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Draft 2019 : notre ultime Mock Draft

Alors que la Draft 2019 aura lieu le 20 juin, à Brooklyn, Basket USA vous propose sa deuxième et dernière « Mock Draft », afin de mieux visualiser les options et les dernières rumeurs.

La Draft approche à grands pas et si les deux premiers choix semblent quasiment assurés, ça peut bouger dans tous les sens pour la suite. Surtout après l’échange autour d’Anthony Davis et du 4e choix de la cuvée 2019.

#1 NEW ORLEANS : Zion Williamson

Ailier fort
Stats : 22.6 points (68% dont 34% à 3-points), 8.9 rebonds et 2.1 passes à Duke

Ce n’est plus un secret pour personne : les Pelicans vont sélectionner Zion Williamson le soir de la Draft, même si cette arrivée n’a donc pas convaincu Anthony Davis de rester au club.

Pourquoi le joueur de Duke fait l’unanimité ? D’abord parce qu’on a rarement vu un tel phénomène physique. Avec ses 129 kgs pour 2m01, sa détente vertigineuse et son explosivité, Zion Williamson a enthousiasmé tout le monde lors de sa saison chez les Blue Devils. Tout le monde s’accorde ainsi à dire qu’on n’avait peut-être jamais vu un tel physique dans le championnat universitaire, et beaucoup de scouts n’arrivent donc pas à trouver de comparaison adéquate en vue de son passage en NBA.

Est-il plus proche de Larry Johnson ? Charles Barkley ? LeBron James ? Ou Shawn Kemp ? Difficile à dire, mais Zion Williamson a en tout cas convaincu tout le monde avec son énergie de tous les instants et son agressivité.

En NBA, il sera sans doute un ailier fort et il a le potentiel pour devenir une vraie superstar, d’autant qu’il est déjà ultra populaire et spectaculaire. Les doutes ? Son shoot extérieur, qu’il devra travailler, et la durabilité de son physique. Peut-il jouer avec cette énergie tous les soirs ? Et ses genoux, qui lui ont posé quelques problèmes au lycée, peuvent-ils tenir sur la durée d’une carrière, alors qu’il sera parmi les joueurs les plus lourds de toute la ligue ?

#2 MEMPHIS : Ja Morant

Meneur
Stats : 24.5 points (50% dont 36% à 3-points), 5.7 rebonds et 10.0 passes à Murray State

Comme Zion Williamson, Ja Morant est (quasiment) assuré de sa place à la Draft. Le meneur de Murray State a tapé dans l’oeil des Grizzlies, qui vont sans doute en faire le successeur de Mike Conley à la mène.

Les raisons sont simples : le phénomène est un vrai dragster, capable de diriger les contre-attaques à toute vitesse, tout en restant assez lucide pour trouver les bonnes solutions si l’accès au cercle est bloqué. Comme Russell Westbrook, il est monté sur ressorts et n’hésite pas à attaquer les défenseurs, ce qui nous a offert de sacrés posters.

S’il doit encore travailler son tir pour gagner en efficacité, c’est surtout en défense que Ja Morant interroge. Dans la cité du « Grit & Grind », il va devoir sévèrement se retrousser les manches de ce côté du terrain. Souvent passif et peu impliqué, a-t-il simplement payé un lourd tribut à la charge qu’il devait porter en attaque, ce qui l’obligeait à « se reposer » en défense ? Ou est-il finalement un défenseur faible, d’autant qu’il manque de muscles ?

Certains rappellent qu’il fut très bon défensivement lors de quelques camps, notamment celui de Chris Paul, tandis que d’autres sont beaucoup plus pessimistes, expliquant qu’il a au minimum développé de mauvaises habitudes…

#3 NEW YORK : RJ Barrett

Arrière/Ailier
Stats : 22.6 points (45% dont 31% à 3-points), 7.6 rebonds et 4.3 passes à Duke

Peut-on faire une campagne « freshman » décevante en NCAA à 22.6 points, 7.6 rebonds et 4.3 passes de moyenne ? Quand on s’appelle RJ Barrett, qu’on a traumatisé les équipes américaines chez les jeunes et qu’on est annoncé comme le futur phénomène du basket mondial depuis quelques saisons, la réponse est visiblement oui.

