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Les franchises sont-elles mieux dirigées si leurs GMs ont joué ou coaché en NBA ?

Par  — 

Tout est parti d’un article d’ESPN qui demandait à deux dirigeants anonymes de formation « classique » si l’utilisation de plus en plus importante des statistiques avancées en NBA était un problème et si le fait que les équipes engagent de moins en moins d’anciens joueurs ou d’anciens coaches en tant que dirigeants avait des répercussions dans la ligue.

D’après ces deux dirigeants, beaucoup d’anciens joueurs/coaches se sentiraient désormais exclus, poussés dehors par de brillants étudiants en mathématiques qu’ils accusent de ne rien connaître au basket. Mais une équipe est-elle mieux gérée si elle a à sa tête quelqu’un ayant joué ou entraîné en NBA ?

Une nouvelle génération de dirigeants

C’est la question que s’est posée John Ezekowitz, ancien étudiant d’Harvard et consultant pour les Phoenix Suns (2011-2013) qui fait donc partie de cette nouvelle génération de « matheux » accusée de mettre les vrais connaisseurs du basket à la porte.

Il a donc étudié les GMs engagés depuis 1995 et a confirmé la tendance récente : il y a en effet de moins en moins de dirigeants qui ont joué ou coaché en NBA. Depuis quatre ans, 18 GMs sur 23 engagés n’ont en effet jamais été joueur ou coach dans la ligue, soit un pourcentage de 78%.

Sur les quinze années précédentes, seuls 33 GMs sur 81 (40%) n’avaient jamais connu une expérience de joueur ou de coach NBA. De ce côté-là, la tendance remarquée par ESPN est donc bien réelle.

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Pour des résultats similaires ?

Le problème, c’est de savoir si cette évolution est une bonne chose pour les franchises dirigées par ces nouveaux dirigeants. John Ezekowitz fait ainsi une première hypothèse en se disant que si les dirigeants interrogés par ESPN ont raison et que les anciens coaches/joueurs connaissent vraiment mieux le basket que les autres, leurs équipes devraient être bien meilleures. Logiquement, ils devraient donc durer plus longtemps à la tête de leurs franchises malgré la patience de certains propriétaires.

Or la proportion de dirigeants toujours en place au fil des années à la tête de leur équipe est similaire qu’un GM soit un ancien joueur/entraîneur ou qu’il n’ait jamais eu ce type d’expérience en NBA.

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Dans les deux cas, 50% des GMs ont été remplacés au bout de quatre ans et près de 75% des GMs ne sont plus à leur poste huit ans après leur nomination.

John Ezekowitz se demande alors si les anciens coaches/joueurs améliorent plus les équipes dont ils prennent la tête. C’est légèrement le cas puisqu’au bout de trois ans, le pourcentage de victoires de leurs équipes augmente de 5.7% en moyenne tandis que celui des équipes qui ont nommé un GM n’ayant pas d’expérience de coach ou de joueur n’augmente que de 2%.

Toutefois, ça ne parait pas significatif car les anciens joueurs/coaches récupèrent de moins bonnes équipes (41% de victoires en moyenne la précédente saison contre 49%) et qu’il est plus facile de faire progresser des équipes plus faibles. De plus, 63% des équipes gérées par des GMs sans expérience de coach ou de joueur atteignent les playoffs contre seulement 48 des équipes d’anciens joueurs/coaches.

Pas de recette miracle

Qu’en déduire ? En fait, il n’y a simplement pas de formation miracle. Mitch Kupchak a été joueur et a remporté quatre titres (2001, 2002, 2009 et 2010) à la tête des Lakers, Pat Riley a été joueur et coach en NBA et il a remporté trois titres (2006, 2012 et 2013) à la tête de Miami.

D’un autre côté, Jerry Krause n’a lui jamais entraîné ou coaché en NBA et il a pourtant mené les Bulls trois fois au titre (1996, 1997 et 1998) sur la période étudiée. Quant à R.C. Buford, il était scout pour San Antonio avant d’être promu GM et il a permis à l’équipe de l’emporter trois fois (2003, 2005 et 2007). Avoir joué ou coaché en NBA n’offre donc pas du tout la certitude de faire un bon dirigeant, Isiah Thomas ou Elgin Baylor pouvant le prouver. Quant à cette nouvelle génération de GMs, il faudra attendre un peu avant de voir si leurs méthodes fonctionnent mieux mais on ne saurait de toute façon les définir par leur seule formation mathématique car un bon GM ne se contente pas de lire des feuilles de stats. Il doit aussi négocier les contrats, monter les échanges ou convaincre les joueurs de signer et les statistiques avancées ne sont donc finalement qu’un outil parmi d’autres dans l’arsenal du GM moderne.

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