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« We Believe », la folle épopée des Warriors de 2007

Avant de dominer la NBA, avec trois titres en cinq ans, Golden State a longtemps été une faible équipe de l’Ouest. Mais pendant une saison, les « We Believe » ont changé ça.

Ça commence dans un bar, le Smitty’s Cocktails à côté du Lake Merritt, à Oakland. Les trois protagonistes ? Don Nelson (Nellie), Stephen Jackson (Jack) et Baron Davis (BD).

« On a joué au shuffleboard et bu des scotchs pendant des heures », conte Stephen Jackson. « On était tous ivres et Nellie me dit à moi et BD : vous allez être mes capitaines. Vous gérez l’équipe et on va s’amuser. »

Le ton était donné.

Matt Barnes, le repris de justesse

Mais l’histoire de ces Warriors démarre vraiment durant l’été 2006, avant le camp d’entraînement. Avec un effectif centré sur sa ligne arrière Baron Davis – Jason Richardson, Golden State a fini la saison précédente à une triste 13e place à l’Ouest, avec 34 victoires seulement. Le coach, Mike Montgomery, en fait les frais. Il est alors remplacé par une vieille connaissance, Don Nelson.

En bisbille avec les Mavs où on le pousse vers la sortie en promouvant son disciple Avery Johnson, le coach se réfugie donc sur la côte pacifique avec un sacré chantier à assurer. Pas le premier dans sa longue carrière…

« À vrai dire, je n’aimais pas beaucoup cette équipe », balance Don Nelson sur NBC Sports. « Il fallait qu’on fasse quelque chose parce que l’équipe n’avait pas eu beaucoup de succès et on avait le même effectif. Donc quand on a eu la possibilité de faire un gros échange, il fallait le faire. On était trop lent. On avait des bons joueurs, mais sans grand talent à l’intérieur. Il fallait changer les choses et vite ! »

La première pièce du puzzle sera quasiment récupérée au bord de la route, avec un Matt Barnes repris de justesse. Après plusieurs tentatives ratées en NBA, le garçon semblait se tourner vers la NFL…

« J’étais dans ma quatrième ou cinquième année mais je n’avais pas vraiment eu la chance de jouer un rôle significatif. J’avais aligné les essais pour la NFL de mon côté, car le foot était mon premier sport. Je me suis dit : tant pis, si le basket ne marche pas, je vais voir ce que je peux faire sur les terrains de foot. »

Et puis, lors d’une des innombrables sessions estivales auxquelles participent les joueurs NBA, voilà que Matt Barnes est invité à passer chez les Warriors. « Mais un jour que je jouais dans un pickup game, Baron Davis était là et il me dit de venir jouer avec eux. Je l’ai fait et j’ai bien joué. Mais je ne savais pas que tout ce temps, Don Nelson était là et nous regardait jouer. Il est venu à la fin de la session et, sans garantie, il m’a dit de venir pour le prochain camp d’entraînement. C’est tout ce dont j’avais besoin ! »

Reboosté, Matt Barnes sera non seulement intégré à l’équipe mais il en sera un acteur majeur avec sa polyvalence et son intensité de chaque instant.

Stephen Jackson et Al Harrington débarquent

Démarrant la saison avec 7 victoires pour 3 défaites, Golden State ne parvient pas à enchaîner. À la mi-janvier, sur une série de 7 revers en 9 matchs, les Warriors sont en belle galère à 18 victoires pour 20 défaites. « On n’était pas une équipe très talentueuse par rapport au reste de la ligue », souligne Matt Barnes. « On avait Baron, J-Rich, un jeune Monta Ellis, un jeune Pietrus, un jeune Biedrins… On avait besoin d’une étincelle ! »

Elle viendra d’un échange officialisé le 16 janvier 2007. Golden State envoie Troy Murphy et Mike Dunleavy à Indiana et récupère Al Harrington, Stephen Jackson, Sarunas Jasikevicius et Josh Powell.

