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« The Last Dance » : le projet qui aurait pu ne jamais avoir lieu

Si l’idée de suivre Michael Jordan et les Bulls lors de leur dernière saison était portée par l’envie de filmer l’histoire du sport, ce projet aurait très bien pu rester dans un coin à prendre la poussière.

Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour découvrir des images inédites filmées en 1997-1998, lors de la dernière saison des Bulls de Michael Jordan, celle du sixième et dernier titre de Chicago. Une attente interminable qui va enfin prendre fin à partir de ce dimanche 19 avril aux Etats-Unis, via ESPN, et du lundi 20 avril pour les abonnés à Netflix. Une attente qui aurait pu n’être jamais rassasiée.

L’idée de suivre les coulisses de cette « dernière danse » germe en 1997. Le projet est imposant et demande des garanties et des autorisations.

« Comme c’est le cas encore aujourd’hui, Michael Jordan était une des personnes les plus connues du monde », se souvient Adam Silver, pour ESPN, lui qui est alors le patron de NBA Entertainment. « Les rumeurs circulaient : ce serait la dernière saison de Jordan. »

Ainsi Andy Thompson, producteur de NBA Entertainment, frère de Mychal et donc oncle de Klay Thompson, propose de filmer ces moments historiques car « on n’avait jamais documenté une année de la vie du probable plus grand athlète de l’histoire du sport ». L’intéressé possède un lien avec Michael Jordan, une relation bien installée, quand Adam Silver est déterminé à produire des archives pour la NBA.

Ils ne peuvent pas passer à côté de cette occasion, encore faut-il convaincre les principaux intéressés. Le propriétaire des Bulls, Jerry Reinsdorf, donne son accord mais le soumet à ceux de Phil Jackson et Michael Jordan.

Des archives précieusement conservées et surveillées

Le premier accepte, s’il peut écarter les caméras de temps en temps afin de garder une certaine intimité avec son vestiaire. Le second aussi, avec une condition également, car sa communication est toujours très contrôlée et rien ne doit abîmer le mythe.

« Le coach contrôle le vestiaire et on avait donc besoin de la coopération de Phil », affirme Adam Silver. « Phil a été génial. Quant à Jordan, il n’y a pas eu de négociation. Je pensais qu’il y aurait des discussions féroces, mais après, car rien n’avait été filmé encore. Notre accord avec Jordan était simple : aucun de nous ne pouvait utiliser les images sans l’accord de l’autre. Ce sera conservé, dans le sens premier du terme, dans un endroit à part, et non dans nos archives classiques à New Jersey. Nos producteurs n’y auront pas accès, sans sa permission. » 

Un « best-of » est tout de même produit sur DVD, une mine d’or uniquement connue de quelques initiés mais qui attire les convoitises, de Spike Lee à Danny DeVito. Sans que Michael Jordan ne donne son accord pour le projet.

Il a donc fallu attendre de longue années pour dépoussiérer ces archives et proposer un documentaire de dix heures. Car un simple film de 80 minutes aurait été un gâchis, devant les 500 heures d’images à exploiter. « Il n’y avait pas de documentaires en plusieurs parties à la télévision à l’époque », rappelle Adam Silver à l’AP.

Séduit par le travail de Mike Tollin (Coach Carter, le documentaire sur Iverson, entre autres), peut-être inquiet pour sa légende avec le titre de 2016 de LeBron James et du temps qui passe et le relègue à une gloire passée, alors qu’il était jusque-là craintif à l’idée de passer pour un monstre, Michael Jordan a fini par accepter ce monumental péplum. Pour le plus grand bonheur des fans.

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