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Pendant deux mois dans la « bulle », la NBA a tenté de limiter les problèmes psychologiques

Dans la « bulle » depuis plus de 70 jours, les joueurs, les entraîneurs et les membres du staff ont dû faire avec l’ennui et l’isolement. Pour la NBA, c’est la continuité d’un travail de plusieurs années.

Si les joueurs NBA ont accepté de rejoindre la « bulle » pour finir la saison, c’est bien sûr en premier lieu parce que les enjeux financiers étaient énormes. Du côté de la ligue, on savait que l’expérience ne serait pas simple, avec notamment les conséquences psychologiques de cet isolement à gérer.

Paul George a ainsi été le premier à parler de ses difficultés face à la situation, mais il est loin d’être le seul.

« C’est comme un déclencheur. J’ai du mal à imaginer devoir aller sur le terrain et jouer, être loin de ma famille dans une bulle et traverser ces différents traumatismes », explique ainsi Keyon Dooling, le conseiller en bien-être du syndicat des joueurs, à USA Today. « Il y a beaucoup de choses à gérer. Je pense que nos gars ont fait un travail fantastique en se concentrant sur le basket, tout en accordant suffisamment d’attention aux réalités que nous vivons au quotidien. Je suis donc extrêmement fier d’eux, pour avoir été si résistants, vulnérables et coriaces afin d’essayer d’apporter des changements positifs ».

Depuis les prises de parole de DeMar DeRozan et Kevin Love, la NBA accorde une attention particulière au bien-être mental des joueurs. Une attention qui a été considérablement testée à Disney World, où toutes les équipes devaient permettre à leurs membres de consulter un psychologue alors que Keyon Dooling était joignable en cas de besoin.

Heureusement, quelques proches des joueurs sont finalement arrivés au début des playoffs, alors que les entraîneurs et les membres des staffs pourront retrouver quelques invités à partir des finales de conférence.

« Vous n’avez rien à faire, sinon regarder votre téléphone et aller sur les réseaux sociaux toute la journée. Et là, vous ne voyez que des moqueries »

Malgré tout, l’ennui et l’éloignement n’étaient pas simples à gérer pour l’ensemble des acteurs, surtout au milieu d’une année particulièrement compliquée, entre la pandémie du Covid-19 et les tensions sociales aux Etats-Unis.

« Je sais exactement ce que Paul (George) a traversé, » explique ainsi Danny Green. « Vous n’avez rien à faire, sinon regarder votre téléphone et aller sur les réseaux sociaux toute la journée. Et là, vous ne voyez que des moqueries. Ils essaient de vous pousser à bien jouer. Il traversait une période compliquée. Je suis certain que les lumières s’éteignaient petit à petit pour lui, qu’il commençait à se retrouver dans le noir ».

Paul George explique qu’en discutant avec les autres joueurs dans la « bulle », il a compris qu’il était très loin d’être le seul dans ce cas. Pour Jamila Wideman, vice-présidente du développement des joueurs pour la NBA, la ligue avait néanmoins pu anticiper la situation, notamment avec le confinement imposé aux États-Unis.

« Franchement, cela a démarré avant Orlando et même avant l’interruption de la saison en mars », explique-t-elle, toujours à USA Today. « Ce que nous avions essayé de créer dans la bulle n’est possible que parce que les équipes, les joueurs, les entraîneurs et le staff des équipes avaient déjà mis en place des ressources, tant au niveau de chaque franchise que de la ligue. Cela a créé une base dans laquelle nous pouvions travailler ».

Un travail qui devra continuer, même lorsque le Covid-19 s’effacera.

« On commence à se réveiller et à découvrir qu’il n’y a pas de différence entre une entorse de la cheville et quelque chose qui cloche dans la tête », explique Doc Rivers. « La tête, c’est plus important. Mais c’est un sujet tellement tabou dans notre société, et sans doute même plus encore dans le sport à cause du machisme. Vous savez, tout ce qui touche à la tête est considéré comme une faiblesse. C’est le message véhiculé dans la société. Je trouve qu’on commence seulement à en parler, mais plus on en parlera et plus ça deviendra normal. »

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