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Coaching | Le « Spain Pick & Roll », symbole du défi tactique en NBA

NBA – Après les duels de Team USA avec l’Espagne lors des Jeux olympiques, les techniciens NBA ont pleinement intégré le « Spain Pick & Roll » à leurs playbooks. Entraînant des adaptations défensives et des contre-adaptations offensives particulièrement intéressantes…

Le « Spain Pick & Roll » est l’un des schémas les plus intéressants de la NBA actuelle, et ce pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’il est très courant et qu’on en a donc déjà pas mal parlé, les Rockets de Mike D’Antoni l’ayant beaucoup utilisé, ainsi que les Mavericks afin d’exploiter au mieux la vision du jeu de Luka Doncic.

Mais aussi parce qu’il est extrêmement piégeux face à des défenses « classiques », comme l’ont encore montré Trae Young et les Hawks lors du Game 1 face aux Knicks dans ces playoffs, en faisant la différence trois fois de suite grâce aux bonnes lectures du meneur sur ce « Spain Pick & Roll » dans le « money time ».

Un chemin difficile à déterminer

Il est également très intéressant d’un point de vue historique car d’où vient-il ? Comme son nom l’indique, l’univers NBA l’a découvert (ou redécouvert) lors des affrontements entre Team USA et l’Espagne, aux Jeux olympiques. Pau Gasol et sa troupe l’utilisaient ainsi pas mal pour perturber la défense américaine et comme le monde du basket se copie en permanence, l’idée a rapidement été intégrée aux playbooks NBA à partir de 2012.

Même s’il est toujours extrêmement compliqué d’identifier « l’inventeur » d’un système, Andrea Trinchieri assure que c’est le mythique Zeljko Obradovic qui l’a introduit en Europe en 2009. On en trouve pourtant déjà trace à Trévise (l’ancien club de Zeljko Obradovic, qu’il a quitté en 1999) en 2002. Est-ce un reliquat de ses systèmes de jeu, ou bien l’idée flottait déjà dans l’univers basket européen, sans être pour autant systématisée ? Impossible à dire, mais ce qui est certain, c’est que peu importe le chemin, elle est devenue très commune en NBA.

Elle l’est d’ailleurs tellement devenue qu’à partir de 2017, les défenses ont trouvé de nouvelles rotations afin d’éviter les pièges. Pour rappel, un « Spain Pick & Roll », c’est un pick-and-roll classique auquel on ajoute un écran dans le dos de l’intérieur impliqué défensivement. Pour des défenses « traditionnelles », ça peut provoquer de gros problèmes car, comme les Knicks le montrent, ça offre beaucoup de possibilités d’erreurs à exploiter.

Pour éviter cela, les Warriors et d’autres équipent ont commencé à « switcher » différemment, le défenseur chargé du joueur placé pour poser l’écran dans le dos devant reconnaître le système pour changer sur le porteur du ballon immédiatement. Une stratégie qui court-circuite cette mise en place, et s’est souvent révélée efficace.

Un schéma de jeu qui illustre les parties d’échecs qui se jouent en NBA

Mais le combat tactique est toujours bien vivace en NBA, et face aux ripostes des défenses, les attaques ont trouvé de nouveaux moyens de créer des décalages. Comme les Suns l’ont illustré la nuit dernière.

Car Phoenix semble mettre en place un « Spain Pick & Roll » classique, que Dennis Schröder et Kentavious Caldwell-Pope reconnaissent immédiatement. L’arrière quitte donc Devin Booker pour bloquer Chris Paul, tandis que son compère récupère son joueur. Sauf que toute cette mise en place est un piège, Deandre Ayton allant de son côté placer un écran sur LeBron James pour permettre le retour de Mikal Bridges dans l’axe du panier !

Le « King » est totalement surpris et ça offre un shoot complètement ouvert à l’ailier de Phoenix. Il y a d’ailleurs plusieurs éléments intéressants à noter sur ce schéma. Le plus important, c’est toutefois que Devin Booker doit rester assez bas, au niveau des lancers-francs, pour faire croire à son écran. S’il monte trop haut, Dennis Schröder pourrait dans ce cas-là être en position de perturber la ligne de passe entre Chris Paul et Mikal Bridges.

Mais en voyant ce schéma, on peut aussi repenser au chemin parcouru par ce « Spain Pick & Roll », popularisé en Europe par Zeljko Obradovic en Europe à la fin des années 2000, récupéré par l’Espagne de Sergio Scariolo aux JO, copié par les techniciens NBA suite aux affrontements de la « Roja » avec Team USA, contré par les spécialistes défensifs des Warriors et d’autres clubs, et désormais contre-contré. En attendant le contre-contre-contre…

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