Le fils de Rowan est un peu passé dans l’ombre au fil des semaines à Duke, dépassé par l’énergie et les highlights de son camarade de promotion. Ses problèmes au tir et ses fins de match pas toujours bien gérées, où il a parfois eu tendance à forcer, ont ainsi créé quelques doutes. C’est peut-être qu’on attendait trop du phénomène canadien, après ses performances lors du championnat du monde U19, notamment.

Reste qu’il s’agit d’un athlète d’exception, avec une fluidité offensive et une vision du jeu largement au-dessus de la moyenne. Doté d’un solide mental, il a les atouts pour s’imposer à New York et résister à la pression qui a déjà mangé tant de jeunes athlètes avant lui à « Big Apple ». Si les Knicks décident de garder ce 3e choix.

#4 NEW ORLEANS PELICANS : Jarrett Culver

Arrière/Ailier
Stats : 18.5 points (46% dont 30% à 3-points), 6.4 rebonds et 3.7 passes à Texas Tech

Ce 4e choix de Draft est désormais dans les mains des Pelicans… sauf qu’on ne sait pas vraiment s’ils vont le garder. New Orleans pourrait ainsi l’utiliser pour récupérer un vétéran afin d’encadrer ce groupe très jeune. Ou peut-être monter pour mettre la main sur R.J. Barrett et ainsi reformer le duo de Duke avec Zion Williamson.

Difficile donc de faire des prédictions mais si David Griffin garde son choix, Jarrett Culver représente une bonne option. Avec ses qualités des deux côtés du terrain, il peut apporter rapidement en NBA, et ne devrait pas avoir trop de mal à évoluer aux côtés du duo Lonzo Ball – Jrue Holiday. Ce serait d’ailleurs un sacré trio sur le plan défensif.

Gros bosseur, doté d’une mentalité exemplaire, l’ancien de Texas Tech est un vrai soldat qui saura se faire sa place dans n’importe quelle équipe. Il y a toutefois des doutes sur explosivité, alors que son dribble est moyen. Face à des défenseurs de haut niveau, il a ainsi eu du mal et il a cumulé un vilain 13/53 lors des trois derniers matchs de la « March Madness ». Son intelligence de jeu et sa volonté feront de lui un joueur utile dès son arrivée dans la ligue, mais la question est de savoir quel niveau il peut atteindre ensuite. Surtout que son tir va lui donner du travail.

Reste donc à voir qui aura réellement la main sur ce 4e choix le 20 juin…

#5 CLEVELAND : De’Andre Hunter

Ailier
Stats : 15.2 points (52% dont 44% à 3-points), 5.1 rebonds et 2.0 passes à Virginia

Meilleur défenseur de NCAA, De’Andre Hunter a bouclé la saison avec le titre lors de la March Madness, et une énorme cote. Sa performance défensive face à Jarrett Culver, en finale, aura sans doute fini de convaincre tout le monde qu’il peut briller à l’étage supérieur, en étant capable de tenir les postes 1 à 4.

C’est en attaque que les questions se posent pour le joueur de Virginia. L’ailier va avoir 22 ans en fin d’année et sa vision de jeu est assez moyenne. Et si son adresse de loin peut sembler en faire le prototype du « 3&D », il n’a que peu shooté de loin en deux saisons à Virginia, inscrivant 67 tirs extérieurs en 71 matchs universitaires. L’échantillon est donc faible et il faudra voir si l’adresse se maintient avec un volume de tirs supérieur.

Avec un dribble moyen et un certain manque d’explosivité, on se demande également s’il est vraiment capable d’être efficace à l’étage supérieur. Mais on se posait également les mêmes questions au sujet de Kawhi Leonard, au moment de sa Draft, et John Beilein serait sans doute ravi de l’avoir dans son groupe.

