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Gianna Bryant, la « Mambacita » qui voulait marcher dans les pas de son père

Père et fille se nourrissaient l’un et l’autre de leur passion commune pour le basket. Kobe Bryant, qui la coachait, avait fait part des aspirations de sa fille à devenir joueuse professionnelle.

Ce qui devait être une grande fête de basket n’a pas eu lieu. Elle a cédé sa place à la détresse collective et à un flot de larmes. Lorsqu’ils ont appris la nouvelle de la mort de Kobe Bryant et de sa fille, dans un accident d’hélicoptère qui a tué sept autres personnes, les dizaines de jeunes basketteurs rassemblés à la Mamba Sports Academy ont posé un genou sur le parquet. C’est là, à Thousand Oaks en Californie, que le basketteur et sa fille Gianna devaient se rendre pour participer à la « Mamba Cup », un tournoi ouvert aux jeunes filles et garçons.

Tous les matches ont évidemment été annulés. Y compris cette rencontre programmée, à 14 h, entre ces filles de « 8th grade » (l’équivalent de la classe de 4e en France), la « Fresno Lady Heat » et l’équipe « Mamba » de Gianna Bryant, que son père devait coacher comme il en avait l’habitude.

Priorité à la famille

Depuis qu’il était à la retraite, Kobe Bryant avait mis la priorité sur sa vie de famille. En témoignent ses récentes publications sur Instagram où c’est clairement l’image du père de famille qui ressort. Il y a quelques semaines, il assurait par exemple qu’il ne raterait « pour rien au monde », non pas un derby entre Clippers et Lakers mais un match de volley-ball de sa fille, Natalia Diamante. Âgée de 17 ans, cette dernière est l’aînée des filles nées de l’union entre Kobe et sa femme Vanessa.

Bianka Bella a 3 ans et la petite Capri est née en juin. Gianna Bryant, 13 ans, la deuxième de cette fratrie, était la plus exposée médiatiquement. C’est avec elle que l’ancienne légende des Lakers s’était rendue à plusieurs reprises au Staples Center cette saison.

https://twitter.com/espn/status/1208552113271382023

C’est elle aussi qui, dans une surprenante inversion des rôles, avait redonné le virus de la NBA à son père. « Vous savez ce qui est marrant, c’est qu’avant que Gigi se lance dans le basket, je regardais à peine. Mais maintenant qu’elle est dedans, on regarde des matchs tous les soirs », livrait le « Black Mamba » il y a deux semaines.

« Gigi », ou « Mambacita » comme la surnommait son père, était mordue de NBA, fan de la plus jeune génération de vedettes, Trae Young et Luka Doncic. « Ce que j’aime chez Gigi, c’est sa curiosité pour le jeu », décrivait récemment son père au Los Angeles Times, qui tentait d’assouvir cette curiosité en la coachant, depuis deux ans.

Une curiosité naturelle autour du basket

Il poursuivait : « Elle est vraiment curieuse. Y compris en plein match, elle est capable de se détacher pour venir me voir et me demander quelque chose de très spécifique, ce qui n’est pas commun. Du genre : ‘OK, sur cette prise à deux quand j’essaie de réduire l’écart mais qu’elle essaie de prendre par l’extérieur, est-ce que je dois changer mon angle ?’ C’est une question hyper spécifique, ce qui est sacrément cool. »

Cette vidéo où sa protégée alignait les « jumpers » devant lui, durant un entraînement, avait fait le tour du monde il y a quelques années. Il n’hésitait d’ailleurs pas à envoyer des vidéos de sa fille à Rob Pelinka, le GM des Lakers et… parrain de Gianna.

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Gigi working on that stroke #wristwork #wnbafinals

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Selon Derek Fisher, ancien compagnon de route de Kobe chez les Lakers, elle avait « une attitude et une personnalité similaire » à son père. Il se disait qu’elle était déterminée à jouer pour le coach Geno Auriemma, à l’université de Connecticut. Son père avait d’ailleurs confirmé, en 2018 sur le plateau de Jimmy Kimmel, ses aspirations à devenir joueuse professionnelle.

Une fille pour assurer l’héritage

« C’est certain qu’elle en a envie, assurait-il lorsque l’animateur l’interrogeait sur une potentielle carrière en WNBA. Cette gamine, je vous jure ! Le mieux dans tout ça, c’est quand les fans s’approchent de moi, alors qu’elle est juste à côté, et me disent : ‘Hey, il te faut un fils. V (Vanessa) et toi devez avoir un fils mec, quelqu’un qui va porter ton héritage.’ Et là, elle sort : ‘Oh, je m’en occupe. Pas besoin d’un garçon pour ça !’ »

Folle répartie chez une adolescente pour laquelle Kobe Bryant ne manquait pas d’afficher sa fierté. Il racontait aussi la fois où Gianna avait l’occasion de faire gagner son équipe avec ses lancers-francs. Ce jour-là, « il y avait des gamins partout, sur tous les terrains, des tonnes de terrains », tout le monde se stoppait pour regarder, smartphones pointés vers elle, la joueuse tirer ses lancers. « J’allais prendre un temps-mort pour lui donner des conseils et puis je me suis dit, voyons voir comment elle s’en sort. »

Elle a fermé les yeux, respiré profondément, rentré ses lancers et assuré la victoire. Son coach pouvait sauter de joie.

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