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Coaching | La défense des Lakers, problème tactique ou d’effectif ?

NBA – Meilleure défense de NBA l’an passé, les Lakers sont tombés au 19e rang en ce début de saison. Problème d’effectif ou de schémas tactiques ? En interne, on ne semble pas d’accord…

À la pause de Thanksgiving, les Lakers sont actuellement à l’équilibre (10 victoires – 10 défaites). Au quart de la saison, avec leur effectif, ça peut sembler décevant mais compte tenu des blessures et de ce qu’ils ont affiché sur le terrain par séquences, c’est plutôt correct. Car avec désormais la 24e attaque (105.8 points inscrits sur 100 possessions) et la 19e défense (108.5 points encaissés sur 100 possessions), ils font partie du dernier tiers de ce début de saison et pointer à la 7e place de la conférence Ouest est donc plutôt une bonne nouvelle.

Jusqu’à présent, on a surtout mis en lumière les difficultés d’adaptation de Russell Westbrook, et les problèmes offensifs qui en résultaient, l’attaque restant à la 24e place de la ligue alors que l’arrivée de l’ancien MVP devait y donner un coup de boost.

Des schémas trop prévisibles pour Anthony Davis

Mais le problème est aussi (et surtout) défensif pour le groupe de Frank Vogel, qui est passé de la meilleure défense de toute la NBA, l’an passé, au tiers inférieur cette saison.

Comment expliquer cette régression ? Ça dépend à qui on demande…

« L’effort, c’est le principal. Ensuite, la communication. Il faut parler », pestait ainsi Anthony Davis après la défaite face à Boston. « Tout le monde doit faire son boulot. Les grands doivent faire ce qu’ils sont censés faire sur le pick-and-roll, et les arrières ce qu’ils sont censés faire sur les écrans entre extérieurs. Tout le monde doit faire son boulot et suivre le plan général. On peut être une défense d’élite. Nous avons de grands défenseurs mais il faut qu’on soit capable de le faire collectivement. »

Après une défaite face au Thunder, Silver Screen & Roll rappelle également que l’intérieur râlait contre les stratégies défensives mises en place, trop prévisibles et qui avaient permis à Oklahoma City de faire la différence.

« Ils savaient ce qu’on faisait, et ils ont utilisé ça toute la seconde mi-temps, leur coach ou Shai (Gilgeous-Alexander), peu importe qui a pris la décision de mettre leurs joueurs aux bonnes places. »

Beaucoup de « zone » pour s’adapter à l’effectif en place pour Frank Vogel

De son côté, Frank Vogel a au contraire plusieurs fois mis en avant « l’effectif » dont il dispose pour expliquer les difficultés défensives de ce début de saison. Sans nommer personne, l’entraîneur a ainsi confirmé que son équipe a « du mal à contenir les arrières rapides, qui shootent de loin, avec l’effectif de cette année. »

Il n’y a en effet plus Kentavious Caldwell-Pope et Alex Caruso pour s’occuper des meilleurs extérieurs adverses, alors que Russell Westbrook, Carmelo Anthony ou encore Malik Monk ne sont pas des grands défenseurs. Ce qu’on comprend donc au fil des interviews, malgré toutes les précautions sémantiques de l’entraîneur, c’est que Los Angeles cherche des moyens de masquer collectivement les défauts individuels de l’effectif mis en place cette saison.

« Nous évoluons en tant que défense », admet le coach. « Notre staff essaie d’être très créatif avec l’effectif que nous avons, pour le mettre en position de réussir. Il y a certains détails de notre défense homme à homme qui prennent du temps à être assimilés par nos gars, et nous avons trop de pannes, surtout en début de match. »

Sur Reddit, un internaute a ainsi fait une démonstration intéressante (mais qui oublie sans doute trop les responsabilités des autres Lakers) sur l’utilisation de DeAndre Jordan. Titulaire sur 13 des 20 matchs de l’équipe, le pivot « force » les Lakers à défendre en « match-up zone », une défense intermédiaire entre la défense individuelle et la défense de zone, pour masquer le fait que l’intérieur ne peut pas « switcher » sur les extérieurs.

Une adaptation à la volée

Le problème, c’est que Los Angeles ne semble pas savoir défendre dans ce type de schéma tactique. À chaque match, des séquences affichent le manque de liant, à l’image de ce 3-ppints (avec la faute) de Chris Duarte…

Ou de cet autre 3-points de Malcolm Brogdon, après deux simples passes derrière la ligne à 3-points.

Voir de telles erreurs après un quart de la saison est tout de même inquiétant, même si les nombreuses blessures des Lakers, et notamment de LeBron James, expliquent pour une partie ces manques d’automatismes. La seule certitude, c’est que Frank Vogel et son staff doivent travailler à la volée, et que ça entraîne beaucoup d’errements.

« Nous introduisons beaucoup de (défense de) zone et cela peut parfois avoir un impact sur votre concentration et vos missions en homme à homme si on alterne beaucoup entre les deux », conclut le coach, qui n’a d’ailleurs jamais été fan de la « zone » dans sa carrière. « Cela fait partie de notre évolution et de l’apprentissage de ce que nous pouvons faire avec ce groupe sur le plan défensif. Il y a évidemment trop de gars qui brillent (contre nous). »

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