Comme Adam Silver, Cathy Engelbert ne semble voir la rivalité entre Caitlin Clark et Angel Reese que du côté positif, avec l’attention et l’engagement qu’elle génère pour la WNBA.
Et les débordements des supporters sur le Web ? Presque un non-sujet pour la « commissionner » qui explique aux intéressées de simplement « ignorer » ce que disent les fans trop véhéments. De quoi déclencher une réaction immédiate du syndicat des joueuses, très déçu par les réponses purement « business » de Cathy Engelbert.
« Voici la réponse que la « commissionner » aurait dû donner à la question très claire concernant le racisme, la misogynie et le harcèlement subis par les joueuses », indique ainsi le communiqué de presse de la « Women’s National Basketball Players Association ». « Il n’y a absolument aucune place dans le sport – ou dans la vie – pour la haine, le langage raciste, les commentaires homophobes et les attaques misogynes dont nos joueuses font l’objet sur les réseaux sociaux. Il ne s’agit pas des rivalités ou des personnalités iconiques qui alimentent un modèle commercial. Ce type de fanatisme toxique ne devrait jamais être toléré ou laissé hors de contrôle. Il exige une action immédiate et, franchement, il aurait dû être abordé il y a longtemps ».
« Ce n’est pas le genre d’environnement que nous voulons pour nos fans. Ce n’est pas le genre d’environnement dans lequel nous voulons voir ces jeunes filles et garçons, en pensant que c’est normal »
De nombreuses joueuses, de Chelsea Gray à Alysha Clark en passant par Kelsey Plum et Breanna Stewart, ont également affiché leur déception, poussant Cathy Engelbert à réagir sur les réseaux sociaux.
« Lors d’une récente interview avec les médias, on m’a interrogée sur le côté sombre des réseaux sociaux et des conversations en ligne sur les rivalités WNBA et l’aspect racial. Pour être claire, il n’y a absolument aucune place pour la haine ou le racisme de quelque nature que ce soit dans la WNBA ou ailleurs » a-t-elle publié.
Un rattrapage laconique qui ne suffira sans doute pas, la directrice exécutive du syndicat des joueuses, Terri Jackson, répétant que « le racisme, et le tribut qu’il fait payer à chacun, n’est JAMAIS tolérable, et encore moins justifiable, au nom de la croissance économique ».
« Ce n’est pas le genre d’environnement que nous voulons pour nos fans » conclut Alysha Clark. « Ce n’est pas le genre d’environnement dans lequel nous voulons voir ces jeunes filles et garçons, en pensant que c’est normal. »