Pariez en ligne avec Unibet
  • 100€ offertsLa suite →

Les dessous de la photo des « Balkan Boys »

Fin août, pendant que la NBA était plongée dans une grève, les joueurs de l’ex-Yougoslavie décidaient de tous se retrouver.

Les clichés ont fait le tour de la toile fin août. Attablés, des joueurs de l’ex-Yougoslavie regardent l’objectif de Terry Stotts, et on reconnaît Nikola Jokic, Ivica Zubac, Luka Doncic, Goran Dragic, Jusuf Nurkic, Nikola Vucevic, Mario Hezonja, Boban Marjanovic et Vlatko Cancar. Une « Dream Team » comme écrit Mario Hezonja sur les réseaux sociaux, qui a une pensée pour les absents comme Bogdan Bogdanovic, éliminé avec les Kings, et déjà reparti.

C’était le 26 août dernier, au restaurant Three Bridges de l’hôtel the Coronado Springs Resort, et c’est Goran Dragic qui en raconte la genèse. « On ne savait pas ce qu’il allait se passer, si on allait rejouer ou pas » se souvient le Slovène, à propos de la grève lancée par les Bucks. « On s’est dit : « OK, c’est peut-être le dernier jour dans la bulle. On ne sait jamais, allons nous éclater ». »

Au menu, des souvenirs, des chansons serbes, et de la rakija dans les verres ! « Je suis davantage un gars qui boit de la bière. Pour moi, c’est vraiment difficile de boire de l’alcool fort. Je fais 85 kg. Je ne suis pas un poids lourd comme Marjonovic, Vucevic, Jokic… » poursuit Goran Dragic.

« Si l’ancienne Yougoslavie était un jour réunifiée, ça donnerait une incroyable équipe de basket »

Ces retrouvailles entre Serbes, Slovènes ou encore Croates, Bosniens et Monténégrins ont fait le plus grand bien à chacun alors que les équipes étaient sur le point d’entamer leur troisième mois dans la bulle.

« J’ai vraiment adoré, et les gars aussi. On a juste pris du bon temps » confirme Nikola Jokic dans le Denver Post. « Rien que le fait de discuter avec des gens qui parlent la même langue, de partager nos opinions, notre expérience, et tout ça. »

D’autant que finalement, les NBAers originaires de l’ex-Yougoslavie se voient rarement à plusieurs dans l’année, voire même pendant leur carrière. « Peut-être à l’Eurobasket » s’interroge Goran Dragic. « On traîne parfois ensemble mais jamais à sept ou huit. »

Résultat, les joueurs de l’ancienne Yougoslavie vont se revoir dès le lendemain, dans un autre restaurant. Pas très loin d’eux, Mike Malone en avait les yeux qui brillent. « En regardant la table, on voyait qu’il y avait tellement de talent… Si l’ancienne Yougoslavie était un jour réunifiée, ça donnerait une incroyable équipe de basket. »

Une « Dream Team » comme résume Mario Hezonja, mais ce que retient Goran Dragic, c’est que les souvenirs de la guerre ne les ont pas séparés : « Je trouve que l’image parle d’elle-même. C’est formidable que toutes les nations, toutes les religions se réunissent et se retrouvent. Et que personne garde rancune de ce qui s’est passé auparavant. Personne ne veut de la guerre et tout le monde souffre pendant la guerre. »

A lire aussi
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |   0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Toute l’info en continu

Afficher les actus suivantes

Les + partagés

Afficher la suite des + partagés