« Quand Jack s’est retrouvé dans la baston à Detroit, Indiana cherchait une équipe pour le récupérer et on s’est porté volontaire, on était prêt à prendre ce risque », sourit Don Nelson. « Harrington était le gars que Chris [Cowan, le propriétaire] voulait, et pour l’obtenir, il fallait prendre Jack. Mais Jack était le gars que je voulais ! » 

La bagarre du Palace d’Auburn Hills date pourtant de 2004, mais Stephen Jackson est ensuite impliqué dans d’autres incidents, comme cette dispute à la sortie d’une boîte de nuit, en octobre 2006, où il sortira carrément son pistolet pour tirer en l’air. De quoi effectivement donner envie aux Pacers de s’en débarrasser.

Mais suffisamment costaud pour tenir défensivement au poste 4, Stephen Jackson était un cauchemar à gérer, mais également à défendre. C’est la clé du système de Don Nelson, ce qu’on appelle alors, le « Nellie Ball » : « C’est ce qui faisait marcher notre équipe. On était tous de la même taille, entre 1m98 et 2m03, donc on pouvait changer sur tout le monde en défense », détaille le coach pour SLAM. « En général, il faut exclure le pivot de tes rotations, mais quand tu as un groupe de nains de la même taille, tu peux changer sur les cinq joueurs. »

Avec un personnel beaucoup plus adapté aux requêtes du coach en place, les Warriors semblent mieux armés. Mais double coup du sort, Baron Davis se blesse au genou (il passera sous le scalpel) et Jason Richardson se casse la main.

Sans leur deux meilleurs scoreurs de la saison précédente, les Warriors sont dans le dur. Avec 8 victoires pour 13 défaites après l’échange, il aura fallu un petit temps d’adaptation, à l’instar de la personnalité duale du nouvel arrivant : « Il y a deux Jack, vous savez. Si vous pouvez le tenir éloigné des problèmes hors-terrain, le garder concentré et occupé, c’était un excellent coéquipier. Il aurait fait n’importe quoi pour ses coéquipiers. Mais il est fragile, c’est tout. Il faut le savoir d’emblée. »

Après le cauchemar d’Indiana, Stephen Jackson pouvait enfin jouer son jeu, et plus encore, être lui-même !

« Le plus important, c’est qu’on était tous enthousiaste de jouer ensemble. Baron et moi, on était déjà des frères. Al et moi, pareil, on était déjà bons amis. Même Monta. On a accepté Monta comme un petit frère. Matt était déjà un frère. J-Rich. On est tous devenus une grande fratrie. On voulait accomplir quelque chose avec cette opportunité. » 

Le retour du Baron

Avec Baron Davis de retour aux affaires début mars, les Warriors frappent fort en écrasant les solides Pistons à Detroit (111-93). La dynamique est enfin lancée ! « Tout l’équipe était contente d’avoir Baron. Maintenant, on va pouvoir tout donner ! », se souvient J-Rich. « On a explosé les Pistons et dans l’avion, on rentrait à Oakland, on a commencé à se dire qu’on pouvait le faire. Faisons les playoffs ! » 

Le problème, c’est que les Warriors sont alors à 27 victoires pour 35 défaites, c’est-à-dire qu’il ne leur reste plus que 20 matchs pour rattraper leur retard. Golden State va devoir arracher une qualification improbable en playoffs.

« Le simple fait qu’on savait qu’on devait gagner 18 de nos 20 derniers matchs, ou quelque chose comme ça, on avait déjà ce sentiment d’urgence », reprend Stephen Jackson. « On jouait déjà comme si on était en playoffs. On avait confiance en notre groupe. Chaque gars savait ce qu’il devait faire dans notre système et on a commencé à enchaîner des matchs. » 

Et comment ! Après son début de saison plus que compliqué et une période non moins difficile après l’échange, Golden State termine sa saison en trombes. Les Warriors remportent pour le coup 15 de leurs 20 derniers matchs.

Mais il reste encore un match à gagner. Il faut encore s’imposer face aux Blazers, à Portland. Sinon, ce sont les Clippers qui leur chipent la 8e et dernière place qualificative en playoffs… Heureusement, les Blazers de l’époque ne sont pas des foudres de guerre, et Golden State s’impose dans les grandes largeurs (120-98). Direction les playoffs !

