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La très grosse colère de Steve Kerr contre ses joueurs !

L’entraîneur des Golden State a remis les pendules à l’heure après la défaite de son équipe face aux Knicks, fustigeant un manque de discipline qu’il ne tolère plus.

Connu pour ses qualités de sniper quand il était joueur, Steve Kerr a repris ses bonnes vieilles habitudes cette nuit avec pour cibles ses propres joueurs après une performance déplorable, en particulier en défense.

L’expulsion de Draymond Green a évidemment participé à ce non match de Golden State des deux côtés du terrain. Les Warriors sont passés de 45% de réussite en première mi-temps à 32% après la pause. Ils ont laissé les Knicks prendre 8 rebonds offensifs, et ont encaissé 32 points dans la raquette soit le double de leur total avant l’expulsion du capitaine de leur défense.

« On ne réfléchit pas, on prend de mauvaises décisions… »

Si Steve Kerr a évoqué l’expulsion non justifiée de Draymond Green, il ne voulait toutefois pas entendre parlé de l’arbitrage. « Draymond est un de nos joueurs qui a le plus d’impact, et donc son absence nous a pénalisés mais n’oublions pas que nous n’avions pas bien joué jusque-là. »

La performance des Warriors était en effet aux antipodes de celle de la veille contre San Antonio, que l’entraineur avait qualifié de meilleur match de leur saison. Cette nuit, son équipe manquait d’énergie, de rythme et plus que tout de discipline.

« C’est difficile de gagner seulement sur votre talent et votre envie chaque soir. Quand vous ne mettez pas dedans, vous devez trouver un autre moyen de gagner » assène-t-il. « Il faut être solide, il faut être rigoureux. Nous ne le sommes pas. »

Énervé comme rarement, l’entraineur a exprimé sa frustration quant aux problèmes défensifs récurrents de son équipe après 15 matchs.

« On fait faute constamment ! » s’emporte-t-il. « Nous sommes derniers au nombre de fautes, derniers au nombre de lancers-francs encaissés, et derniers au rebond. On a fait 4 fautes dans les 55 premières secondes du quatrième quart-temps ! Vous ne pouvez pas gagner, vous ne pouvez pas trouver votre rythme parce que vous devez tout le temps remettre la balle en jeu. »

Une erreur = un passage sur le banc !

Les Warriors ont en effet la mauvaise habitude d’essayer de vouloir essayer de taper le ballon plutôt que de faire l’effort de bouger leurs pieds. Si les arbitres avaient la gâchette facile, les joueurs de Steve Kerr tendent le bâton pour se faire battre. « On ne réfléchit pas, on prend de mauvaises décisions… Je suis persuadé qu’on peut être bon en défense, en particulier depuis le retour de Draymond mais possession après possession, les arrières adverses attaquent le cercle et au lieu de les laisser tirer au-dessus de Draymond ou de James Wiseman, on essaie de faire une interception et on les tape sur le poignet ».

« Pourtant on leur rabâche tous les jours qu’il faut défendre sans faire de fautes. Tous les jours ! Mais ce n’est visiblement pas suffisant » poursuit-il. À court d’idées, Steve Kerr partage alors un ajustement extrême qu’on voit souvent dans les catégories de jeunes. Si tu fais une erreur, tu vas t’assoir. Zéro tolérance.

« On va oublier les rotations, si t’essaies de prendre la balle, tu sors même si je dois faire des changements à la pelle, » lance-t-il, toujours aussi frustré. « À ce stade, c’est ma seule option il me semble. Si on ne peut pas défendre sans faire de faute, on peut oublier nos ambitions. »

« Nous sommes une équipe médiocre, avec le potentiel de devenir une bonne équipe »

L’ire de Steve Kerr ne s’est toutefois pas arrêtée aux erreurs défensives de son équipe. Il en avait également gros sur la patate quand à la sélection de tirs de ses joueurs en deuxième mi-temps, en particulier en l’absence de Draymond Green et de Stephen Curry. Pour lui, même sans leurs maitres à jouer, les Warriors doivent continuer à fixer et à ressortir la balle pour pouvoir trouver de bon tirs.

« Encore une fois, c’est une question de rigueur et de discipline, » soupire-t-il. « Notre sélection de tirs a été catastrophique. J’ai eu l’impression qu’ils nous avaient contrés une vingtaine de fois. On est venu s’empalé sur Robinson et Noel action après action. Notre exécution offensive était absente ce soir. »

Excédé, l’entraineur avait gardé sa pique la plus méchante pour la fin. « C’est frustrant, oui, mais ce n’est pas surprenant. Nous sommes à huit victoires et sept défaites, nous ne sommes pas encore une bonne équipe, » conclut-il, avant d’asséner le coup de grâce. « Nous sommes une équipe médiocre, avec le potentiel de devenir une bonne équipe. Mais nous n’en sommes pas encore là…. D’autres questions ? »

Non coach, le message est bien passé.

Propos recueillis à San Francisco.

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