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Tim Duncan, The Big Fundamental

Cinq fois champion NBA avec les Spurs, « Dream Tim » fête ses 45 ans ce 25 avril. Si l’homme est réservé et peu causant, le joueur maîtrisait tous les fondamentaux du basket. Tant pis pour le show, tant mieux pour la gagne…

Tim DuncanLe boss des Spurs, cinq fois champions NBA, c’était lui. Jusqu’à ce qu’il déclare en 2008, comme dans un passage de témoin, que son petit protégé, Tony Parker, était éligible pour le titre de MVP. « Je pense qu’il mérite de recevoir des voix. Avec toutes les blessures que nous avons eues, c’est Tony qui a permis que l’équipe reste compétitive jusqu’au bout. Il a livré sa meilleure saison NBA et je pense qu’il devrait faire partie du Top 5 de la Ligue. »

Des mots qu’il aurait pu prononcer plus tard avec l’éclosion de Kawhi Leonard. Modèle de modestie mais aussi d’altruisme, même financier, Timothy Theodore Duncan sait de quoi il parle. S’il n’a jamais réalisé le back-to-back pour le titre de champion, il a inscrit son nom coup sur coup au palmarès du MVP, et pour certains, il est le meilleur joueur de sa génération, devant Kobe Bryant et Shaquille O’Neal. « Les joueurs d’élite sont ceux qui aident leur équipe en lui faisant gravir un échelon dans la Ligue. C’est ce qui sépare les bons des grands. »

Trop modeste pour préciser dans quelle catégorie il se situe, Tim Duncan fait indiscutablement partie de la seconde. Il fut à l’époque le septième joueur de l’histoire à obtenir deux titres de MVP consécutifs, le premier depuis Michael Jordan. « Je n’aurais jamais imaginé entrer dans cette liste », assure-t-il, imité ensuite par Steve Nash, LeBron James, Stephen Curry et Giannis Antetokounmpo.

Il quitte la scène, sans tournée d’adieux

Lorsqu’il décroche son deuxième trophée en 2003, Tim Duncan a 27 ans. Son compteur affiche alors plus de 10 000 points et plus de 5 000 rebonds. Il est le 13e à réaliser cette perf. Avec l’intérieur des Spurs, le minimum syndical, c’est 20 points-10 rebonds par match. Preuve en est ses 58 double-doubles cette année-là. En deux temps-trois mouvements, il vous fait basculer une rencontre, que ce soit sur un tir avec la planche, geste parfaitement maîtrisé, ou sur un petit hook. Gregg Popovich n’est jamais avare de compliments lorsqu’il s’agit de son poulain, pierre angulaire d’une mini-dynastie établie en 1999 à l’issue d’une saison écourtée par le lock-out. « Le jour où Timmy arrêtera, je n’aurai plus qu’à prendre ma retraite ! » déclarait à l’époque « Pop », avant de se raviser après l’arrivée de LaMarcus Aldridge. Finalement, c’est Duncan qui rejoindra le banc de Popovich et le coach des Spurs avait eu ce bon mot : « C’est tout naturel qu’après avoir servi fidèlement d’assistant à Tim Duncan pendant 19 ans, il me rende la pareille« .

Quand il a décidé de partir, Duncan l’a fait du jour au lendemain, à l’été 2016. Les tournées d’adieux à la Kobe Bryant ne l’intéressaient pas. Il avait dit qu’on ne l’apprendrait qu’au dernier moment. Sans tambour, ni trompette, ni strass, ni paillettes. Il lui restait pourtant un an de contrat…

Pour le reste, ce n’est pas pour rien qu’on le surnommait « The Big Fundamental ». Shaquille O’Neal a repris cette formule à son compte de façon un peu ironique mais Duncan est le seul basketteur NBA qui trouve grâce à ses yeux. « Aucun joueur n’a autant dominé cette Ligue que moi. Le seul qui l’ait fait, c’est Tim Duncan et je ne le considère pas comme un pivot. »

« J’aime la puissance du silence »

Discret, effacé, l’homme est plutôt du genre « quiet man », comme son disciple Kawhi Leonard. En 2002, année de son premier titre de MVP, Gregg Popovich le pousse, non sans mal, à donner un peu plus de voix auprès de ses partenaires alors que David Robinson est blessé. L’homme des Iles Vierges doit forcer sa nature mais pas son jeu. Il s’exprime au plus haut niveau, sans fioritures. Un coéquipier idéal, pas égoïste pour un sou et capable du geste juste qui fait gagner. Sourd aux critiques qui l’associaient à une époque au jeu soporifique des Spurs (lui préférait empiler les titres…). Tim Duncan résuma assez bien sa personnalité lorsqu’il analysa un jour sa force principale : « J’aime la puissance du silence. Tu peux détruire tes adversaires comme cela. Ils peuvent te crier au visage, tu réponds par un tir, un rebond ou un contre. Ils détestent

Il est comme ça, le grand Tim. Il contrôle, démolit et frustre ses adversaires, autant physiquement que psychologiquement. Le gaillard n’aime pas perdre. Ses cinq bagues de champion en sont la meilleure preuve. Incroyable destin pour ce nageur émérite qui visait les J.O. sur son île avant de voir le cyclone Hugo détruire son outil de travail… Si on parle uniquement sport, on peut considérer Duncan comme le meilleur ailier fort de l’histoire du basket, et ce même s’il a effectué plusieurs saisons comme pivot. Il a pour lui le palmarès et le jeu, avec un impact décisif des deux côtés du parquet.

Quelle place dans l’Histoire ?

Mais quelle place occupera-t-il dans la mémoire collective par rapport à un Charles Barkley ou un Karl Malone qui avaient autrement plus de personnalité (pour le meilleur et pour le pire) ?

Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute qu’il les a dépassés, et il a sa place dans le Top 10 des meilleurs joueurs de l’histoire avec ses 26 496 points, 15 091 rebonds et 3 020 contres en carrière. Ses cinq titres et ses 1 072 victoires pour 438 défaites en carrière, soit 71% de succès parlent pour lui. C’est tout simplement le pourcentage le plus haut sur une telle période dans l’histoire NBA ! Sa fidélité à la même équipe aussi. Sa régularité au plus haut niveau également. Certains même le placent au-dessus de Kobe Bryant. L’Histoire le dira.

Champion NBA : 1999, 2003, 2005, 2007, 2014

MVP : 2002, 2003

All-Stars : 15 sélections

Rookie Of The Year : 1998

Matches NBA : 1 392

Moyennes en carrière : 19.0 pts, 10.8 rbds, 3.0 pds et 2.2 cts/m

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