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Le rythme des Celtics coupé par la « zone »

Alors qu’ils avaient plutôt bien géré la « zone » de Miami lors du Game 1, les Celtics ont été asphyxiés lors du Game 2 par cette défense en 2-3 proposé par Erik Spoelstra.

Vu les difficultés des Celtics face à la zone des Raptors, on savait que le Heat allait également la ressortir. La 2-3 d’Erik Spoelstra n’avait pas été le facteur majeur du retour de son équipe lors du Game 1, et lors de la première mi-temps du Game 2, Boston a également plutôt bien contré la stratégie défensive adverse.

Par contre, au retour des vestiaires, Ban Adebayo et ses coéquipiers ont coupé le rythme des C’s avec leur zone.

Couper les lancements de Jayson Tatum et Kemba Walker

Comme l’explique Gibson Pyper, l’attaque de Boston repose sur les lancements de de Kemba Walker et Jayson Tatum dans l’axe du terrain, et avec ses joueurs en zone 2-3 (un premier rideau de deux joueurs, avec un deuxième rideau de trois joueurs derrière), Erik Spoelstra perturbe cette rampe de lancement. Surtout que ce sont les deux extérieurs les plus athlétiques (Jimmy Butler, Jae Crowder ou Derrick Jones Jr) qui constituent le premier rideau.

Un autre point intéressant, c’est l’utilisation de la « zone press 2-2-1 » par Miami dans le troisième quart-temps, ce que l’équipe floridienne n’avait pas fait durant la première rencontre.

En gros, il y a là trois rideaux défensifs avec Bam Adebayo sous son cercle, deux joueurs devant lui et deux joueurs encore devant, chargés de gêner la remontée du ballon. Cette « 2-2-1 » redevient une « 2-3 » lorsque le ballon a traversé le milieu du terrain… sauf que les Celtics ont perdu quelques secondes pour y parvenir.

Désormais, ils doivent attaquer la « zone » avec 15 secondes à l’horloge, et sont donc obligés de se presser…

1.10 point par possession en général, 0.79 face à la « zone »

Selon le décompte de Gibson Pyper, Boston a joué 93 possessions face à une « zone », contre les Raptors et le Heat. L’efficacité des hommes de Brad Stevens est inquiétante, avec 72 points inscrits pour 21 pertes de balle, soit 0.79 point par possession, leur moyenne générale sur ces playoffs étant de 1.10 point par possession.

En 51 possessions face à la « zone » des Raptors, le bilan était ainsi de 40 points et 14 pertes de balle, soit exactement 0.79 point par possession. Lors du Game 1 face au Heat, Boston s’en est bien tiré avec 13 points sur 12 possessions, et une seule perte de balle, soit 1.09 point par possession. Par contre, lors du Game 2, on ne dénombre que 19 points sur 30 possessions, avec 6 pertes de balle. Soit une efficacité de 0.65 point par possession.

Évidemment, c’est problématique, mais Brad Stevens pensait que c’était surtout un problème de rythme.

« C’est une zone difficile à affronter. On l’a bien fait au Game 1 mais nous avions un meilleur rythme. Donc on va regarder ça, et essayer de voir si c’est un problème technique, un problème de rythme, un problème d’exécution ou juste un problème de concentration (…) Si vous ressortez de la zone, vous ressortez sur la défense. Donc il faut menacer le cercle, pour que le défenseur du milieu défende sur plusieurs joueurs, afin de rétrécir le fond. Je trouve qu’on a fait du bon travail pour attaquer depuis les coins à plusieurs occasions. On a manqué des tirs ou on a attaqué le cercle (ligne de fond), on a fait la passe à celui qui allait au cercle et il a juste raté. Mais Bam Adebayo a joué un grand rôle dans ça » détaillait ainsi le technicien celte.

Gordon Hayward précieux pour casser cette défense ?

Comme l’explique très bien Gibson Pyper, les Celtics ont pourtant fait ce qu’il fallait pour casser la « zone », en attaquant les intervalles et les points vulnérables, en utilisant un joueur chargé d’orienter le jeu poste haut, en profitant des mouvements pour attaquer depuis les corners, notamment la ligne de fond.

La « zone » n’est plus une tactique exubérante qui glace automatiquement les attaques en NBA. Elle y est désormais trop employée, mais elle change toujours les lignes de passe et les aides auxquelles les joueurs sont habituées.

Pour Boston, le retour de Gordon Hayward serait d’ailleurs précieux pour « casser » cette zone, l’ancien d’Utah étant très bon pour se faufiler dans les intervalles et diriger notamment le jeu poste haut. Même si Erik Spoelstra a sans doute encore quelques tours dans son sac pour continuer à surprendre ses adversaires…

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