#6 PHOENIX : Darius Garland

Meneur
Stats : 16.2 points (54% dont 48% à 3-points), 3.8 rebonds et 2.6 passes à Vanderbilt

Victime d’une déchirure du ménisque après cinq matchs à Vanderbilt, Darius Garland n’a pas pu montrer grand-chose en NCAA. Ça fait néanmoins très longtemps que les scouts le suivent, le fils de Winston Garland (passé par NBA entre 1987 et 1995) ayant affiché ses qualités de scoreur depuis pas mal d’années.

Et ce sont bien ses qualités de scoreur qui le définissent. Gros dribbleur, excellent shooteur, notamment en sortie de dribble, Darius Garland peut dynamiter les défenses avec sa vitesse et son shoot.

Mais s’il interroge malgré son talent offensif, c’est parce qu’il est très léger et qu’on le voit mal aller se frotter aux monstres NBA dans la peinture. Il est suffisamment vif et malin pour exister en NBA malgré tout mais il va devoir faire de sacrés efforts en défense, et surtout développer sa vision du jeu pour s’affirmer comme un vrai meneur, capable de briller et de faire briller ses coéquipiers. Et pas seulement de trouver ses shoots.

#7 CHICAGO : Coby White

Meneur/Arrière
Stats : 16.1 points (42% dont 35% à 3-points), 3.5 rebonds et 4.1 passes à North Carolina

Les Bulls l’ont dit : ils sont satisfaits sur tous les postes… sauf celui de meneur. Kris Dunn a ainsi admis qu’il avait eu beaucoup de mal à trouver sa place aux côtés de Zach LaVine, Lauri Markkanen et Otto Porter Jr.

Dans ces conditions, l’arrivée de Coby White serait assez logique. Le meneur de North Carolina est un vrai dragster, qui pousse la balle pour mettre une pression folle à la défense adverse. Ça colle plutôt bien au style que Jim Boylen a essayé de mettre en place en deuxième partie de saison. Pour ne rien gâcher, le Tar Heel a des fondamentaux solides en défense, et c’est un vrai soldat, ce qui devrait là aussi plutôt coller avec le coach de Chicago.

En contrepartie, sa volonté constante de jouer vite peut lui jouer des tours, et lui faire prendre de mauvaises décisions, et il faudra voir s’il peut rester efficace lorsque le jeu se ralentit et qu’il doit jouer sur demi-terrain.

Même si Chicago pourrait vouloir un meneur plus expérimenté à aller chercher lors de la free agency (Patrick Beverley ?), Coby White reste une option solide, et sa capacité à jouer sur deux postes serait un gros plus pour la ligne arrière, en permettant à Jim Boylen d’alterner les combinaisons.

#8 ATLANTA : Cam Reddish

Ailier
Stats : 13.5 points (36% dont 33% à 3-points), 3.7 rebonds et 1.9 passe à Duke

Un shooteur qui rate ses shoots. En forçant le trait, on pourrait résumer ainsi la saison de Cam Reddish à Duke. Le troisième membre du trio de Mike Krzyzewski a ainsi pas mal déçu, son adresse alternant beaucoup malgré une mécanique de tir et des appuis solides. C’est surtout son 39% d’adresse à 2-points qui est inquiétant pour la suite.

Son profil divise en tout cas car ce qu’il a montré chez les Blue Devils n’est guère enthousiasmant sur la durée, avec des absences défensives et un manque de mordant qui n’est jamais bon signe.

Mais en terme de talent pur, Cam Reddish a pourtant tout ce qu’il faut pour être un joueur d’élite. De la taille (2m03), une grosse envergure (2m14), un shoot en place tant en sortie de dribble qu’en sortie d’écran, et des capacités affichées par séquence, tant comme créateur que défenseur. À Atlanta, le GM Travis Schlenk observe sans doute son profil de près, le dirigeant cherchant des shooteurs dans la reconstruction de son équipe. Un trio Trae Young – Kevin Huerter – Cam Reddish semble ainsi idéal pour rebondir dans la NBA actuelle.

