Comme Team USA, Chase Budinger a commencé ses Jeux olympiques avec une victoire. Seulement, l’ancien joueur de basket ne porte plus de chaussures en compétition, il est pieds nus puisque, on le sait, il est désormais un joueur de beach volley. Et à Paris, le cadre est superbe : il joue près de la tour Eiffel.
« Cela m’a pris six ans. Cela m’a demandé beaucoup de temps pour finalement atteindre mon objectif et être ici, aux Jeux. Il n’y a rien de meilleur », livre-t-il après son succès face à un duo français.
L’ancien joueur des Rockets et des Wolves a retrouvé ses anciens collègues dans la capitale. On l’a vu croiser LeBron James, puis Kevin Durant, avec lequel il avait été MVP du McDonald’s All-American Game.
« C’était incroyable de voir le respect qu’ils ont pour lui. Je me disais : ‘Wow, ce gars est vraiment mon partenaire ?' », constate Miles Evans, son coéquipier sur le sable. « Il a fallu quelques secondes à LeBron », ajoute Chase Budinger. « Il est passé, j’ai crié son nom, il m’a regardé et était étonné de me voir ici. »
Il n’a pas assez profité de la tour Eiffel
Une façon de faire le lien entre son ancienne et sa nouvelle carrière. Il s’est d’ailleurs servi de son expérience de joueur NBA pour cette première rencontre olympique.
Car jouer aux Jeux, devant un des monuments les plus connus au monde, ce n’est pas rien en matière de stress…
« Dans le bus avant, j’ai raconté à Miles mon premier match en NBA, à quel point j’étais nerveux et que ma nervosité a plombé mon match. J’ai fait 0/2 à 3-pts, perdu 2 ballons et fait airball sur un tir », se souvient-il pour sa rencontre d’octobre 2009 contre Portland, terminée à 6 points. « J’ai donc utilisé mon expérience de basketteur, qui a joué devant des publics très nombreux, pour être calme. Ce n’est clairement pas comme jouer en intérieur. »
Néanmoins, a-t-il pleinement profité de ce moment, de ce cadre magnifique ? « C’était à la hauteur de mes espérances. C’était incroyable, à couper le souffle, et le sentiment est surréaliste. J’ai eu l’impression que ça allait trop vite. J’ai eu la sensation que, à certains moments, je n’ai pas assez profité de la vue. »