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Marc Gasol, l’autre légende de Memphis

NBA – Marc Gasol est un joueur symbole des Grizzlies, et plus largement même de la ville de Memphis où il a débarqué à 16 ans.

Marc Gasol

C’est assez rare pour le souligner. Une franchise NBA, en l’occurrence Memphis, a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour honorer une de ses légendes, en l’occurrence Marc Gasol, à travers un documentaire long-format.

En amont de la cérémonie de retrait de son maillot floqué du n°33 prévue ce samedi, les Grizzlies ont donc produit un très joli documentaire retraçant toute la carrière du pivot ibère, débarqué à Memphis à 16 ans au sein du lycée Lausanne, un petit établissement proche de ce qu’il avait connu en Espagne, jusqu’à son titre avec les Raptors en 2019.

Avec des interviews de nombreux de ses coéquipiers, dont Tony Allen, Zach Randolph ou Mike Conley, le documentaire revient en détails sur les onze années de Marc Gasol au sein des Grizzlies, en s’attardant évidemment sur les exploits du « Grit & Grind » en playoffs, notamment en 2011 avec leur « upset » des Spurs, mais aussi, leur « run » de 2013 jusqu’en finale de conférence.

Mais aussi sur son travail humanitaire avec les enfants de l’hôpital St Jude à Memphis (où son père docteur a travaillé également) et, plus récemment, avec les migrants lancés à l’assaut de la Méditerranée, sur les côtes de Lybie pour sauver des vies.

Sortir de l’ombre de Pau

Parmi les passages les plus intéressants du film, Gasol évoque son adolescence partagée entre un déménagement à Memphis et un retour au bercail barcelonais, pour se sortir de l’ombre de son frangin, Pau, devenue star NBA chez les Grizzlies dès ses débuts pour ainsi dire.

La transition n’a pas été facile pour toute la famille. Mais encore plus pour le jeune Marc qui n’a que très peu apprécié ses premiers années à Memphis, mal dans sa peau et prenant du poids jusqu’à être surnommé « The Big Burrito »…

De retour au Barça, le jeune Gasol sait qu’il doit avant tout retrouver une condition physique digne de ce nom avant de pouvoir prétendre à une carrière professionnelle. Mais, dès ses 18 ans, Gasol avait le pressentiment qu’il devait passer par la case ACB avant de pouvoir viser plus haut. Et il n’a pas fallu longtemps à Svetislav Pesic, qui a bien senti le talent sous les kilos de masse superflue, de lui proposer de venir s’entraîner avec l’équipe première.

« À l’époque, je ne pensais que j’allais jouer en NBA. Je savais qu’une équipe NBA avaient mes droits mais je me considérais pas vraiment dans l’échange [de 2008 impliquant son frère, entre les Lakers et les Grizzlies]. Je sais que Chris Wallace disait que je représentais une raison importante de faire cet échange. Je l’aime bien, mais il ne pouvait pas savoir ! »

Réécrivant l’histoire a posteriori en expliquant qu’il avait effectivement senti le bon coup, le GM de l’époque se souvient aussi que les négociations n’ont pas été évidentes du fait que cet échange concernait deux joueurs d’une même famille.

« Le faire signer n’a pas été facile. J’ai rencontré la famille juste après l’échange. Ils n’étaient pas contents après moi car j’avais envoyé leur fils à Los Angeles, et ils étaient tous à Memphis. »

Retour dans le Tennessee

Passé par Gerone pour prendre une dimension supplémentaire, au point de rafler le trophée de MVP en 2008 avec des stats ronflantes (16 points, 8 rebonds), Gasol était fin prêt à traverser l’Atlantique. Et retrouver le Tennessee dans une situation idéale pour son arrivée dans le Grand Monde.

