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Il y a vingt ans, l’équipe de France remportait la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Sydney

C’est encore aujourd’hui la meilleure performance, avec 1948, de l’histoire du basket français aux Jeux olympiques. En 2000, les Bleus reviennent de Sydney avec une médaille d’argent autour du cou, qui a eu pendant quelques instants le goût de l’or contre Team USA en finale.

En 2000 à Sydney, comme pour les JO de Pékin en 2008, le décalage horaire a obligé les courageux à se lever tôt, un dimanche matin, pour regarder la finale du tournoi de basket. Très tôt même puisque l’équipe de France a disputé sa seconde finale olympique, après celle de 1948, il y a vingt ans jour pour jour, au petit matin.

Quel dommage pour le grand public car les Bleus avaient réalisé une finale à l’image de leur tournoi : épatant.

La finale rêvée

Après un premier tour notamment marqué par la défaite contre les Américains et le « dunk de la mort » de Vince Carter, Antoine Rigaudeau et ses coéquipiers éliminent le Canada de Steve Nash en quart de finale.

« Ça a été un avantage de jouer le Canada. Inconsciemment, on s’est senti en mission pour créer la surprise face à une équipe qui ne nous connaît pas plus que ça », se souvient « le Roi » pour Entorse Mag.

En demi-finale, les hommes de Jean-Pierre de Vincenzi dominent largement l’Australie, qui joue pourtant à domicile et s’offrent ainsi une finale de rêve contre Team USA, comme 52 ans auparavant.

Les Américains ne sont pas venus avec leur meilleure équipe (pas de Shaquille O’Neal, Kobe Bryant, Allen Iverson), mais il y a tout de même Vince Carter, Gary Payton, Kevin Garnett, Ray Allen ou encore Jason Kidd. Surtout, Team USA n’a toujours pas perdu aux Jeux olympiques depuis l’arrivée des joueurs professionnels et la légendaire « Dream Team » de 1992. Ne serait-ce que les bousculer serait donc déjà une réussite.

À quatre minutes d’un exploit monumental

Dominés en première mi-temps, les Français vont revenir en seconde, avec notamment un grand Laurent Sciarra (meilleur marqueur de la rencontre avec 19 points). Si bien qu’à quatre minutes de la fin du match, après un panier primé d’Antoine Rigaudeau, Team USA n’a que quatre points d’avance. L’exploit est possible.

« Quand je vois que Rudy Tomjanovich prend le temps-mort immédiatement, les assistants coachs baissent la tête, je sens qu’il se passe quelque chose, ils ne sont pas sereins », livre l’ancien maître à jouer de Bologne. « En même temps, si le temps-mort est pris, c’est certainement qu’ils vont repartir en étant plus agressifs. La seule possibilité de gagner ce match-là, c’est d’être plus agressifs qu’eux. J’ai senti dans leur regard qu’ils allaient devoir lutter jusqu’à la fin. Malheureusement, on n’a pas pu rivaliser. Les dernières minutes, physiquement, on a eu du mal. Ils sont montés d’un cran et on n’a pas su répondre à ça. On aurait eu besoin d’être plus forts physiquement. »

Les États-Unis restent champions olympiques mais avec un écart de seulement dix points (85-75). Les secousses de la demi-finale contre la Lituanie (remportée de justesse 85-83) et de cette finale accrochée face aux Bleus annoncent le tremblement de terre d’Indianapolis en 2002 puis d’Athènes en 2004.

Vingt ans après, la prochaine médaille olympique se fait encore attendre…

Pour le basket français, c’est alors une seconde médaille d’argent dans la plus prestigieuse compétition internationale. La génération qui suivra, celle de Tony Parker et Boris Diaw, malgré sa médaille d’or (la seule de l’histoire du basket tricolore) à l’Euro en 2013, ne parviendra jamais à égaler, aux Jeux olympiques, ce grand moment de l’histoire du sport français.

Cette médaille, c’est aussi et surtout celle d’un groupe particulier sans aucune expérience NBA, ou presque, puisque seul Antoine Rigaudeau, en fin de carrière, effectuera un court et inutile passage en NBA.

« Individuellement, il y avait un respect très fort des personnalités et des types de joueurs que l’on était », conclut-il. « Et on s’aimait. C’est un groupe qui s’aimait et qui était généreux. Personne ne tirait la couverture à lui tout seul. Je n’appelle pas ça une bande de copains car c’est très vite vu comme un groupe qui va sortir ensemble et qui va faire la fête. Ce n’était pas obligatoirement le cas, il y avait des affinités entre certains joueurs mais il y avait quand même des différences de points de vue et de caractères. »

Crédit photo : Eurosport

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