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Balles perdues, désorganisation… Les Suns ont signé leur pire prestation offensive de l’année

NBA – Qui dit attaque des Suns enrouée dans ce Game 6, dit défense des Mavs à un très haut niveau. Chris Paul et Devin Booker peuvent en témoigner.

Séquence étrange pour Devin Booker. Sur plusieurs possessions de suite, au milieu du deuxième quart-temps de ce Game 6, l’arrière des Suns se retrouve dans l’incapacité… de transmettre le cuir à ses coéquipiers. Il y a d’abord sa pénétration où, en voyant l’aide de Frank Ntilikina, il tente de trouver Deandre Ayton au dernier moment avec une passe en sautant. Interception facile de Luka Doncic.

Sur la possession suivante, il cherche à nouveau son pivot en se stoppant en cœur de raquette, mais Maxi Kleber le gêne bien et Luka Doncic, venu en aide sur lui, dévie le ballon. Devin Booker est contraint de reculer et sa passe est finalement interceptée par un troisième homme venu aider, Frank Ntilikina.

Possession suivante, l’arrière tente une simple passe à terre vers Jae Crowder, coupée par le pied de Luka Doncic. Book retente sa chance dans la foulée sur un « pick-and-roll » avec le même coéquipier mais le Slovène… remet un pied en opposition ! Nouveau « kicked ball » et nouvelle illustration des difficultés éprouvées par Devin Booker (19 points à 6/17), davantage pris à deux dans ce match comparé au début de la série, pour trouver ses partenaires.

Devin Booker perd plus de ballons que les Mavs

À cet instant de la rencontre, Phoenix ne compte encore que trois petits points de retard (42-39). Mais c’est précisément à ce moment que les visiteurs vont commencer à perdre pied dans la rencontre. « Ça ne nous ressemble pas, on doit être moins négligents avec le ballon », réclame après le match l’arrière qui, à lui seul, a perdu plus de ballons (8) que… toute l’équipe adverse (6).

Chris Paul, seulement 13 points (4/7 aux tirs), n’a pas été épargné par le phénomène. Après ses sept « turnovers » dans le Game 3, il en a perdu cinq autres cette nuit. Certains plus surprenants que d’autres, à l’instar de cette action où Frank Ntilikina, encore lui, a mis son corps en opposition au moment de la pose d’un écran pour « CP3 », avant que ce dernier finisse par perdre le contrôle du ballon et sorte en touche.

« Cela ne nous ressemble pas, en particulier venant de notre backcourt. Ces gars ne connaissent pas ce genre de soirée avec autant de ballons perdus », remarque Monty Williams, évoquant plus généralement une attaque « désorganisée », manquant clairement de la fluidité habituelle. Comme son coach, Chris Paul considère que ces « ballons perdus sont comme des interceptions. On perd le ballon et ils obtiennent des tirs à 3-points en transition. »

« Inacceptable » pour Deandre Ayton

Les Mavs ont effectivement provoqué 22 ballons perdus des Suns, pour 16 interceptions (4 chacun pour Luka Doncic et Frank Ntilikina), et surtout inscrit 29 points derrière.

« C’était beaucoup d’erreurs, des ballons perdus terribles. Inacceptable », tranche Deandre Ayton, dont la formation n’a volé que trois ballons et généré six pertes de balle adverses.

Jason Kidd dit avoir parlé avec sa troupe de l’importance de prendre soin du cuir. Ce que son équipe fait particulièrement bien dans cette série comparé aux Suns : 63 ballons perdus dans l’ensemble (10.5 en moyenne) contre… 93 aux joueurs de l’Arizona (15.5). « Quand vous perdez beaucoup le ballon face à une très bonne équipe, les joueurs n’obtiennent pas de tirs », juge d’ailleurs Jason Kidd, interrogé sur le match à 19 points (5/11 de loin) de Reggie Bullock.

Une belle production offensive, sa meilleure des playoffs, couplée à un gros investissement défensif, principalement sur Devin Booker. « On a demandé à Bullock de défendre sur tout le monde et il a relevé le défi. J’ai commencé à le faire jouer sur Booker juste pour voir ce qui se passerait, juste pour rendre les choses plus difficiles. Booker est un joueur incroyable. Mais Reg a fait du bon travail », salue Jason Kidd, en mentionnant également l’activité du seul Frenchy de cette série.

« On a fait face à cela tout au long de l’année, quand des équipes prennent à deux Book, on doit être capable soit de rentrer le tir (ouvert par la prise à deux), soit d’attaquer le cercle pour trouver quelqu’un d’autre », rappelle de son côté Monty Williams, en ajoutant : « Je n’ai pas assez de temps devant moi pour évoquer tout ce qui me ronge. Je ne crois pas qu’on ait pris conscience du degré de désespoir avec lequel ils allaient jouer. Couplé à nos ballons perdus, c’est la recette de ce qui nous est arrivé. »