« Chris est venu à Gerone pendant une semaine. On a commencé à se connaître et à discuter de son projet pour moi. Le timing par rapport à la franchise était important aussi pour moi. On avait Kyle Lowry, Rudy [Gay]. Il y avait Mike Conley aussi. C’était une franchise en reconstruction où un jeune gars comme moi pouvait s’intégrer dans le projet en cours. C’était la meilleure situation pour moi d’entrer en NBA. J’en ai parlé à Cristina [sa femme, ndlr] et je me disais qu’il n’y avait pas meilleur scénario. C’est dans une ville que je connais déjà, où j’ai déjà des connaissances sur place. Dans une franchise déjà liée à ma famille. Mes parents vivaient déjà à Memphis. Tout était en place. »

Mais, en coulisses, les dirigeants des Grizzlies avaient fait le nécessaire pour s’assurer que ce « pari » allait être payant quoi qu’il advienne…

« Je me rappelle de ce coup de fil », se souvient Pau Gasol. « J’étais à LA et j’ai parlé à Mike [Michael Heisley, le président de la franchise à l’époque]. Il voulait savoir si Marc valait un contrat de 3 millions de dollars la saison à l’époque je crois. Est-ce qu’il est vraiment bon ? Et puis, est-ce qu’il est même prêt à jouer en NBA ? Je lui ai dit que oui, absolument. Vous n’allez pas le regretter. Vous récupérez un gros joueur. »

Adoubé non seulement par son frère, mais aussi par Kobe Bryant, qui l’avait notamment croisé aux JO de 2012, Gasol n’a pas manqué sa première campagne en NBA, élu dans le meilleur cinq rookie, avec 12 points et 7 rebonds de moyenne. Collectivement, c’était une autre limonade…

« Gagner des matchs a toujours été le plus important. Les premiers mois ont donc été horribles. Tant et si bien que je me suis même demandé si j’avais fait le bon choix de venir en NBA. Est-ce que c’est vraiment fait pour moi ? Accepter la défaite n’a pas été facile. Jusqu’à ce que Lionel [Hollins] arrive. Il me rappelait mon coach en Espagne [Pesic]. Dans leur approche, leur sérieux, les attentes élevées qu’ils ont pour leurs joueurs. C’était familier pour moi. Je n’aurais peut-être pas fait plus d’une saison si Lionel n’était pas arrivé. »

Soulignant l’importance de l’arrivée de Lionel Hollins au poste de « head coach » en janvier 2009 (pour remplacer Johnny Davis, qui avait lui remplacer Marc Iavaroni), le documentaire détaille également comment les Grizzlies ont refusé de drafter Curry, trop maigrelet pour jouer en NBA selon Heisley…

Au lieu de ça, Gasol a « fait ce qu’il avait à faire pour conserver son poste » de titulaire, face au rookie Hasheem Thabeet. Lors du camp d’entraînement (avec Allen Iverson d’ailleurs), Gasol a cliniquement démonté son jeune coéquipier, ne laissant aucun doute sur la hiérarchie au poste 5.

L’ère du « Grit & Grind »

Élu All-Star pour la première fois en 2012, après avoir créé la sensation lors des playoffs précédents en sortant les Spurs, numéros 1 de la saison régulière, Gasol a par la suite continué à progresser jusqu’à rafler le titre de meilleur défenseur de l’année, comme un symbole de l’ère du « Grit & Grind » instauré autour de lui, Zach Randolph, Tony Allen et Mike Conley.

C’est au printemps 2013 en l’occurrence que le « Grit & Grind » est devenu légendaire, captivant toue la ville de Memphis, après deux victoires face à deux équipes mieux classées, face aux Clippers au premier tour, et ce, après avoir été mené 0-2 dans la série. Puis le OKC de Durant et Westbrook pour aller en finale de conf’ face aux Spurs (qui leur a infligé un coup de balai)…

Ce qui semblait acter la naissance d’un groupe amené à de grandes choses s’avérera finalement le pic de leur aventure. Car, derrière le changement de coach (de Hollins à Dave Joerger), les Grizzlies n’arriveront plus jamais à retrouver leur dynamique, la faute à plusieurs blessures graves, de Gasol notamment (ligaments croisés du genou gauche en novembre 2013).

