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Les dynasties des Bulls et des Warriors ont-elles reposé sur deux « mauvais » contrats ?

Pour des raisons différentes, Stephen Curry et Scottie Pippen étaient largement « sous-payés » lors des dynasties des Warriors et des Bulls. Mais ça a permis aux deux équipes de se renforcer.

En regardant les deux premiers épisodes de « The Last Dance », Draymond Green s’est fait la réflexion qu’il aurait aimé connaître les intentions de Kevin Durant dès le début de l’ultime campagne de l’ailier à Golden State.

Mais l’ailier fort a fait une autre remarque intéressante, en comparant la construction des Warriors et des Bulls.

« Je pense que les deux meilleures équipes de l’histoire NBA ont été bâties sur de mauvais contrats », a-t-il expliqué. « Le contrat de Scottie Pippen est totalement horrible, mais je ne suis pas sûr que son contrat était pire que celui de Steph (Curry). Personne ne va le dire parce que (Curry) gagnait 11 millions de dollars. Je ne suis pas un mathématicien, mais je serais intéressé de savoir comment cela s’additionne, ou comment c’est comparable au contrat de Scottie avec ce que l’argent était à l’époque ».

La sécurité pour Scottie Pippen se retourne contre lui

Comme l’explique « The Last Dance », Scottie Pippen a grandi dans un environnement très pauvre, son père et un de ses frères étant de plus handicapés. L’expression désormais galvaudée « prendre soin de sa famille » était une réalité pour lui, et c’est donc par sécurité qu’il a accepté un contrat de 18 millions de dollars sur sept ans en 1991.

Un contrat qui était plutôt correct pour les trois prochaines années, compte tenu des salaires de l’époque, mais qui est vite devenu un problème pour l’intéressé avec l’inflation générale.

Scottie Pippen devra attendre 1998 pour faire exploser son salaire (67.2 millions de dollars sur cinq ans), dans un « sign-and-trade » avec Houston, avant de rapidement faire ses valises pour Portland l’année d’après.

Ce contrat de 18 millions de dollars sur sept ans a été une grosse source de tension au sein de la dynastie des Bulls, le lieutenant de Michael Jordan s’estimant (logiquement) sous-payé alors que les salaires de ses coéquipiers et de ses adversaires directs grimpaient en flèche, mais il a aussi permis au GM Jerry Krause d’avoir une flexibilité financière afin de faire venir notamment Toni Kukoc ou encore Ron Harper.

Les chevilles de Stephen Curry en question

Et par rapport au contrat de Stephen Curry ? Considérablement gêné par des problèmes récurrents aux chevilles, le meneur avait signé une prolongation de 44 millions de dollars sur quatre ans en octobre 2012.

« En pré-saison, Wesley Matthews lui est tombé sur la cheville et il s’était encore fait une entorse », rappelle Jeff Austin, l’agent du Warrior, à The Athletic. « C’était très décevant. Mon argument à l’époque, c’était qu’avec la force appliquée à sa cheville, le fait qu’elle ait aussi bien tenu était incroyable. Parce que ce n’était pas la même nature que ses précédentes entorses. Ses précédentes entorses se produisaient sur le terrain sans contact, sur une coupe ou un mouvement. La dernière entorse avant son contrat était d’une nature différente. Mais bon, elle a causé un peu d’inquiétude, car c’était reparti ».

Stephen Curry avait déjà affiché son potentiel lors de ses trois premières saisons, mais ces blessures à répétition posaient problème, et s’il pouvait viser une contrat maximum (79 millions sur cinq ans ou 61 millions sur quatre ans) l’été suivant en réalisant une saison aboutie sans pépin physique, il a décidé de ne pas prendre le risque.

Résultat : avec son explosion dans la foulée, son salaire ne collait plus du tout avec sa valeur sur le terrain.

Les deux saisons où il est MVP (2015 et 2016), Stephen Curry n’est ainsi que le 60e puis 65e salaire de la ligue, ce qui a notamment permis aux Warriors d’avoir la flexibilité pour faire venir Andre Iguodala à l’été 2013.

Draymond Green a donc (en partie) raison sur le fait que les deux dynasties ont profité de deux contrats très avantageux pour les Bulls et les Warriors, deux « mauvais » contrats qui ont été particulièrement utiles à la construction de l’effectif. Même si dans le cas de Stephen Curry, cela n’a jamais posé de problème.

En jouant les mathématiciens pour tenir compte de l’inflation du dollar, on peut voir que le contrat de 18 millions de dollars sur sept ans de Scottie Pippen en 1991 ne représente « que » 31 millions de dollars vingt ans plus tard.

Ça donne ainsi un salaire annuel de 4,4 millions de dollars, soit beaucoup moins que les 11 millions de Stephen Curry. Par contre, par rapport à l’évolution du « salary cap », les contrats sont assez équivalents, celui du Warrior étant même un peu plus avantageux puisqu’il n’a utilisé qu’entre 12,9 et 16,8 % de la masse salariale de l’équipe, alors que celui de Scottie Pippen a pris entre 9,2 et 24,4 % de la masse salariale des Bulls.

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