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Le 11 juin 1997, Michael Jordan joue le « Flu Game »

Ce soir-là, Michael Jordan ajoutait un nouveau chapitre à une carrière déjà légendaire. Pourtant, il n’a pas battu de record. Il n’a pas été champion NBA, ni réalisé un dunk d’extraterrestre, ou n’a donné la victoire à la dernière seconde. Mais il a été immense.

Le 11 juin 1997, Michael Jordan a vaincu deux adversaires : une intoxication alimentaire et le Jazz dans une rencontre charnière des Finals, devenue le « Flu Game. » Avant ce match, les deux équipes sont à égalité (2-2) et le meilleur joueur du monde connaît une série en montagnes russes.

Un panier au buzzer pour le premier match, suivi d’un énorme match proche du triple double avec 38 points, 13 passes et 9 rebonds. Résultat : deux victoires pour les Bulls. Ensuite, les deux matches au Delta Center sont plus compliqués. Deux performances moyennes pour lui avec 26 points (9/22 au shoot) et 22 points (11/27) et deux défaites pour Chicago.

Une intoxication alimentaire qui cloue Michael Jordan au lit

Le Game 5 de ce mercredi 11 juin s’annonce des plus importants. C’est un match charnière. Utah est sur une bonne dynamique. Le problème, c’est que la veille, Michael Jordan se réveille en sueur et nauséeux. Il a du mal à s’asseoir dans son propre lit et se sent comme paralysé. De sa chambre, il appelle alors le médecin du club. Il souffre d’une intoxication alimentaire, et on évoquera même plus tard un empoisonnement. Pour le médecin, la star des Bulls ne peut pas jouer mercredi.

La star des Bulls reste alors dans son lit pendant 24 heures, manquant les entraînements de mardi matin et ceux de mercredi, jour du match. Il est déshydraté et perd même quelques kilos. Malgré tout, trois heures avant le début de la rencontre, il quitte lui-même l’hôtel et va à la salle.

Ce n’est qu’environ une heure et demi plus tard que Scottie Pippen le voit enfin. Ses propos ne sont pas rassurants. « À aucun moment je n’ai pensé qu’il puisse être en tenue. Je ne l’avais jamais vu comme cela, il n’allait pas bien, je veux dire vraiment pas bien. »

Malgré tout, Jordan va dans le vestiaire et se concentre pour le match. Il met ensuite sa tenue et va voir Phil Jackson. Il peut et va jouer ce match. Il assure qu’il tiendra son coach au courant de son état de santé.

« La plus grande performance de Michael que j’ai vue »

Michael Jordan est donc titulaire et débute par un fadeaway mais on sent bien qu’il n’est pas à 100%. Il gère ses courses, ne propose pas d’intensité dans son jeu et, dès qu’il le peut, se courbe avec les mains sur les genoux. À la fin du premier quart-temps, il a marqué 4 points à 2/5 aux shoots et Chicago est déjà à -13, 29-16.

Après trois minutes dans le second quart-temps, l’écart est monté à -16 (36-20). C’est le moment où Jordan retrouve son jeu. Il va sur la ligne des lancers-francs, chose qu’il n’avait pas fait lors du Game 4. Il enfile les paniers à mi-distance et retrouve de l’agressivité en attaquant le panier, en témoigne sa claquette sur le lay-up de Pippen. Sous son impulsion (17 points), les Bulls recollent au score. 53-49 à la mi-temps pour le Jazz.

En troisième quart-temps, la fatigue et les nausées reviennent, limitant une nouvelle fois son impact sur le terrain. Comme au début du second quart-temps, Utah fait le break au début du « money time ». Mais l’arrière des Bulls élève son niveau de jeu et Chicago réussit un 10-0.

Jordan s’écroule dans les bras de Pippen

À moins d’une minute de la fin, il obtient deux lancers-francs. Il réussit le premier mais manque le second. Mais il prend tout de même son rebond et remet en place l’attaque. Il reste alors 40 secondes, et le score est de 85 partout. Jordan envoie Pippen en poste bas sur Jeff Hornacek et le Jazz commet une erreur tactique en faisant prise à deux. Le Jazz laisse ainsi « His Airness » tout seul à 3-pts. L’ailier de Chicago voit l’ouverture et son coéquipier sanctionne : 88-85 pour les Bulls, avec 25 secondes à jouer.

Deux actions plus tard, et une nouvelle erreur du Jazz qui oublie de faire faute, Jordan s’écroule dans les bras de son lieutenant. Les Bulls s’imposent 90-88 et reprennent la tête de la série. Le MVP 1996 termine la rencontre avec 38 points à 13/27 au shoot, 7 rebonds et 5 passes et 3 interceptions. « C’est probablement la chose la plus difficile que j’ai jamais faite. Si on avait perdu j’aurais été dévasté » déclare-t-il, totalement épuisé.

Même Phil Jackson reste admiratif de la performance de son joueur. « En raison des circonstances, dans un match aussi important, j’avoue que c’est la plus grande performance de Michael que j’ai vue. Rien que le fait d’être debout était dur pour lui, ce fut vraiment un effort héroïque. Un de plus dans sa collection qui a fait sa légende », relate le coach.

Ce soir-là, Michael Jordan a prouvé à tout le monde qu’il était l’un des plus grands compétiteurs de l’histoire du sport, mais aussi l’un des plus courageux, capable de planter 38 points, et d’être clutch malgré la maladie. « Il est le plus grand et tout le monde a compris pourquoi ce soir », résume Scottie Pippen.

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