« On savait que si on arrivait à décrocher cette 8e place, on serait en bonne posture », rappelle Matt Barnes. « On était évidemment une équipe talentueuse, mais on était surtout intimidant. On avait l’habitude de maltraiter les gars. On en tirait de la fierté aussi. On était fier d’inspirer la peur chez nos adversaires. On pouvait le voir ! Et c’était quelque chose qu’on cultivait. »

Le guet-apens idéal

Opposés aux Mavericks du MVP, Dirk Nowizki, les Warriors ne sont évidemment pas donnés favoris dans ce duel qui oppose le n°1 au n°8 de la conférence Ouest. Néanmoins, Golden State a plusieurs atouts en main pour faire tomber Dallas, à 67 victoires cette année-là. Et le principal est l’esprit de revanche.

Limogé et en conflit ouvert avec Mark Cuban, Don Nelson se frotte les mains de cette confrontation face à son ancienne équipe… et son ancien protégé, Avery Johnson. À vrai dire, « Nellie » connaît les systèmes des Mavs sur le bout des doigts. Eh oui, c’est lui qui les a mis en place plusieurs années en arrière !

« Les Mavericks utilisaient encore tous les systèmes de Don », rapporte Adonal Foyle. « Donc, il ne nous disait pas simplement : ils vont faire ci ou ça. Il nous disait : c’est le cinquième système qu’ils vont installer pour Dirk, le sixième sera comme ça. Et on savait comment les défendre et les perturber. »

Déjà revanchard de façon générale, ce groupe va parfaitement coller à l’image de dur à cuire de la ville d’Oakland. Avec Stephen Jackson, Matt Barnes, Baron Davis et Jason Richardson, les Warriors sont en osmose avec leurs fans. Rappeur et producteur, Mistah F.A.B. confirme l’influence positive de cette escouade qui n’a pas froid aux yeux. « Ils faisaient la fête avec nous. On les voyait dans les bars et les boîtes. Ils ont clairement cassé la barrière entre les athlètes et les fans. On les voyait régulièrement et ils faisaient beaucoup de choses dans la communauté. Ils ont remonté le moral des gens dans beaucoup de quartiers. »

À l’époque, l’Oracle Arena n’est pas encore celle des Warriors de Joe Lacob, qui hausse son standing et prépare son déménagement vers la huppée San Francisco. Non, cette Oracle sent la « weed » et ressemble aux quartiers populaires d’Oakland. Le paradis pour Stephen Jackson. « Je connaissais déjà Oakland mais quand je suis arrivé et que j’ai vu que plusieurs coéquipiers habitaient à San Francisco, je leur ai demandé pourquoi. Je voulais vivre à Oakland et je m’y sentais chez moi. Tout à Oakland me convenait parfaitement car on avait la même attitude : je joue dur et je veux gagner et je ne tolère aucune connerie. »

Son comparse actuel dans le podcast All the Smoke, Matt Barnes, ne peut que confirmer ses dires : « Je ne veux froisser personne parce que j’adore les fans des Warriors. Mais à l’époque, c’était un différent groupe de fans. Les billets étaient plus abordables et il se passait un truc nouveau. C’était un truc que les fans n’avaient plus connu depuis l’époque de Mullin et des gars du Run TMC. C’était fort… c’était l’ambiance d’Oakland dans la salle. À n’importe quel match, on sentait la weed et ça nous faisait marrer, c’était fou ! »

Un « upset » tonitruant

Cette énergie positive se essentait donc des deux côtés, chez les joueurs comme chez les fans. Et le retour des playoffs à Oakland pour le Game 3 de cette série (alors à égalité, 1-1) n’a pas déçu. Il faut dire que c’était la première rencontre de playoffs des Warriors en 12 saisons !

« Je n’avais jamais rien vécu de tel dans ma vie », souffle Jason Richardson. « Quand je suis sorti pour m’échauffer, une heure et demie avant le match, l’Oracle entière est déjà remplie. J’ai littéralement tremblé en voyant l’incroyable énergie des fans. C’était un soulagement pour eux mais c’était de la faim pour nous. Je me suis dit qu’on ne pouvait plus perdre. » 

Porté par la furia de leur public en transe, et avec leur plan de jeu parfaitement sur mesure, les Warriors font coup double à la maison, avec deux victoires de rang.

S’approchant ainsi d’un des « upsets » les plus retentissants de l’histoire de la Ligue, Don Nelson et sa troupe se ratent pour le Game 5 de retour à Dallas, mais le Game 6 sera le bon à la maison.