De nouveau All Star en 2015, titulaire face à son frère Pau (alors à Chicago), une première dans l’histoire de la Ligue, Marc Gasol comprendra que le train est définitivement passé à Memphis après la déception de la défaite au deuxième tour des playoffs 2015 face à Golden State, avec des Grizz très diminués après la blessure au visage de Conley, et Allen touché aux ischios…

Marc Gasol quitte la tanière

L’arrivée de David Fizdale n’arrangera pas les affaires de Gasol, qui en plus se donnera une nouvelle blessure face à Portland la saison suivante (une blessure au pied qu’il avait déjà connue à Barcelone en début de carrière). Très mécontent du fait que son associé des raquettes, Zach Randolph, soit remisé sur le banc par Fizdale, Gasol et les Grizz connaîtront un dernier baroud d’honneur en 2017, face aux Spurs en playoffs mais perdue en six manches dès le premier tour…

Dernière étape majeure de sa carrière : Toronto. Gasol y rejoint un groupe déjà formé, dont Kyle Lowry qu’il avait côtoyé à ses débuts à Memphis. Il s’y impose comme la dernière pièce du puzzle alors que Kawhi Leonard y fait figure de sauveur pour un des titres les plus improbables de l’histoire de la Ligue, face à des Warriors ultra-dominateurs sur la saison, mais ultra-poissards en playoffs en 2019.

Avec son palmarès bien rempli en NBA, mais aussi sur la scène FIBA au sein de la génération dorée de la Roja, Marc Gasol a le profil idéal pour finir au Hall of Fame, comme son frangin Pau…

Marc Gasol Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2008-09 MEM 82 31 53.0 0.0 73.3 2.5 4.9 7.4 1.7 3.2 0.8 2.0 1.1 11.9
2009-10 MEM 69 36 58.1 0.0 67.0 3.0 6.3 9.3 2.4 3.7 1.0 2.0 1.6 14.6
2010-11 MEM 81 32 52.7 42.9 74.8 1.9 5.1 7.0 2.5 3.3 0.9 1.8 1.7 11.7
2011-12 MEM 65 37 48.2 8.3 74.8 1.9 7.1 8.9 3.1 3.1 1.0 1.9 1.9 14.7
2012-13 MEM 80 35 49.4 7.1 84.8 2.3 5.5 7.8 4.0 3.2 1.0 2.0 1.7 14.1
2013-14 MEM 59 33 47.3 18.2 76.8 1.4 5.8 7.2 3.6 2.5 1.0 1.9 1.3 14.6
2014-15 MEM 81 33 49.4 17.6 79.5 1.4 6.4 7.8 3.8 2.6 0.9 2.2 1.6 17.4
2015-16 MEM 52 34 46.4 66.7 82.9 1.1 5.9 7.0 3.8 2.7 1.0 2.3 1.4 16.6
2016-17 MEM 74 34 45.9 38.8 83.7 0.8 5.5 6.3 4.6 2.3 0.9 2.2 1.3 19.5
2017-18 MEM 73 33 42.0 34.1 83.4 1.1 7.0 8.1 4.2 2.5 0.7 2.7 1.4 17.2
2018-19 * All Teams 79 31 44.8 36.3 75.9 1.0 6.9 7.9 4.4 2.8 1.1 2.0 1.1 13.6
2018-19 * MEM 53 34 44.4 34.4 75.6 1.1 7.5 8.6 4.7 2.8 1.1 2.3 1.2 15.7
2018-19 * TOR 26 25 46.5 44.2 76.9 0.9 5.7 6.6 3.9 2.7 0.9 1.4 0.9 9.1
2019-20 TOR 44 26 42.7 38.5 73.5 0.7 5.6 6.3 3.3 2.8 0.8 1.3 0.9 7.5
2020-21 LAL 52 19 45.4 41.0 72.0 0.7 3.4 4.1 2.1 2.2 0.5 1.0 1.1 5.0
Total   891 32 48.1 36.0 77.6 1.6 5.8 7.4 3.4 2.9 0.9 2.0 1.4 14.0

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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