passé de 15 équipes en 2005, à 19 cette saison… et même 22 la saison prochaine !

Surtout, avec 47 joueurs appelés (les Call Ups) la saison passée, la D-League joue désormais pleinement son rôle d’antichambre de la NBA, remettant en selle des jeunes joueurs (Hassan Whiteside l’an passé) ou les blessés (Brandon Jennings récemment) à revenir dans le rythme tranquillement.

Tout aussi récemment, les signatures d’Ish Smith (à Philadelphie) et Sean Kilpatrick (Nouvelle Orléans) sont une nouvelle preuve que les échanges entre les deux étages sont devenus de plus en plus fluides, notamment pour certaines équipes (Oklahoma City ou Toronto) qui disposent de leur franchise affiliée dans les mêmes locaux, ou presque, dans la même ville. Gros plan sur ses joueurs qui ont le cul entre deux… ligues. Lire la suite »

L’infirmerie pleine, Miami lâche dans la tête

chris-bosh

Défait hier soir à domicile par les Bucks, le Heat ne devrait malheureusement pas retrouver le sourire de sitôt. Lire la suite »