Toutefois, ESPN assure que les Hawks visent surtout De’Andre Hunter, et qu’ils pourraient essayer de monter lors de la Draft afin de lui mettre la main dessus. Atlanta est ainsi la seule équipe avec qui l’ailier de Virginia a effectué un essai. Le problème, c’est qu’il risque donc de ne plus être disponible lorsque le club choisira.

#9 WASHINGTON : Sekou Doumbouya

Ailier/Ailier fort
Stats : 7.8 points (48% dont 34% à 3-points), 3.3 rebonds et 0.7 passe à Limoges (Jeep Elite)

La dernière pépite du basket français a profité de la fin de saison régulière de Jeep Elite pour afficher tout son potentiel avec un match à 34 points à 5/7 de loin, en 29 minutes de jeu, face à une équipe de Levallois démobilisée.

À 18 ans, Sekou Doumbouya est attendu depuis longtemps, tant son physique (2m06 pour 2m11 d’envergure) en fait un prospect prisé pour la NBA. Hyper mobile et fluide, il peut rapidement remonter le terrain sur contre-attaque et agresser le cercle. Quant à sa détente et sa capacité à couvrir du terrain, ce sont forcément de gros plus.

Le problème, c’est que le joueur de Limoges manque de constance sur le terrain. Capable de dominer un match et d’être impressionnant en défense, il peut également disparaître et prendre des shoots sans rythme et sans envie. Pour Sekou Doumbouya, le point de chute risque donc d’être essentiel car le potentiel physique est là et peut lui permettre de devenir un véritable ailier fort « moderne », capable de défendre sur plusieurs postes et de courir.

À condition de rester sérieux et motivé, dans un univers ultra concurrentiel qui ne lui fera pas de cadeau.

#10 ATLANTA : Jaxson Hayes

Pivot
Stats : 10.0 points (73%), 5.0 rebonds et 2.2 contres à Texas

Après Jarrett Allen et Mo Bamba, Texas sort un troisième pivot de suite qui attire la convoitise en NBA. Avec ses 2m11 sous la toise pour 2m22 d’envergure, Jaxson Hayes a tout pour être un pivot de type contreur/dunkeur.

Mobile et doté de très bonnes mains, il peut quasiment tout finir au alley-oop et Trae Young devrait donc se régaler si jamais il rejoint les Hawks. Lorsqu’on ajoute qu’il peut vraiment être un protecteur de cercle de premier plan, on comprend sa cote, même si son manque de muscles et de densité physique risquent de poser problème.

Jaxson Hayes va donc devoir passer du temps en salle de musculation, pour mieux résister poste bas et surtout au rebond, où il est loin d’être dominateur. Et il devra aussi travailler sur ses problèmes de fautes…

#11 MINNESOTA : Brandon Clarke

Ailier fort
Stats : 16.9 points (69% dont 27% à 3-points), 8.6 rebonds et 3.2 contres à Gonzaga

Un athlète incroyable, peut-être le meilleur de la cuvée avec Zion Williamson, un timing au contre extraordinaire, le sens de l’aide défensive… Brandon Clarke est pourtant un ailier fort dont la cote fluctue pas mal.

La faute à un shoot à mi-distance moyen et un shoot à 3-points quasiment absent. Alors qu’il ne fait que 2m04 et qu’il a surtout une envergure (2m04) limitée, le coéquipier de Killian Tillie interroge les scouts : peut-il être réellement efficace dans cette NBA où le jeu s’étire sur tous les postes ? Ou en tout cas, dans quelle mesure ?

Chez les Wolves, où Taj Gibson est free agent, son arrivée aurait du sens. Karl-Anthony Towns a de vraies lacunes défensives, et Brandon Clarke pourrait plutôt bien compléter le pivot titulaire de l’équipe. Reste qu’il aura 23 ans en septembre et que les chances qu’il devienne un shooteur fiable sont assez minces. Rentre-t-il dans la vision du nouveau président du club, Gersson Rosas, qui veut que les Wolves s’adaptent pleinement à cette NBA moderne ?

