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Qui sont les grands gagnants de la trade deadline ?

Pendant trois jours, et même encore davantage avec le long feuilleton Anthony Davis, la fin du marché des transferts a tenu en haleine toute la NBA. À l’arrivée, 26 franchises ont d’ailleurs modifié leur effectif, et on fait le tour des gagnants.

Maintenant que la frénésie est passée, quelles sont les équipes qui ont sorti le grand jeu au cours de cette clôture du marché des transferts ? Par leur action, certaines ont confirmé viser le titre dès cette année (Philadelphie, Toronto, Milwaukee) tandis que d’autres préparent patiemment la prochaine intersaison (Dallas, LA Clippers).

D’autres, sans marge de manoeuvre comme Indiana ou Houston, ont fait de leur mieux pour se renforcer ou obtenir un peu plus de latitude, que ce soit par un transfert ou pour se positionner au niveau des joueurs sans contrat. À noter qu’à l’Ouest, peu de cadors ont animé le marché, une inertie qui pourrait bien faire les affaires des Warriors…

LES COUPS DE MAÎTRE

PHILADELPHIE : Équipe la plus active de la trade deadline, les Sixers ont surpris plus d’un observateur. Déjà auteur d’un des transferts les plus importants de l’année avec l’arrivée de Jimmy Butler en début de saison, Elton Brand a récidivé avec l’acquisition de Tobias Harris, Boban Marjanovic et Mike Scott la veille de la clôture du marché.

S’il est légitime de se demander si Philadelphie n’a pas trop donné aux Clippers, notamment en termes de choix de tours de Draft (rappelons que Toronto, Chicago ou Milwaukee n’ont envoyé aucun 1er tour pour Marc Gasol, Otto Porter JR. ou Nikola Mirotic), les Sixers récupèrent un nouveau joueur de calibre All-Star, un renfort de choix à l’intérieur derrière Joel Embiid et un ailier-fort adroit de loin. Si Tobias Harris est free agent, sa venue permet tout de même aux Sixers de moins appréhender l’éventuel départ de Jimmy Butler : il y a de grandes chances qu’ils puissent au moins en prolonger un des deux.

On peut également spéculer sur l’évolution de Markelle Fultz à l’avenir mais un changement d’air était sans doute nécessaire pour le premier choix de Draft 2017 et dans cet échange, Philadelphie renforce son banc avec Jonathon Simmons et récupère tout de même un premier tour de draft du Thunder et un second tour de Cleveland. Enfin, sans se déplumer, la franchise obtient également James Ennis, capable d’amener de densifier lui aussi le banc de Brett Brown, qui en avait besoin.

Au bout du compte, les Sixers se placent clairement comme un prétendant à la finale tout en conservant un peu de souplesse pour l’avenir à moyen terme.

TORONTO : En dépit de ses 34 ans, Marc Gasol reste un joueur de premier plan : le pivot espagnol est toujours précieux dans la protection de l’accès au cercle, à un poste où Toronto peut prévoir d’affronter les Sixers et Joel Embiid, Boston et Al Horford ou encore Milwaukee et un Giannis Antetokounmpo qui score la majorité de ses points dans la raquette.

Même s’il n’a plus l’influence d’il y a trois ou quatre ans, Marc Gasol est aussi l’un des plus complets en attaque, capable de scorer de n’importe quelle position, même de loin, et surtout de créer. Certes, Toronto devra probablement trouver un équilibre entre le rythme relativement élevé de son attaque (12e devant Dallas, Boston, Houston, San Antonio ou Denver) permis par un Serge Ibaka jusqu’ici très bon au poste 5, et les besoins de sa recrue. Mais les Raptors pouvaient-ils passer à côté de cette opportunité tant que Kawhi Leonard est encore au club ? Les objectifs de cette saison sont élevés et les Canadiens ne sont en rien certains de pouvoir nourrir les mêmes l’an prochain. Il faut gagner maintenant et cette arrivée le permet : la ligne défensive des Raptors parait unique avec Kawhi Leonard, Marc Gasol, Danny Green, Pascal Siakam, OG Anunoby ou encore Kyle Lowry.

Par ailleurs, Toronto perd des joueurs de valeur, appréciés dans l’Ontario (Jonas Valanciunas, C.J. Miles et Delon Wright), mais la plus-value est réelle tandis que l’impact financier est minime (si l’on part du principe que les deux premiers activeront leur « player option » la saison prochaine). La perte d’un deuxième tour de draft 2024 parait anodine dans ces circonstances. Enfin, avec le départ de Greg Monroe vers Brooklyn, Masai Ujiri dispose désormais de… cinq places vacantes dans son effectif afin de confirmer son excellent travail sur le marché des free agents avant les playoffs.

MILWAUKEE : En partant de Thon Maker, les Bucks sont parvenus à obtenir Nikola Mirotic ! Pour cela, il leur a tout de même fallu se libérer de Stanley Johnson, tout juste arrivé, de Jason Smith et surtout quatre seconds tours de draft mais, à l’image de Toronto, les Bucks sont désormais des prétendants au titre et veulent gagner maintenant. Âgé de seulement 27 ans, l’Espagnol a confirmé chez les Pelicans qu’il était l’un des 15 ou 20 meilleurs joueurs de la ligue à son poste (16.7 pts et 8.3 rbds de moyenne) et il offre à Mike Budenholzer une solution offensive de plus, à même de soulager Giannis Antetokounmpo et d’écarter le jeu.

