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Les fans des Wolves entre séquelles du passé et espoirs d’un avenir radieux

NBA – Avant le Game 7, le public des Wolves est à 300% derrière leur équipe mais ils ont trop souffert avec cette franchise pour rêver de la finale de conférence, et encore moins du trophée Larry O’Brien.

Target Center, salle des Wolves

Les Minnesota Timberwolves sont dans leur 35e saison NBA. Depuis leur arrivée dans la ligue lors de la saison 1989-1990, les Wolves se sont qualifiés pour les playoffs à douze reprises, et ont seulement passé le premier tour à deux reprises. La première en 2004 et la seconde cette saison. C’est dire si les fans de Minneapolis n’ont pas été gâtés depuis 35 ans…

Quand on parle des Timberwolves, le premier joueur qui vient à l’esprit est évidemment Kevin Garnett. Avant d’aller gagner un titre avec Boston, Garnett avait passé 12 saisons à Minnesota. Il a mené son équipe en playoffs huit fois de suite entre 1997 et 2004, mais a perdu au premier tour sept fois de suite avant d’atteindre et de perdre la finale de conférence contre les Lakers en 2004.

Après ça, la franchise a connu une période creuse avec 17 saisons et une seule apparition en playoffs, en 2018 avec Jimmy Butler et Tom Thibodeau. Depuis l’arrivée de Chris Finch en février 2021 et la Draft d’Anthony Edwards l’été précédent, les Wolves ont cependant atteint les playoffs lors des trois dernières saisons et ont réussi à briser leur malédiction en balayant les Suns pour atteindre le second tour pour la deuxième fois de leur histoire.

Un avenir prometteur

Leurs fans ont cependant pris l’habitude de s’attendre au pire, et ils ont encore été servi. Après deux victoires à Denver pour ouvrir leur demi-finale de conférence, les Wolves ont perdu trois matchs de suite et se retrouvaient dos au mur à domicile avant le Game 6.

Nous sommes donc allés à la rencontre de quelques fans avant le match pour prendre la température.

« Évidemment quand vous commencez les playoffs par six victoires de suite, et si jamais on perd ce soir, ce serait une grosse déception, » nous avait expliqué Jesse, coach amateur et présent au Game 6 avec son fils. « Par ailleurs, si on prend du recul et qu’on regarde la totalité de la saison et qu’on se remémore les attentes avant la saison, je pense que tout le monde peut être satisfait de ce qu’on a accompli parce que l’avenir de la franchise est vraiment prometteur. »

« Ça ferait mal de perdre quatre matchs de suite mais peu importe comment cette saison se termine, il y a de quoi être optimiste pour la suite, » nous disait  Zach, présent au match avec trois de ses amis.

Un public poli et calme

Cette retenue était présente dans les mots d’autres supporters avec qui nous avons échangé et c’est assez rare pour être souligné. Les fans locaux ont généralement une confiance irrationnelle en leur équipe, mais à Minnesota l’histoire de la franchise semble tempérer les ambitions des supporters. Il y a également deux autres explications.

La première est culturelle. On décrit souvent comme les habitants de cette région comme des gens réservés, bien élevés, et aussi courtois que possible. Ces traits de caractère ont donné naissance à l’expression « Minnesota Nice ». Les fans avec qui on s’est entretenu collaient parfaitement à ce cliché !

La seconde explication est à chercher du côté de Denver. Au moment de notre visite au Target Center, les Nuggets venaient de gagner le Game 5 derrière une performance incroyable de Nikola Jokic. Les supporters des Wolves étaient on ne peut plus admiratifs du triple MVP et des champions en titre.  Malgré le souhait de voir leur équipe gagner le Game 6, on les sentait partagés sur les chances de Rudy Gobert et de Minnesota de ralentir Jokic.

« Il était déjà à ce niveau lors des playoffs la saison dernière. C’est le meilleur joueur du monde, il peut marquer 40 points mais aussi trouver ses coéquipiers, personne ne peut l’arrêter… » soupirait Austin. « Honnêtement, notre meilleur espoir est surement d’amener dix chevaux dans la salle et de les faire trotter autour du terrain pour distraire « Joker ». »

Malgré les performances de Nikola Jokic, ces fans n’avaient rien à dire de mal sur Rudy Gobert bien au contraire. « C’est un défenseur dominateur, il joue dur pendant tout le match, il pose de super écrans, rebondeur intense, ça nous change d’avoir un joueur comme ça avec nous, » décrivait Jesse.

Du Prince pour « chauffer » la salle

Et même quand on nous faisait remarquer les limites du Français en attaque, c’était de façon respectueuse. « Même quand il était à Utah, son apport offensif n’était pas extraordinaire mais ce n’est pas son rôle de marquer 20 points par match ou de créer son propre tir. On a d’autres joueurs qui peuvent faire ça. Et quand vous voyez le travail que fait Rudy match après match, au lieu de juste le voir jouer une ou deux fois quand il n’était pas un joueur de Minnesota, vous vous rendez compte de son impact. C’est vraiment impressionnant. »

C’est donc sans espoir débordant mais toutefois bien déterminés à soutenir leur équipe que les fans des Wolves ont abordé ce Game 6. Dans un match couperet, ce paradoxe était également présent dans la salle au moment de l’entre-deux.

Alors que les matchs de playoffs sont souvent décrits en termes guerriers, c’est l’instru si singulière et funky de « When Doves Cry » de Prince, l’artiste légendaire originaire de Minneapolis, qui a accompagné les joueurs sur le terrain. Le temps d’un instant, vous vous demandez si les Wolves vont enchainer une chorégraphie plutôt que 48 minutes disputées.

Ce soir-là, les Wolves n’ont fait qu’une bouchée des Nuggets, l’emportant de 45 points et envoyant tout le Target Center en liesse. Après tout ce que ces fans ont vécu depuis des années, ils veulent simplement profiter de l’instant présent, sans trop en demander.

Les Nuggets comme modèles des Wolves

Au fond d’eux, ils savent que leur équipe est capable de battre les Nuggets. Ils l’ont fait avec autorité trois fois déjà. Peu importe si les Wolves gagnent ou perdent le Game 7, leurs fans peuvent enfin être fiers de leur équipe.

« C’est la deuxième fois de notre histoire que nous passons le premier tour. Nous étions tous très jeunes en 2004 quand ils l’avaient fait pour la première fois, et c’est sympa de pouvoir vivre ça, » décrivait Devin, dernier membre du groupe d’amis avec lequel nous avons échangé.

Et si c’est possible, sans vouloir évidemment déranger, ils espèrent que cette équipe, étape après étape, puisse redéfinir la réputation de cette franchise.

« On a atteint les playoffs la saison dernière. Deuxième tour cette année. C’est un peu comme les Denver Nuggets. Ils ont construit leur succès lentement jusqu’à leur titre la saison dernière. On essaie de construire la même chose ici. »

Propos recueillis à Minneapolis.

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