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Il y a 20 ans, Larry Bird tournait déjà la page du coaching

La légende des Celtics avait décidé de vivre une courte carrière sur les bancs. Trois ans après son arrivée à Indiana et alors qu’il était proche du titre, il n’avait pas souhaité continuer l’aventure.

C’était l’intuition de son premier coach à Boston entre 1980 et 1983, Bill Fitch. Larry Bird allait un jour, une fois sa carrière de joueur terminée, devenir coach en NBA.

C’est devenu une réalité en 1997, cinq ans après sa retraite. Ces cinq années ont été précieuses pour soulager son dos meurtri, celui qui a précipité la fin de son aventure avec les Celtics.

« J’ai quitté le basket en pensant que j’allais aimer le fait d’élever mes enfants », racontait-il au New York Times en 1997. « Et c’était bien. J’étais une sorte de consultant pour les Celtics mais, honnêtement, je n’ai pas fait grand-chose, allant à Boston seulement six jours par mois. Je me couche tous les soirs à 21h, car je suis un lève-tôt. Mais globalement, j’avais la sensation de perdre mon temps, de ne rien accomplir. La compétition me manquait. »

Un triple MVP peut-il être un grand coach ?

Trop jeune (il a alors 40 ans passés) pour se vautrer dans un fauteuil et ne plus rien faire, Larry Bird a donc accepté un poste de coach à Indiana. C’est parfait pour lui puisque cela le rapproche de son État de naissance et parce que les Pacers sont une équipe d’expérience. Et pourquoi pas Boston ?

« Je me suis fait un nom là-bas en tant que joueur et si je ne réussis pas – l’équipe est très jeune – ça va ternir tout ce que j’ai fait chez les Celtics. »

Toute la question qui se pose, c’est de savoir si un joueur aussi immense, un des plus grands de l’histoire, peut réussir à transformer son talent de joueur en coach. Magic Johnson venait de tenter sa chance avec les Lakers en fin de saison 1993-1994. Sans succès.

« Concernant Magic, je pense qu’il voulait encore jouer », analysait Larry Bird à l’époque. « Voilà pourquoi il était frustré. Il est arrivé avec cette attitude, il était trop impatient. Moi, je ne veux plus jouer du tout, c’est une page de ma vie qui est définitivement tournée. »

Une autorité naturelle

Donnie Walsh, le GM des Pacers, était lui plus confiant, rappelant les exemples de Lenny Wilkens et Billy Cunningham. « J’ai toujours pensé que Larry était un coach sur le terrain », ajoute le dirigeant, alors que Danny Ainge, son ancien coéquipier à Boston, fut surpris de le voir enfiler ce costume.

Solide équipe du milieu des années 1990 avec Larry Brown, le prédécesseur de Larry Bird, les Pacers ont connu une saison 1996-1997 manquée avec seulement 39 victoires et des vacances anticipées dès avril. L’ancienne gloire des Celtics doit donc faire repartir la machine et il s’attaque à la condition physique des joueurs.

« J’ai aimé tout ce qu’il a dit », raconte Reggie Miller après le premier contact avec lui. « Il a fait la plupart des choses dont tout le monde rêve », souligne de son côté Mark Jackson.

L’équipe avait été plombée par les blessures. Une fois en ordre de marche et avec l’expérience qui compose ce groupe, le travail de Larry Bird est facilité.

« Mon boulot, c’est d’enseigner », affirme-t-il. « De les préparer pour le match. Quand la rencontre commence, c’est eux qui ont la main. Ce n’est plus le coach. Bien sûr, je fais les remplacements, j’annonce des systèmes, mais ils doivent lire les défenses, défendre et bloquer au rebond. »

Partir presque au sommet

C’est à ça que ressembleront les Pacers de Larry Bird. Remarquablement bien coachés, ils s’imposeront entre 1997 et 2000 comme une équipe puissante, difficile à bouger. Michael Jordan, dans « The Last Dance », a rendu un hommage appuyé à cette formation, estimant qu’en dehors des Pistons version « Bad Boys », ce fut la plus dure à éliminer des années dorées de Chicago.

En 214 matches de saison régulière, Larry Bird en remporte 147, soit 68 % de victoires. Il fut même sacré coach de l’année dès sa première saison, en 1997-1998. Il est très proche de faire tomber les Bulls en finale de conférence 1998, s’inclinant dans le Game 7.

La saison suivante, toujours en finale de conférence, il bute sur les Knicks. Ce n’est qu’en 2000, qu’enfin il rejoint les Finals face aux Lakers. Sauf que Shaquille O’Neal est trop fort et Los Angeles remporte le titre.

Le 22 juin 2000, conformément à son plan de carrière, Larry Bird quitte la scène alors que les Pacers sont aux portes du titre.

« Quand il m’a dit ça, je l’ai cru », explique Donnie Walsh au Chicago Tribune en 2000, à qui Larry Bird avait dit durant l’été 1999 que ce serait sa dernière saison. En 1997, au moment de prendre le poste, il avait été clair : il resterait trois saisons. Pas une de plus. « Et je n’ai pas essayé de le convaincre », termine le GM des Pacers.

Larry Bird ne partira pas bien longtemps d’Indiana. Il reviendra en 2003 pour y devenir GM, jusqu’en 2012, puis de nouveau entre 2013 et 2017. Ensuite, son désir de liberté sera trop fort et il lâchera tout poste à temps plein.

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