« Je m’attendais à ce que Dallas se réveille », dira Don Nelson « mais ce Game 6 était notre chance. J’ai dit à l’équipe que c’était notre soir, on devait les battre. Et on l’a fait. On les a détruits, je crois qu’on a gagné de 20 points (25 en fait, 111-86). »

Recrue idéale, Stephen Jackson a fait la différence en tenant Dirk Nowitzki à moins de 20 points à 38% de réussite aux tirs et un atroce 21% à 3-points (contre 25 points à 50% dont 41% à 3-points en saison régulière). « Je l’ai touché. On parle d’un des meilleurs joueurs de l’histoire. Plus de 30 000 points en carrière. Je l’ai verrouillé en défense », se félicite encore Captain Jack. « C’est clairement un fait d’armes auquel on peut se raccrocher, pour Nellie mais pour nous aussi. Toute la célébration après le match, c’était pour Nellie. Il voulait vraiment battre Dallas avec tout ce qui s’était passé avec Mark Cuban l’année d’avant, quand il voulait lui prendre son argent. »

Ce revers poussera Dirk Nowitzki à un exil australien et une profonde remise en question l’été suivant. Tout comme à un petit excès de violence face à un mur de l’Oracle. À ce propos, les Warriors ont d’ailleurs emporté le bout de mur cabossé, puis dédicacé, par Dirk Nowitzki dans leur nouvelle salle de San Francisco !

Nellie, le coach libertaire

Face au Jazz en demi-finale de conférence, les Warriors emporteront bien le Game 3 après avoir frôlé l’exploit au Game 2 à Salt Lake City (mais Derek Fisher fut héroïque). Il y aura également ce fameux dunk de Baron Davis sur Andreï Kirilenko qui restera beau-joueur (« Il m’a eu ! »). Mais l’épopée « We Believe » s’arrête brutalement sur un revers 4-1.

Presque aussi subitement qu’elle avait pris, telle une traînée de poudre dans l’explosive Oakland. « Les arbitres », souffle Matt Barnes. « On ne veut jamais mettre ça sur le dos des arbitres mais sur les matchs 1 et 2 à Utah, il y a une grosse disparité de lancers francs dans les fins de match. Aussi sympa que notre aventure pouvait être, je ne pense pas que c’était une bonne vitrine pour la NBA. Je pense qu’on faisait peur à la NBA. On faisait même peur à notre franchise honnêtement. »

Avec cette fougue caractéristique, voire cette agressivité caractérisée, les Warriors de Don Nelson ont soulevé une sacrée lame de fond. Ils ont permis à l’Oracle Arena d’appartenir à Oakland, et ce, dans un moment fort de la franchise. Un sacré contraste entre des joueurs qui pratiquent un jeu rugueux et âpre et un coach à l’âge avancé et carrément baba cool. « Il était clairement plus relax que ce que j’avais connu », commente Kelenna Azubuike. « Il amenait tout le temps ses chiens aux entraînements. Une fois, un de ses chiens a posé sa crotte sur le terrain, tout le monde se marrait. Avec lui, il y avait tout un tas de trucs comme ça. »

Joueur des Celtics, notamment durant les années 60-70 avec cinq bagues aux doigts, Don Nelson baigne alors dans la NBA depuis quatre décennies. Surtout, après un premier septennat à Golden State, il revient dans la Baie en 2006 avec son expérience monumentale et un état d’esprit qui détonne dans la ligue.

« Je me souviens que Jack McMahon, mon premier coach aux Chicago Zephyrs, adorait sortir avec ses joueurs après les matchs. Même s’il était le coach, on sortait tous ensemble et on allait boire quelques bières. C’était bien, j’appréciais ça et j’ai appris tôt. Et je l’ai fait un paquet de fois par la suite. »

Comme avec Baron Davis et Stephen Jackson au Smitty’s Cocktails, Don Nelson n’était pas le dernier à vouloir prendre du bon temps avec son équipe et ses joueurs.

