Pariez en ligne avec Unibet
  • 100€ offertsLa suite →

Mort de George Floyd : les mots forts de Stephen Jackson après l’inculpation du policier

Très proche de George Floyd, cet homme noir de 46 ans décédé suite à son interpellation, Stephen Jackson a tenu un discours fort à Minneapolis, suite à l’arrestation et l’inculpation du policier.

Un peu partout, les États-Unis s’embrasent actuellement suite à la mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans décédé suite à son interpellation, un policier blanc l’ayant maintenu au sol, genou sur le cou, pendant près de neuf minutes, dont trois après que George Floyd a arrêté de bouger et de parler. Le tout étant filmé.

Proche de la victime, Stephen Jackson était à Minneapolis, suite à l’arrestation vendredi du policier en question, Derek Chauvin, qui a été inculpé pour « meurtre au troisième degré et homicide involontaire au deuxième degré ».

L’ancien Warrior a ainsi tenu une conférence de presse aux côtés de l’acteur Jamie Foxx, en présence de Karl-Anthony Towns et Josh Okogie, suite à un rassemblement en honneur de George Floyd.

« Je suis ici parce qu’ils ne vont pas salir la personnalité de George Floyd, mon jumeau », a ainsi déclaré Stephen Jackson. « Bien souvent, quand la police fait des choses qu’elle sait mauvaises, la première chose qu’elle essaie de faire est de les dissimuler et de remuer le passé – pour faire croire que la connerie était justifiée. Quand un meurtre a-t-il jamais été digne ? Mais s’il s’agit d’un homme noir, il est approuvé ».

« Vous ne pouvez pas me dire, quand cet homme a son genou sur le cou de mon frère – lui ôtant la vie, la main dans la poche – que ce sourire en coin ne dit pas : Je suis protégé »

Mais les images filmées de l’officier de police, main dans la poche alors que George Floyd suffoquait sous son genou et implorait qu’on le laisse respirer, sont impossibles à faire oublier.

« Vous ne pouvez pas me dire, quand cet homme a son genou sur le cou de mon frère – lui ôtant la vie, la main dans la poche – que ce sourire en coin ne dit pas : « Je suis protégé ». Vous ne pouvez pas me dire qu’il ne sentait pas qu’il était de son devoir d’assassiner mon frère et qu’il savait qu’il allait s’en tirer. Vous ne pouvez pas me dire que ce n’était pas l’expression de son visage ».

Depuis trois jours, les manifestations se multiplient aux États-Unis, en particulier à Minneapolis, virant souvent à l’émeute. Une explosion logique pour Stephen Jackson.

« Nous ne pouvons pas aimer pour toujours. La haine sort et j’ai peur. J’ai honnêtement peur parce que je sais ce qui ressort de la haine, de nous, et je sais pourquoi vous avez tous si peur. Parce que vous avez tous peur qu’on vous tire dessus. Je sais pourquoi vous avez tous peur. Vous nous faites du mal depuis si longtemps, vous pensez que le karma va vous frapper en retour. Mais on va faire ça bien et ça ne va pas s’arrêter. Je n’ai plus de larmes, honnêtement. J’ai assez pleuré. J’ai assez pleuré. Je suis ici pour une raison. Pour l’honneur de mon frère ».

A lire aussi
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |   0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Toute l’info en continu

Afficher les actus suivantes

Les + partagés

Afficher la suite des + partagés