#12 CHARLOTTE : Romeo Langford

Arrière
Stats : 16.5 points (45% dont 27% à 3-points), 5.4 rebonds et 2.3 passes à Indiana

Il y a tellement d’inconnues à Charlotte qu’il est là encore bien compliqué de savoir sur qui misera la franchise. Kemba Walker restera-t-il ? Et l’effectif autour va-t-il bouger ? C’est avec ces considérations en tête que le GM Mitch Kupchak va devoir faire son choix, le soir de la Draft, et même lui n’aura sans doute pas toutes les clés.

Les besoins des Hornets sont importants mais l’équipe doit surtout trouver de l’aide au scoring, dans un groupe qui manque de capacité de percussion dans le domaine. Or Romeo Langford peut apporter cela, avec sa taille (1m98) et son envergure (2m11) idéales pour un arrière. Avec sa capacité à pousser le ballon sur jeu rapide mais également à se rapprocher du cercle sur jeu placé, il pourrait être une deuxième option de choix aux côtés de Kemba Walker.

Sauf que… Romeo Langford n’est pour l’instant pas à l’aise sans le ballon, et surtout que son envie défensive laisse à désirer, tout comme sa sélection de shoot. Après Jeremy Lamb et Malik Monk, peut-être que ce n’est pas forcément le joueur idéal afin de former un backcourt avec le meneur titulaire de l’équipe. Même si son potentiel est certain.

#13 MIAMI : PJ Washington

Ailier fort
Stats : 15.2 points (52% dont 42% à 3-points), 7.5 rebonds et 1.8 passe à Kentucky

Sur le papier, c’est le mariage parfait. Capable de jouer ailier et ailier fort, PJ Washington est un dur au mal, un joueur solide qui a affiché énormément de progrès entre ses deux saisons à Kentucky, notamment au niveau du tir.

Comme Brandon Clarke, il n’est pas très grand (2m03) mais il est bien plus long (2m19) et ses capacités affichées cette saison, en termes de polyvalence et de défense, en font un prospect très intéressant. Il ne deviendra sans doute jamais une star, mais Pat Riley doit adorer son profil et son engagement physique (presque) constant.

Aux côtés de Bam Adebayo, il peut ainsi former un duo plein d’avenir dans la raquette floridienne.

#14 BOSTON : Rui Hachimura

Ailier fort
Stats : 19.7 points (59% dont 42% à 3-points), 6.5 rebonds et 1.5 passe à Gonzaga

Avec trois choix aux 14e, 20e et 22e position de la Draft, on peut imaginer Danny Ainge être actif le soir de la Draft, et essayer comme Atlanta de les regrouper pour tenter de monter, afin de récupérer un prospect plus coté.

S’il n’y parvient pas, Rui Hachimura est une option. Le Japonais a brillé en NCAA, et sa capacité à jouer sur les postes d’ailier et d’ailier fort pourraient plaire à Brad Stevens, surtout si Marcus Morris s’en va lors de la free agency. Mais pour être intéressant, il faudra que le prospect de Gonzaga soit efficace de loin, ce qui n’est pas certain.

Car Rui Hachimura risque de manquer de mobilité face aux athlètes NBA, et sa défense pourrait également être un souci. En tout cas, il a traversé la période pré-Draft comme un fantôme, n’apparaissant pas au Draft Combine et ne faisant aucun workout connu avec des franchises. Beaucoup pensent ainsi qu’il a reçu une promesse de la part d’une équipe et qu’il n’avait pas besoin de booster sa cote. On verra le 20 juin si c’était bien le cas…

#15 DETROIT : Nassir Little

Ailier
Stats : 9.8 points (48% dont 27% à 3-points), 4.6 rebonds et 0.7 passe à North Carolina

Alors qu’il était annoncé très haut avant son passage en NCAA, Nassir Little a beaucoup déçu cette saison à North Carolina. Jamais en place chez les Tar Heels, maladroit de loin, sa cote a beaucoup baissé et il pourrait donc ne pas être un « lottery pick », ce qui paraissait impensable à sa sortie du lycée tant ses atouts physiques (1m98 pour 2m18 d’envergure et une grosse densité musculaire) faisaient de lui un prospect ultra convoité, lui qui avait été élu MVP des deux rendez-vous majeurs pour les lycéens US en 2018 : le McDonald’s All-American et le Jordan Brand Classic.