« Don était un super coach, le coach parfait pour un joueur », reprend J-Rich. « Il te remettait en place quand il fallait mais il était tout le temps relax. Il laissait les joueurs contrôler les choses et jouer leur jeu. »

À bientôt 67 ans, Don Nelson avait clairement passé l’âge d’être l’entraîneur autoritaire et ce n’était tout simplement pas le style de la maison. Bien au contraire… « Pendant la saison de baseball, il arrivait aux entraînements avec son chien, deux bières et un cigare dans la bouche : ‘Hey, les gars vous faites votre entraînement, moi je vais au match’, » se marre Jason Richardson. « Il restait 30 minutes et on continuait les 45 minutes restantes. Ce n’est pas comme s’il zappait complètement l’entraînement, il lançait les choses mais à un moment, il disait : ‘Allez, salut !’. »

Une vraie crème pour certains journalistes expérimentés, Don Nelson n’était par contre pas tendre avec les plus jeunes générations.

Rite de passage ou papy bougon, ce double standard avec les reporters est attesté par Marcus Thompson, alors débutant qui a depuis fait la chronique de la dynastie récente des Warriors. « Il répondait à toutes les questions, il était cool, mais pour les jeunes journalistes, on n’avait pas cette expérience. En tout cas, je n’ai pas connu ce Nellie. Il était sur mon dos parce que je portais mes écouteurs pendant une interview. Il me dit : ‘Enlève ça, tu es là pour me poser des questions.’ Mais je réplique : ‘Mec, tu as une bière à la main et tu veux faire dans les formalités. Je pensais qu’on était relax. Tu as ta Bud, détends-toi’. »

Une fin en queue de poisson

L’élimination face au Jazz à peine digérée, le pressentiment de Matt Barnes se confirme. La franchise californienne casse sans tarder le noyau dur de cette équipe qui a créé la sensation. Pourtant meilleur scoreur de l’équipe durant trois de ses six saisons dans la Baie, Jason Richardson est envoyé sans vergogne chez les Bobcats (contre Brandan Wright et un autre tour de draft). Et sans avertissement non plus !

« Quand tout ça est arrivé, personne ne m’a rien dit. J’ai découvert ça sur ESPN, comme tout le monde. J’étais énervé : ‘C’est comme ça que vous me remerciez de ma loyauté. Je n’ai jamais demandé d’échange. J’ai toujours joué dur.’ Je me suis fait échanger, à Charlotte en plus, dans une équipe en reconstruction. C’était difficile à vivre pour moi. Échangé contre un choix de draft, c’était encore plus douloureux, comme si je n’avais aucune valeur pour eux. »

Don Nelson ne se montre pas très convaincant dans son explication, même autant d’années plus tard. Mais ce dernier regrette pour sûr sa décision de l’époque. « On devait rajeunir l’effectif, et on avait beaucoup de gars de la même taille. Mais c’était une opération financière avant tout. Le propriétaire voulait sortir de la zone rouge et il a clairement influencé l’échange. J’adorais J-Rich et il aurait très bien pu continuer dans ce qu’on faisait. Mais on avait la chance d’avoir un jeune joueur autour duquel on pourrait construire. Si j’avais su ce qui se passerait, je n’aurais pas accepté cet échange. »

L’équipe repartira avec ce noyau dur pour une saison, mais la magie n’opère plus. Après un désaccord financier durant l’été, Matt Barnes s’attire les foudres de son coach et l’alchimie n’est plus la même. Malgré 48 victoires, soit 6 de plus que la saison précédente qui leur avait permis de finir 8e, les Warriors ratent cette fois le train des playoffs.

À l’été 2008, Baron Davis signe chez les Clippers, Matt Barnes à Phoenix et Stephen Jackson rejoindra bientôt Jason Richardson à Charlotte. La parenthèse « We Believe » se referme déjà.

Mais les souvenirs demeurent : « C’était la même sensation que gagner un titre pour moi », confirme Stephen Jackson qui a connu le Graal avec les Spurs en 2003. « Même si on avait perdu au deuxième tour, on avait l’impression d’avoir gagné le titre parce qu’Oakland avait célébré ça comme un titre. La ville nous a fait sentir qu’on avait gagné le titre. On sait qu’on n’a pas gagné de titre et on sait qu’on aurait dû battre Utah et avancer, mais en même temps, faire quelque chose qui n’avait pas été fait en 13 ans, c’était déjà énorme. On avait battu Dallas et c’était bon pour Nellie aussi, c’était son titre. »

L’aventure vécue de l’intérieur

Un clip rétrospectif 

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