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Un astérisque dans le palmarès pour le champion NBA 2020 ?

Comme souvent évoqué pour les saisons raccourcies du lockout (1999 et 2012), le champion 2020 sera-t-il à part dans l’histoire de la NBA ? Aura-t-il un astérisque à côté de son nom dans le palmarès pour souligner les conditions exceptionnelles de cette fin de saison ?

Le débat avait été présent durant les saisons 1998-1999 et 2011-2012. Le lockout avait tronqué la saison régulière et d’aucuns estimaient que le champion de ces années-là allait, en conséquence, être spécial. Il fallait donc y placer un astérisque pour rappeler que ce titre ne fut pas comme les autres. C’était en tout cas l’idée de Phil Jackson, avec sans doute l’objectif plus ou moins caché de rabaisser le succès des Texans.

Finalement, quelques années après, ce débat des saisons 1999 et 2012 n’a plus vraiment lieu, même s’il est parfois rappelé par les supporters des équipes vaincues. En revanche, il a ressurgi pour la saison 2019-2020 avec cette coupure de plus de quatre mois et des playoffs joués à huis clos, dans un lieu unique.

Un champion non respecté ?

Il est certain que ce titre 2020 sera remporté dans des conditions exceptionnelles, jamais observées dans l’histoire de la NBA. De quoi le placer à part dans le palmarès ? C’est la position de Shaquille O’Neal, qui souhaitait même annuler la fin de saison.

« Oublions cette saison et revenons l’année prochaine », avait déclaré l’ancien pivot dans les colonnes de USA Today. « N’importe quelle équipe peut gagner le titre cette année, si une équipe pas favorite profite du nouveau format, donc il y a un astérisque. Car ce champion ne sera pas respecté. »

L’ancienne star des Lakers est plutôt seule à tenir ce discours. Steve Kerr s’est récemment exprimé sur la question et, même s’il n’a plus rien à jouer cette saison, il pense que ce titre ne doit pas être stigmatisé.

« Je crois fermement que ce titre, avec ces conditions, va compter », explique sur les ondes de 95.7 The Game celui qui a remporté le fameux titre en 1998-1999 avec San Antonio. « Les gens vont vouloir y mettre un astérisque, mais pour moi, il n’y en aura pas. Pour parvenir à remporter la bague, ce sera sacrément difficile. »

Les acteurs mettent en avant la difficulté de la conquête de ce titre

Toujours chez les coaches, Michael Malone, qui est encore en course, va dans le même sens et se demande même si un parcours a déjà été aussi aride pour gagner un titre. Tilman Fertitta s’appuie lui sur le format des playoffs pour ne pas faire de différence avec les autres années.

« Peu importe qui va remporter le titre, il n’y a pas astérisque », estime le propriétaire des Rockets. « Peu importe le vainqueur, nous, Los Angeles ou Milwaukee. Pourquoi faudrait-il en mettre un ? Il faut gagner quatre séries au meilleur des sept matches. »

Et chez les joueurs ? On reste à Denver et à Houston, avec pour commencer l’avis d’Austin Rivers, qui rejoint les sentiments de Michael Malone.

« Les gens affirment qu’il y aura un astérisque à côté du champion : c’est l’opposé pour moi », livre l’arrière. « Peu importe le vainqueur, ce sera encore plus dur de le faire. Il faudra le mériter, être resté en forme, retrouver une alchimie. D’après moi, ce sera le titre le plus difficile à gagner de l’histoire. » 

Pas de distinction non plus chez Jerami Grant, sur les ondes de Yahoo! Sports, pour le futur champion 2020. « Je ne mettrai pas d’astérisque au vainqueur du trophée car, quand on est sur le parquet, l’aspect compétition prend le dessus, avec ou sans public. Dès que les playoffs commencent, c’est la compétition qui domine. »

L’astérisque des titres du lockout n’a pas tenu…

Et si ce débat était surtout ponctuel ? Ne serait-ce pas l’histoire qui décidera ou non de faire des vainqueurs de la saison 2019-2020 des champions uniques ? Richard Jefferson défend cette thèse.

« Je pense que c’est de la folie », affirme le champion 2016, ancien des Cavaliers et des Nets. « Est-ce qu’il y a un astérisque à côté des Spurs pour 1999 ? Non. Cela n’existe pas. Alors oui, ce n’est pas parfait, ça n’a jamais été fait comme ça, mais les équipes auront les mêmes conditions, donc le vainqueur sera un vrai champion. Ce sera même encore plus ardu, puisqu’il y a une coupure. »

Il est vrai que personne désormais ne pense retirer un titre à Tim Duncan, champion et MVP des Finals en 1999, ni à LeBron James, champion et MVP des Finals en 2012. Serait-ce le cas en 2020 ? L’histoire et le temps trancheront.

Ce qui est certain, c’est que, si on peut toujours discuter de la valeur du titre (plus facile ou plus difficile à gagner selon les avis), il semble évident que le nom qui sera gravé à jamais dans la colonne 2020 du palmarès NBA aura pour toujours une saveur particulière, surtout pour les contemporains, suite à ces conditions inédites.


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