Avec George Hill, Nikola Mirotic, Ersan Ilyasova, Tony Snell, D.J. Wilson ou encore Pat Connaughton, les Bucks présentent une profondeur de banc impressionnante. Mieux encore, avec ce dernier échange, Milwaukee libère une place dans son effectif et l’on sait que la franchise était sur la piste d’un pivot, le seul poste sans rotation naturelle.

SACRAMENTO : Longtemps critiqué, Vlade Divac commence à imposer sa vision chez les Kings. Alors que son équipe est en course pour les playoffs, le président des Kings a réussi à obtenir un bon ailier en la personne de Harrison Barnes, un arrière solide avec Alec Burks et un ailier-fort avec le potentiel pour s’imposer comme une rotation intéressante avec Caleb Swanigan. De plus, il récupère un second tour de draft. Désormais, Dave Joerger dispose d’un vrai alliage de jeunes talents et de joueurs confirmés et interchangeables.

Pour cela, les Kings n’ont dû se séparer que de deux éléments qui n’étaient pas utilisés, Zach Randolph et Skal Labissiere, mais aussi d’Iman Shumpert, bon sur le terrain et très apprécié dans le vestiaire, et Justin Jackson, dont le potentiel est réel mais la perte largement compensée par les arrivées.

Enfin, le président des Kings a conclu par la signature, pour le moment, de dix jours de Corey Brewer, vu plutôt à son avantage lors de son intérim chez les Sixers. Si la cohésion prend, Sacramento peut se préparer à jouer ses premiers playoffs en 13 ans.

LES ASTUCIEUX

HOUSTON : Les Rockets n’ont pas fait de folie pour cette clôture du marché des transferts, ce qui pourrait décevoir ceux qui attendaient des grands mouvements de la part de Daryl Morey. Mais ce dernier n’avait que peu d’options à sa disposition et dans ce contexte, le GM a tout de même réussi à récupérer Iman Shumpert, auteur de l’une de ses meilleures saisons chez les Kings après plusieurs années de galère, tout en libérant trois places dans l’effectif en envoyant James Ennis aux Sixers puis Wave Baldwin et Nik Stauskas, depuis coupés, à Indiana.

Outre l’impact attendu d’Iman Shumpert, ces manoeuvres permettent surtout à Houston d’éventuellement recruter trois éléments sur le marché des joueurs coupés et de passer, miracle, sous le seuil de la « luxury tax ». Pour cela, la franchise perd aussi un premier et un second tour de Draft mais en dehors de Clint Capela, Houston s’est rarement attardé sur la formation des joueurs. L’optique est de rester un candidat au titre et c’est avant tout des joueurs confirmés que recherche Daryl Morey.

INDIANA : Discret sur cette fin de marché, en dehors des arrivées de Nik Stauskas et Wade Baldwin, coupés, Indiana a frappé un grand coup sur le marché des « buyout » puisque la franchise récupère Wesley Matthews, libéré par les Knicks. L’arrière n’est évidemment plus le joueur qu’il fut avant sa rupture du tendon d’Achille mais le fait est que depuis la blessure de Victor Oladipo, Indiana avait besoin de se renforcer sur ce poste dans l’optique des playoffs. Les Pacers récupèrent ainsi un bon complément de Tyreke Evans, qui sera forcément motivé à l’idée de se montrer alors qu’il sera free agent cet été.

CEUX QUI PRÉPARENT LE LONG TERME

DALLAS : Si les effets du transfert de Kristaps Porzingis ne seront connus qu’à partir de la saison prochaine, il y a évidemment de quoi saliver au sujet de l’association entre Luka Doncic et l’intérieur letton. Mieux, cet échange était toutefois à l’origine de nombreux doutes sur la marge de manoeuvre des Texans lors de la prochaine intersaison en raison des contrats de Tim Hardaway Jr. et Courtney Lee mais Donnie Nelson a fait de l’excellent travail en envoyant Harrison Barnes et son option à 25 millions de dollars pour la saison prochaine vers les Kings contre Justin Jackson (Zach Randolph va être coupé). De quoi libérer environ 22 millions de dollars de plus pour l’été prochain, une aubaine pour les ambitions de la franchise.

LA CLIPPERS : Les Clippers ont décidé de miser sur l’été prochain et l’avenir en démantelant l’un des plus surprenants collectifs de cette saison. Un choix décevant pour certains car l’équipe est 8e à l’Ouest mais conforme aux ambitions de Steve Ballmer : Los Angeles veut un Kawhi Leonard ou un Kevin Durant cet été et cette perspective était difficilement compatible avec la prolongation de contrat de Tobias Harris. De plus, ce dernier était bien l’élément le plus valorisé par la concurrence.

Son départ permet ainsi de récupérer quatre tours de draft, dont deux premiers tours, notamment celui très convoité du Heat, et le prometteur Landry Shamet. En se débarrassant du contrat d’Avery Bradley (qui était garanti à hauteur de 2 millions de dollars), les Clippers optimisent leur masse salariale et disposent désormais d’environ 58 millions de dollars pour cet été. La base reste intéressante avec Danilo Gallinari, Montrezl Harrell, Lou Williams, Shai Gilgeous-Alexander, Jerome Robinson mais aussi Ivica Zubac, récupéré des Lakers. Maintenant, c’est à Lawrence Frank de concrétiser tout ça cet été.

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