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Enfin All-Star, Rudy Gobert en profite au maximum

Pour son premier All-Star Week-End, le pivot du Jazz profite mais n’oublie pas d’associer ses coéquipiers et sa franchise à son succès personnel.

Après un vendredi chargé qui l’a vu participer à un tournoi 2K, à un entrainement avec des enfants de Chicago, et à un passage au magasin Nike, Rudy Gobert est entré dans le vif du sujet samedi matin pour le Media Day. Pendant une trentaine de minutes, des journalistes du monde entier jouent des coudes pour poser des questions aux All-Stars, sous les yeux et les cris incessants de fans en délire.

Le pivot du Jazz semblait toutefois dans son élément. Serein, souriant, il n’était pas surpris par la minutieuse machine marketing qu’est le All-Star Game de la grande ligue. « C’est assez conforme à ce que je m’imaginais », dit-il assis ligne de fond sur un des nombreux podiums présents sur le terrain. « Beaucoup d’attention, beaucoup de monde, beaucoup d’évènements, c’est un gros, gros week-end pour la NBA et pour les fans donc c’est sympa d’en faire partie. »

Pascal Siakam : « Quelque chose de spécial pour nous mais aussi pour tous les francophones »

Enfin sélectionné par les entraîneurs après avoir été snobé lors des deux précédentes éditions, Gobert avait un mot d’ordre simple pour ce week-end de festivité. « Je veux juste m’amuser et profiter », annonce-t-il. « J’espère pouvoir inspirer les enfants en France et partout dans le monde, et puis j’aimerais bien gagner le match, pourquoi pas après tout ! »

Gobert fait partie de dix joueurs qui fêtent leur première sélection, soit le plus gros renouveau depuis 2002. Parmi les autres « rookies » se trouve Pascal Siakam. Le Camerounais était ravi de pouvoir partager cette expérience avec un francophone.

« Avoir un gars comme Rudy qui peut protéger le cercle pour ton équipe mais aussi mettre la pression sur le cercle adverse, c’est vraiment un luxe », décrit-il en répondant à notre question sur l’impact du Français. « Et être avec lui ici, partager notre première sélection ensemble, c’est vraiment quelque chose de spécial pour nous mais aussi pour tous les francophones. Je suis vraiment content pour lui. »

Alors que le Français est double meilleur défenseur de l’année, deuxième meilleur rebondeur de la ligue et perturbe le jeu adverse rien que par sa présence le terrain, le débat sur sa valeur et son impact continue de faire rage dans la grande communauté de la NBA.

« Je ne crois pas que c’est quelque chose sur lequel il devrait se focaliser », ajoute Pascal Siakam. « Il faut juste qu’il continue à travailler et puis il est All-Star… En tant que joueur, c’est ce que tu veux et je pense que le reste est superflu. »

« Trouver un juste milieu entre les joueurs qui aident vraiment leur équipe et ceux qui sont esthétiquement beaux à regarder jouer »

Si le pivot de l’équipe de France partage le même point de vue, il ne peut s’empêcher d’être frustré par le traitement qu’il reçoit. Lors du dernier match avant le week-end du All-Star Game, il a par exemple dominé un autre All-Star, Bam Adebayo, mais la seule vidéo virale du match était celle d’un dunk du pivot du Heat sur son homologue du Jazz.

Gobert comprend l’utilisation marketing de cette action, « c’était un beau dunk donc c’est normal que la NBA le reprenne », concède-t-il volontiers tout en demandant à la ligue de trouver un équilibre entre les highlights et mettre en avant l’impact des joueurs qui ont un jeu moins flashy mais tout aussi, voire plus, important sur l’issue d’une rencontre.

« Pour moi le but c’est de mettre en avant les winners, les joueurs qui aident leur équipe à gagner », décrit-il. « Après c’est aussi une question de marketing. Il y a des joueurs qui sont très plaisants à regarder jouer et c’est bien sûr à l’avantage de la NBA de les mettre en valeur. Faudrait juste trouver un juste milieu entre les joueurs qui aident vraiment leur équipe et ceux qui sont esthétiquement beaux à regarder jouer. »

Donovan Mitchell, son coéquipier à Utah, est l’un de ses joueurs qui à la chance de mêler impact et note artistique. Le tandem Mitchell – Gobert est d’ailleurs le premier duo du Jazz sélectionné pour un All-Star Game depuis Carlos Boozer et Mehmet Okur en 2007 (le premier, blessé, n’avait pas joué). S’il est indispensable de pouvoir compter sur des stars pour prétendre gagner le titre NBA, ce n’est pourtant pas suffisant.

« Être All-Star est une récompense pour toute l’équipe »

Rudy Gobert a d’ailleurs pris le temps de reconnaître et de remercier ses coéquipiers pour sa sélection et celle de Donovan Mitchell. « C’est bien d’être là avec Donovan mais ce n’est pas simplement une récompense individuelle, c’est aussi grâce à notre équipe que nous en sommes là », rappelle-t-il. « On a beaucoup de bons joueurs, on a un banc profond et on n’en serait pas là sans eux. C’est un effort collectif et être All-Star est une récompense pour toute l’équipe. Joe, Mike, Bojan, le staff. »

Enfin, le pivot des Bleus a également tenu à avoir un mot pour le Jazz, l’Etat d’Utah et les fans du Jazz qui ont depuis son arrivée en NBA été derrière lui. « Depuis que je suis arrivé dans l’Utah, les gens m’ont vraiment adopté à bras ouverts, ainsi que ma famille. J’ai eu des hauts et des bas dans mes parcours mais je ne changerais rien si j’en avais la possibilité. Je suis content d’être ici au All-Star Game, et de représenter le Jazz et tous les fans d’Utah parce qu’ils sont toujours derrière nous. »

Propos recueillis à Chicago.

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