La bonne nouvelle, c’est que son shoot n’est pas mauvais dans sa mécanique et qu’il a apparemment rassuré les franchises lors des workouts, en étant bien plus adroit que ce qu’il avait montré cette saison. La mauvaise, c’est qu’il reste sur cette impression d’un joueur souvent perdu sur le terrain, ayant du mal à exécuter les consignes.

Mais les Pistons ont besoin d’aide sur les ailes, et Nassir Little a le physique pour exister rapidement en NBA, du moins en tant que défenseur. Pour le reste, il faudra sans doute être patient…

#16 ORLANDO : Tyler Herro

Arrière
Stats : 14.0 points (46% dont 36% à 3-points), 4.5 rebonds et 2.5 passes à Kentucky

Pas un gros physique, des petits bras (1m98 pour 1m91 d’envergure) mais un sacré shoot. En une phrase, on peut résumer le profil de Tyler Herro, l’arrière de Kentucky qui a bien fait booster sa cote ces dernières semaines.

À la faveur de bons workouts et d’interviews qui ont plu aux dirigeants, le Wildcat a réussi son opération séduction, décrochant rapidement une invitation dans la « Green Room », preuve que son nom circule assez haut. Il faut dire que dans la NBA actuelle, sa capacité à dégainer très vite de très loin est un atout qui fait saliver.

Clutch pour emmener Kentucky à l’Elite Eight, Tyler Herro a d’ailleurs montré qu’il pouvait apporter autre chose que du shoot, même si le jeu de John Calipari ne lui a pas vraiment permis de le mettre en avant. Reste qu’il va sans doute souffrir sur le plan athlétique, et que sa défense pourrait poser problème.

#17 ATLANTA : Goga Bitadze

Pivot
Stats : 14.0 points (65% dont 41% à 3-points), 5.9 rebonds et 1.7 contre en Ligue Adriatique

Il a de la taille (2m11), de l’envergure (2m18), il se déplace plutôt bien, il s’est pas mal affiné et il a affiché de belles qualités de protecteur du cercle, malgré une détente très moyenne. Pas étonnant donc que le Géorgien Goga Bitadze intrigue tant en NBA, alors qu’il pourrait carrément être un « lottery pick ».

Le joueur de Mega Bemax a un côté « pivot à l’ancienne » mais il peut écarter le jeu, tout en sachant jouer poste bas.

Défensivement, il ne pourra pas « switcher » sur les extérieurs adverses alors qu’il va devoir travailler sur l’aspect mental, lui qui peut encore parfois sortir des rencontres. Mais rien que ses qualités de protecteur du cercle, associées à son toucher en attaque, font de lui un joueur très intéressant en milieu de premier tour.

Pas sûr qu’Atlanta le conserve néanmoins mais les choix des Hawks vont sans doute bouger…

#18 INDIANA : Keldon Johnson

Arrière/Ailier
Stats : 13.5 points (46% dont 38% à 3-points), 5.9 rebonds et 1.6 passe à Kentucky

À ce stade de la Draft, on peut toujours tomber sur une pépite mais les prospects les plus cotés sont généralement partis. Et il ne reste généralement plus que des joueurs annoncés uniquement comme des « role players ».

Dans ce registre, Keldon Johnson peut en être un de qualité. Physiquement, il est plutôt intéressant (1m98 pour 2m08 d’envergure) et pourrait jouer sur les postes d’ailier ou d’ailier fort, dans une configuration « small ball ». C’est le prototype même du « 3&D », capable de dégainer en catch-and-shoot et de faire le job en défense.

Pour les Pacers, c’est un profil qui mérite donc le coup d’oeil, même si Keldon Johnson aura bien du mal à être plus qu’un « 3&D », tant il souffre pour créer son propre tir, ou créer de façon générale.

#19 SAN ANTONIO : Grant Williams

Ailier/Ailier fort
Stats : 18.8 points (56% dont 33% à 3-points), 7.5 rebonds et 3.2 passes à Tennessee

Les Spurs sont très limités dans leur rotation intérieure et un profil comme Grant Williams, capable d’évoluer comme ailier et ailier fort mais qui devrait sans doute être plutôt un 4 en NBA, pourrait bien les attirer.

