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Les joueurs internationaux à l’épreuve du Covid-19

Crise du Covid-19 oblige, s’entourer de ses proches est devenu une nécessité. Une situation difficile à vivre pour les joueurs étrangers dans l’incapacité de se rendre dans leur pays d’origine…

Coronavirus oblige, la saison NBA est suspendue depuis bientôt trois mois. Naturellement, cette pandémie a relégué le jeu au second plan, faisant de la santé et la sécurité des acteurs de la ligue une priorité de tous les instants.

À une époque où la NBA n’avait jamais été autant tournée vers l’international, avec un quart de ses effectifs composés de joueurs internationaux et originaires d’une quarantaine de pays du globe, ce sont probablement les non-Américains qui ont le plus souffert de la situation, en étant loin de chez eux et de la plupart de leurs proches. Certaines nations très représentées comme la France, l’Espagne et l’Italie ont été sévèrement frappées par le virus, et en raison de l’impossibilité de quitter les États-Unis, peur et angoisse demeuraient pour les joueurs étrangers, inquiets pour leurs proches présents hors du territoire.

Le seul moyen de rester en contact : les échanges par téléphone ou visioconférence.

Accompagner ces internationaux a donc été une nécessité pour la ligue, et plus particulièrement l’union des joueurs NBA. En ce sens, courant mai, un appel par visioconférence réunissant une trentaine de non-Américains s’est tenu. L’objectif de celui-ci ? Permettre aux participants de partager leur ressenti sur la période, de lutter contre les problèmes de santé mentale et de se sentir entouré afin que tous puissent s’identifier les uns aux autres.

« Ils ont découvert que tout le monde était dans la même tourmente. […] Lorsque vos proches sont en danger ou traversent un moment difficile, chaque kilomètre qui vous sépare d’eux est démultiplié » confie à ESPN Matteo Zuretti, le responsable des relations presse et du marketing de la NBPA, l’association des joueurs.

Un avis partagé par Keyon Dooling, en charge du programme sur les problèmes de santé mentale et du bien-être de la NBPA. « Cela a frappé davantage nos joueurs internationaux car il y a des étendues d’eau, de mer, qui les séparent de leurs familles. Cela a assurément été stressant pour eux. Ce que nous essayons donc de faire, c’est de les épauler à travers ce genre d’expériences pour qu’ils ne se sentent pas seuls. »

Prévention et lutte contre l’isolement pour remplacer le jeu

Depuis les États-Unis, certains internationaux pouvaient contempler indirectement l’ampleur et la gravité du Covid-19 grâce à leurs familles et leurs amis. Notamment ceux originaires d’Italie comme Marco Belinelli, Danilo Gallinari et Nicolo Melli. Avant même que la NBA ne décide de suspendre sa saison, ils alertaient autour d’eux au fur et à mesure que leurs proches leur écrivaient, en se préparant à ce que le virus « traverse » l’Atlantique.

Marco Belinelli, dont le père est médecin, aurait par exemple dû recevoir la visite de ses parents à San Antonio courant février. Mais, par mesure de précaution, ce voyage a été annulé au dernier moment.

Chacun de leurs déplacements était calculé, les trois Italiens se confinaient avant l’heure et, surtout, ils s’alarmaient de voir les Américains ne pas prendre cette menace au sérieux.

Et tandis que les centres d’entraînement ont rouvert, la NBA envisageant de reprendre sa saison le 31 juillet prochain à Orlando, cette épreuve aura au moins eu le mérite de rapprocher différemment des joueurs et des personnes – comme Marco Belinelli, Danilo Gallinari et Nicolo Melli – au travers d’outils connectés. Car, au-delà de conserver un contact avec les proches, ces derniers ont permis de combattre (ou plutôt limiter) un aspect auquel ne sont guère habitués les athlètes de la ligue : l’isolement. C’est ce qu’explique Matteo Zuretti.

« Ce manque de certitude, et leur incapacité à faire ce qu’ils font tous les jours depuis 10, 15 ou 20 ans, ont créé une grande brèche. Il y a un espace vide. Et le fait que certains d’entre eux ne puissent même pas combler cet espace avec les gens qu’ils aiment, avec le soutien de [leurs proches], cela a eu un impact important sur leur expérience pendant cette pandémie, [c’est sûr] à 100%. »

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