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Crise du Covid-19 : des équipes forcées de transférer des joueurs ou vendre des choix de Draft ?

Les conséquence financières de la crise du Covid-19 pourraient se ressentir sportivement, avec des équipes peut-être forcées de transférer des joueurs, ou de vendre des choix de Draft…

Quelles conséquences aura la crise économique engendrée par le Covid-19 sur les franchises NBA ? Pour l’instant, il est très compliqué de répondre mais ESPN rapporte que les clubs se préparent à des destins différents.

La réponse dépend en partie de la taille du marché mais également du domaine d’activité des propriétaires.

Associé chez Kleiner Perkins, l’un des plus gros fonds de capital-risque de la Silicon Valley (qui a ainsi financé le développement de Compaq, Amazon, Google ou encore Twitter), Joe Lacob n’a pas trop perdu depuis le début de la crise. Le propriétaire des Warriors profite même de ses relations dans les nouvelles technologies pour imaginer des méthodes pour remplir (un peu) le Chase Center la saison prochaine, et ainsi limiter la casse.

Des propriétaires différemment touchés, selon leur domaine d’activité

Il entend également emprunter 250 millions de dollars auprès de Goldman Sachs pour assurer les futures dépenses du club, malgré les pertes à prévoir, ce qui lui a permis d’éviter tout licenciement au sein de sa franchise.

« Les Warriors ont la capacité de collecter des fonds que beaucoup d’équipes n’ont pas », répond un dirigeant anonyme d’une autre équipe, toujours à ESPN. « Tant mieux pour eux. Si notre équipe était dans cette situation, nous pourrions avoir à échanger des joueurs pour y faire face. »

Car Golden State est un cas particulier, 80 % des revenus de l’organisation provenant du Chase Center, sa billetterie pouvant rapporter cinq millions de dollars par rencontre. Pour beaucoup d’autres, c’est deux voire un million.

La fermeture des salles, et la possibilité de jouer la prochaine saison à huis clos (ou presque) serait donc une catastrophe pour les Warriors, si les propriétaires du club n’avaient pas les poches pleines, et des investissements dans les nouvelles technologies, qui ont été parmi les secteurs les moins touchés.

À Cleveland, Dan Gilbert fait lui carrément partie des « gagnants » de la crise. Sa compagnie de prêts hypothécaires a ainsi annoncé un bénéfice attendu entre 3,35 et 3,55 milliards de dollars au deuxième trimestre 2020.

Même chose chez les Clippers, où Steve Ballmer a vu les actions de Microsoft continuer leur hausse, faisant grimper sa fortune personnelle de 10 milliards de dollars sur les six derniers mois, pour atteindre désormais 70 milliards de dollars. De quoi pouvoir régler les différends judiciaires à coups de chéquier…

Pas de contrats longs lors de la prochaine free agency ?

Sauf qu’à côté des milliardaires de la tech, d’autres propriétaires ont eux beaucoup perdu dans leurs activités traditionnelles. C’est par exemple le cas de Tilman Fertitta, qui a fait fortune dans la restauration, l’hôtellerie et les casinos, des secteurs très touchés, et qui a porté plainte contre l’assureur des Rockets, Affiliated FM Insurance, qui a refusé un versement de 400 millions réclamé par l’homme d’affaires suite à l’arrêt de la saison NBA.

C’est le cas aussi d’Herb Simon, le propriétaire des Pacers, dont l’activité est l’exploitation de centres commerciaux ou de Micky Arison, le propriétaire du Heat, qui gère principalement une compagnie de croisières.

Pour les propriétaires qui ont perdu beaucoup d’argent dans leurs activités principales (la fortune personnelle de Micky Arison aurait ainsi été amputée d’un tiers depuis le début de la crise…), les conséquences pourraient s’en ressentir sportivement, des dirigeants prévoyant des transferts ou la vente de choix de Draft au premier tour.

« Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je pourrais perdre 50 millions de dollars la saison prochaine », explique ainsi un propriétaire. « Si cela se produit, j’ai trois options : je peux emprunter l’argent, je peux vendre une partie de l’équipe ou je peux faire un appel de fonds, et moi et mes partenaires devrons faire des chèques. »

Ce qui est quasiment certain, c’est que la prochaine free agency, qui débutera la 18 octobre, sera très calme.

« À quelques exceptions près, personne ne veut prendre d’engagements sur le long terme pour l’instant », conclut ainsi un GM. « On le sent déjà venir. »

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