Certes, il n’est pas très grand (2m02) mais il est presque impossible à bouger poste bas tant il est solide du haut du corps et sur ses appuis. Si on le voit à San Antonio, c’est parce que c’est un joueur intelligent, qui lit bien le jeu, peut trouver ses coéquipiers et sait rester dans son rôle, sans en faire trop et sans forcer.

Bien sûr, ses limites physiques peuvent être problématiques en NBA, et il n’est pas sûr qu’il puisse suivre l’exemple de Draymond Green et de ses 2m01, pour être un pivot à temps partiel dans une configuration très « small ball ».

#20 BOSTON : Bol Bol

Pivot
Stats : 21.0 points (56% dont 52% à 3-points), 9.6 rebonds et 2.7 contres à Oregon

« Il était dominant dans tout ce qu’il avait fait contre nous : les passes, les contres, les rebonds. Je crois juste que physiquement, il aura des problèmes en NBA. Il va se faire bouger, prendre des coups et je me demande comment il pourra tenir chaque soir au vu du niveau physique de la ligue. »

John Beilein, le coach de Syracuse, a beau avoir subi la foudre de Bol Bol en action cette année, il n’était pas franchement convaincu par le fils du regretté Manute Bol. Le physique de ce dernier interroge, et tout le monde s’attend ainsi à ce qu’il soit bousculé en NBA, alors qu’on craint un physique très fragile.

Pourtant, le prospect d’Oregon a de quoi intriguer. Déjà, il est immense (2m20 pour 2m31 d’envergure) et il peut donc protéger le cercle, et puis il a un vrai shoot. Un pivot capable à la fois d’intimider les adversaires sous le panier et d’écarter le jeu, c’est un peu le rêve de toutes les équipes NBA à l’heure actuelle. Sauf qu’il y a cet énorme point d’interrogation au sujet de son physique, mais aussi de son envie.

Blessé après neufs matchs cette année en NCAA, Bol Bol n’a effectué qu’un seul workout, devant des dirigeants choisis par son agent. Il faudra attendre pour voir quelle équipe fera fi des doutes.

#21 OKLAHOMA CITY : Talen Horton-Tucker

Arrière
Stats : 11.8 points (41% dont 31% à 3-points), 4.9 rebonds et 2.3 passes à Iowa State

#22 BOSTON : Kevin Porter Jr.

Ailier
Stats : 9.5 points (47% dont 41% à 3-points), 4.0 rebonds et 1.4 passe à USC

#23 UTAH : Matisse Thybule

Ailier
Stats : 9.1 points (42% dont 31% à 3-points), 3.1 rebonds et 2.1 passes à Washington

#24 PHILADELPHIE : Nickeil Alexander-Walker

Meneur/Arrière
Stats : 16.2 points (47% dont 37% à 3-points), 4.1 rebonds et 4.0 passes à Virginia Tech

#25 PORTLAND : Cameron Johnson

Ailier
Stats : 16.9 points (51% dont 46% à 3-points), 5.8 rebonds et 2.4 passes à North Carolina

#26 CLEVELAND : Chuma Okeke

Ailier fort
Stats : 12.0 points (50% dont 39% à 3-points), 6.8 rebonds et 1.9 passe à Auburn

#27 BROOKLYN : Darius Bazley

Ailier/Ailier fort
Stats : –

#28 GOLDEN STATE : Eric Paschall

Ailier fort
Stats : 16.5 points (45% dont 35% à 3-points), 6.1 rebonds et 2.1 passes à Villanova

#29 SAN ANTONIO : Kezie Okpala

Ailier
Stats : 16.8 points (46% dont 37% à 3-points), 5.7 rebonds et 2.0 passes à Stanford

#30 MILWAUKEE : Bruno Fernando

Ailier fort/Pivot
Stats : 13.6 points (61%), 10.6 rebonds et 1.9 contre à Maryland

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