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De Bill Russell à Steve Nash en passant par Larry Bird, ces anciens MVP devenus coaches

Steve Nash est le 10e MVP de NBA à devenir entraîneur, mais ceux qui sont parvenus à se faire un nom sur un banc NBA sont rares.

La nouvelle a pris de court tout le monde ! Steve Nash est le nouveau coach des Nets, et personne ne lui imaginait un avenir comme entraîneur, d’autant qu’il débarque sur le banc de Brooklyn sans être passé par la case « assistant ». C’est d’ailleurs un peu le privilège des MVP puisque Steve Nash est le 10e ancien MVP à devenir « head coach », et à chaque fois, ils ont été nommés sans être assistant. Mais certains étaient aussi encore joueurs !

La grande mode des entraîneurs/joueurs

C’est le cas de Bob Pettit, dont l’expérience comme entraîneur se limite à six matches de fin de saison en 1962. Superstar dans les années 60, il a 29 ans lorsqu’il est nommé entraîneur/joueur des Saint Louis Hawks. Il est alors au sommet de son basket avec 31.1 points et 18.7 rebonds de moyenne. Même situation pour Bill Russell qui se retrouve avec la double casquette de joueur et de coach en 1966. Le légendaire Red Auerbach a quitté le banc de touche, et il pense à un ancien MVP, Bob Cousy, pour le remplacer. Ce dernier ne veut pas entraîner d’anciens coéquipiers, et c’est donc Bill Russell qui prend les rênes de sa propre équipe. Une nomination historique puisqu’il devient au passage le premier entraîneur noir de l’histoire.

Pendant trois ans, il va occuper les deux fonctions, remportant deux bagues de plus de champion NBA. On le retrouvera ensuite aux Sonics, et enfin aux Kings à la fin des années 80. Au total, il aura coaché 631 matches et donc remporté deux titres. C’est le meilleur palmarès parmi les anciens MVP.

En 1969, c’est au tour de Bob Cousy de devenir « head coach », et la situation est plus qu’originale. D’abord, parce qu’il a fait ses gammes en NCAA avec Boston College. Après sa retraite, pendant six ans, il apprend le métier et devient même l’un des meilleurs entraîneurs universitaires. Au point de taper dans l’œil des Cincinnati Royals d’un certain Oscar Robertson. La direction lui fait un pont d’or, et il devient le 3e MVP à s’asseoir sur un banc NBA. Mais là où ça devient cocasse, c’est qu’à 41 ans, et après six ans sans jouer, il remet le short et le maillot pour sept matches. C’est uniquement une opération marketing et ça permet effectivement de faire exploser la billetterie alors même qu’il ne tourne qu’à 5 points de moyenne. En revanche, son passage comme coach ne laissera pas un grand souvenir avec aucune qualification en playoffs en quatre ans et demi.

Wilt Chamberlain s’ennuie

Bob Pettit, Bill Russell, Bo Cousy et… forcément Wilt Chamberlain ! On l’oublie mais l’homme aux 100 points a été coach, mais c’était en ABA chez les San Diego Conquistadors. On est en 1973, et il signe un contrat de joueur/entraîneur. Sauf que les Lakers l’empêchent de jouer car son contrat en NBA n’était pas terminé. Wilt Chamberlain est donc contraint de s’asseoir sur le banc à chaque match, et clairement, ça ne l’intéresse pas. Il ne prépare pas les matches, en loupe même certains pour des raisons extra-sportives, et c’est donc son assistant de l’époque qui va gérer l’équipe. Une expérience ratée et à oublier.

Dans les années 70, une autre légende du basket, ancien MVP, devient « head coach ». Il s’agit de Willis Reed qui revient à New York en 1977 et l’expérience sera courte : 96 matches. Mais ce n’est qu’un début puisqu’il prendra les rênes de l’université de Creighton, puis reviendra en NBA, d’abord comme assistant (Hawks et Kings), avant d’accepter le poste d’entraîneur des Nets en 1988. Un passage de 120 matches avant d’accepter le poste de GM, puis de vice-président, et de participer activement aux années glorieuses de la franchise avec deux finales NBA en 2002 et 2003.

À la fin des années 70, on retrouve un nouveau cas de joueur/entraîneur, et c’est à nouveau à Boston. C’est Dave Cowens, alors âgé de 30 ans, qui est nommé pour sauver la saison des Celtics. Double champion NBA et MVP, il est respecté de ses coéquipiers et il accepte le challenge. Mais à la fin de la saison, il prévient ses dirigeants qu’il veut uniquement jouer la saison suivante. Ce sera d’ailleurs sa dernière saison comme joueur. Ensuite, on le reverra souvent sur des bancs de touche, en CBA, en WNBA, comme assistant ou comme coach, en NBA, il fera du très bon travail aux Hornets à la fin des années 90. En revanche, son passage aux Warriors sera catastrophique : 25 victoires en 105 matches…

Décédé le 2 juin dernier, Wes Unseld a aussi connu un parcours atypique. MVP et Rookie Of The Year la même année avec les Bullets, il est d’abord nommé dirigeant de Washington à sa retraite en 1981, avant de passer de GM à coach en 1988 en cours de saison. Sous sa coupe, l’équipe décroche les playoffs dès sa première saison. Mais ce sera sans lendemain, et la franchise va enchaîner ensuite six saisons sans playoffs.

Larry Bird, « Coach Of The Year » dès sa première saison

Au milieu des années 90, un autre MVP vient s’asseoir sur un banc, et c’est l’un des plus prestigieux puisqu’il s’agit de Magic Johnson, et si les réseaux sociaux avaient existé à l’époque, ils auraient explosé lors de l’annonce !

À l’époque, Magic est à la retraite après l’annonce de sa séropositivité, mais il est toujours sous contrat avec les Lakers. Sans lui, l’équipe a sombré, et elle affiche un bilan de 28 victoires pour 38 défaites lorsque Jerry West, alors GM, lui demande de prendre la suite de Randy Pfund. Son arrivée sur le banc provoque un électrochoc et l’équipe gagne cinq de ses six premiers matches. Mais la suite sera catastrophique puisque les Lakers vont finir la saison sur 10 défaites de suite. Magic annonce qu’il n’est pas fait pour entraîner. En revanche, c’est un businessman et à la fin de la saison, il devient actionnaire de la franchise.

Trois ans plus tard, c’est son « ennemi » de toujours, Larry Bird qui franchit le cap. Devenu conseiller auprès de la direction des Celtics à sa retraite, le triple MVP accepte de devenir coach des Pacers, chez lui, dans l’Indiana. Mais il prévient d’entrée qu’il ne fera pas carrière. Il veut y goûter, tout simplement. Et comme il est aussi doué que sur un terrain, il transforme les Pacers en une formidable équipe à gagner, et il décroche le titre de Coach Of The Year. Sous sa coupe, Reggie Miller et ses coéquipiers se révèlent être les adversaires les plus coriaces des Bulls, puisque Michael Jordan et les siens ont besoin de sept manches pour les éliminer. Comme il l’avait promis, Larry Bird ne sera entraîneur que trois ans, et il mènera les Pacers jusqu’en finale NBA, battus en 2000 par les Lakers du tandem Shaq-Kobe.

Depuis 2000, plus aucun ancien MVP n’est venu s’asseoir sur un banc, jusqu’à la nomination jeudi de Steve Nash aux Nets. Peut-être qu’il sera imité dans les années à venir par Tim Duncan, un autre ancien MVP, aujourd’hui assistant de Gregg Popovich.

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