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Rasheed Wallace n’était pas du tout fan de Flip Saunders aux Pistons

NBA – Tout juste auréolés de leur titre de 2005, les Pistons de Rasheed et de Ben Wallace pensaient capitaliser. Mais les trois années suivantes avec Flip Saunders n’ont pas été aussi abouties… Au grand dam du Sheed !

Fraichement nommé coach à la Good Better Best Academy de Durham, en Caroline du Nord, Rasheed Wallace a toujours la langue aussi pendue.

L’ancien des Jail Blazers et des Pistons est passé dans l’émission de Dan Le Batard cette semaine pour aider à recueillir des fonds pour les victimes de la maladie de Charcot et il n’a pas manqué de révéler quelques secrets de sa longue carrière en NBA.

En l’occurrence, Wallace a été interrogé sur sa période avec les Pistons, celle durant laquelle il a remporté son seul et unique titre sous la houlette de Larry Brown, en 2004, mais aussi les trois années qui ont suivi, sous la direction d’un autre coach, le regretté Flip Saunders.

« Qu’il repose en paix, mais on avait Flip comme coach », se souvient Wallace dans la Detroit Free Press. « J’avais expliqué aux gars que je n’étais pas très fan de Flip et de son style de coaching. D’autres gars dans le vestiaires l’appréciaient mais vu comment ça se passait, je leur avais fait comprendre que, pour moi, notre fenêtre de tir se refermait. Et j’ai le sentiment qu’on a gâché trois bonnes années avec lui au lieu d’avoir Larry Brown. Avec Larry Brown, [les joueurs] étaient plus proactifs. Je sentais que ma fenêtre de tir se refermait et je disais aux gars que si ça leur allait de continuer comme ça, j’étais prêt à partir. »

Avec un bilan de 176 victoires pour 70 défaites sur ses trois saisons régulières à Detroit, Saunders a largement fait le boulot et maintenu les Pistons parmi les ténors de l’Est. Mais Wallace n’a pas  complètement tort puisque les Pistons ont échoué trois années de suite en finale de conférence Est, dont une défaite amère en 2007 face aux Cavs de LeBron James qui se feront ensuite balayés par les Spurs en finale NBA.

« Selon mio, il n’était pas un bon coach »

A l’époque, au terme de cette défaite en six manches face à Cleveland, Wallace avait rué dans les brancards, intimant à ses coéquipiers qu’il fallait se débarrasser au plus vite de leur entraîneur, visiblement pas assez « technicien ». Et, forcément avec le Sheed, c’était un discours « légendaire », véhément… et fleuri !

« Il y avait un paquet de « f-bombs » et une poignée de « m-f-ers » et des « f-this » et « f-that », plus tout un tas d’autres grossièretés qui me passaient par la tête. Mon principal message était que j’avais l’impression que nous avions gâché notre temps, on avait gâché ces années avec lui qui, selon moi, n’était pas un bon coach. Pour gagner un titre, il faut plus qu’un ou deux All-Stars, il faut aussi avoir un coach de niveau All-Star. Il faut qu’il soit au point stratégiquement, et personnellement, je ne pensais pas que Flip l’était. »

Ancien scout des Suns, notamment passé par ESPN, Amin Elhassan a plus ou moins abondé dans le même sens, expliquant que Terry Porter, en provenance de Detroit, avait importé beaucoup de concepts offensifs de Saunders à Phoenix en 2008-09, expliquant que c’était « un des pire playbooks de l’histoire », finalement « complètement supprimé avant Noël. »

« [Saunders] avait certes eu du succès avec certains de ses systèmes à Minnesota, en jouant avec [Kevin Garnett], beaucoup de 452 twist et de 52 twist. Mais ça ne marche pas dans toutes les équipes », reprend et conclut Wallace. « Comme KG et moi avions des jeux quelque peu similaires, il pensait que ça pouvait marcher avec nous. Mais non ! Cette m**** ne marchait pas ! »

Mis à l’honneur par son fiston, Ryan Saunders, pour le premier système de son premier match en tant que head coach des Wolves, ce « 452 Twist« , mais plus généralement les autres choix stratégiques de Saunders père n’auront donc pas permis à Detroit de concrétiser la domination des Pistons entre 2003 et 2008. Ce qui énerve encore ce bon Rasheed, plus de quinze ans plus tard…

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