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Qui veut la peau de la twittosphère française autour de la NBA ?

Ce week-end, des comptes Twitter français influents, traitant de la NBA, ont été suspendus ou avertis pour des infractions aux droits d’auteur. Mais qui a déclenché cette vague de réclamations ?

Drôle de week-end dans la twittosphère française autour de la NBA. Vendredi soir, certains comptes Twitter influents commencent ainsi à disparaître, bloqués par le réseau social. Puis c’est quasiment l’intégralité des comptes de fans français des franchises qui reçoivent des emails de réclamation de la part de la plateforme.

« Vendredi soir, on a commencé à voir que certains comptes qu’on suivait n’étaient plus là », explique Joris, qui gère le compte @ATLHawksFR, lié à l’actualité des Hawks. « Et puis, le lendemain matin, quand j’ai voulu me connecter pour voir l’actualité, comme je le fais tous les jours, j’ai vu que mon compte était bloqué. J’ai pu le réactiver mais j’ai vu que j’avais reçu des emails d’infraction aux droits d’auteur de la part de Twitter. »

Des demandes au nom d’une société agissant pour le compte de la NBA

Même scénario pour un grand nombre de comptes Twitter français qui traitent de la NBA, que ce soit par rapport à un club (@DubNationFr, @RocketsnationFr…) ou de façon plus générale (@TrashTalk_fr, @jorda_nba…).

« On a tous reçu des emails de Twitter au sujet de vidéos ou d’images qu’on utilisait sans le copyright. On s’est donc tous réunis dans un groupe de discussion pour en parler et trouver des solutions », détaille Valentin, qui administre le compte @DetPistonsFR, sur l’actualité de Detroit. « On a essayé d’envoyer des messages ou de contacter les gens qu’on connait à la NBA ou à beIN Sports, pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. Surtout qu’on a de bonnes relations avec eux. La NBA a par exemple travaillé avec les comptes des Bucks et des Hornets pour le match à Paris, donc ça nous semblait bizarre qu’ils s’attaquent comme ça à nous. Ils nous ont confirmé que ni la NBA ni beIN Sports n’étaient derrière ces demandes. »

Pourtant, sur les emails reçus par les différents comptes Twitter, il est indiqué que c’est la société LeakID qui est à l’origine de ces réclamations, et qu’elle agit sur demande de la NBA.

Ce que le président de cette société, bien réelle, nous a pourtant fermement démentis…

« On n’a rien à voir avec cette histoire », explique Hervé Lemaire. « On ne travaille pas avec la NBA ni sur le basket en France. On a fait des réclamations sur des matchs d’Euroleague mais c’est tout. On ne bosse ni pour les diffuseurs américains, ni pour beIN Sports. On gère tout Canal+ mais on n’a eu aucune demande pour les contenus NBA de leur part. »

Mais alors, comment expliquer que LeakID, leader sur le marché des réclamations pour les infractions aux droits d’auteur sur le Web français, et qui travaille notamment pour la Premier League, la FFF ou la Sacem, soit mentionnée à la source des multiples plaintes déposées auprès de Twitter pour ces infractions au copyright ?

« C’est un problème de Twitter. La procédure de notification d’infraction aux droits d’auteur est externe, donc n’importe qui peut faire une demande. » Au nom d’une autre société ? « Oui, » répond Hervé Lemaire. « Il suffit de connaître les informations sur cette entreprise, mais comme on est leader sur le marché, et en faisant un tour sur Societe.com, c’est très facile pour des petits malins de faire une demande en notre nom, qui sera étudiée par Twitter. » L’adresse renseignée pour la société n’est pourtant même pas la bonne, et le directeur de LeakID explique qu’il a tenté de prendre contact avec le réseau social américain pour essayer de régler le problème, « mais comme d’habitude, c’est impossible de les joindre ».

Des faux « claims » pour troller ?

Une (ou plusieurs personnes) aurait donc décidé de signaler en masse des infractions réelles aux droits d’auteur (car les images et vidéos partagées sur Twitter sont réellement soumises au copyright) mais sur laquelle la NBA ferme (ou demande à ses diffuseurs de fermer) depuis toujours les yeux. « Nous pensons que le contenu créé par les fans est la meilleure publicité. Il y a l’idée que si les fans voient les highlights des rencontres, ou qu’ils partagent leur joie et leur amour pour le jeu, ça poussera d’autres personnes à regarder », expliquait ainsi Melissa Rosenthal Brenner, vice-présidente du service numérique pour la NBA, Adam Silver ayant de son côté toujours qualifié les highlights « pirates » sur les réseaux sociaux de « publicité » pour sa ligue.

Il faut dire que ces faux « claims » sont devenus un vrai jeu sur la toile, le YouTubeur Sylvqin expliquant par exemple dans une vidéo très intéressante comment il a pu récupérer l’argent d’un autre YouTubeur (consentant) sur une chanson pourtant produite par ce dernier, en jouant avec les outils de signalement automatique de YouTube.

La question, c’est donc de savoir qui s’est amusé à tenter de faire supprimer une grande partie des comptes de la twittosphère française de la NBA ? « On ne sait pas », assure Joris, de @ATLHawksFR. « On a bien soupçonné quelqu’un avec qui on avait de mauvaises relations mais on l’a vite écarté. » C’est forcément quelqu’un qui connait très bien l’univers, puisque Valentin, de @DetPistonsFR, explique qu’un de ses tweets signalé datait de 2016. Mais ça peut être à peu près n’importe qui, pourvu qu’il ait suffisamment de temps devant lui.

Au final, tout devrait rentrer dans l’ordre, la NBA travaillant auprès des comptes suspendus pour lever la suspension de Twitter, mais l’épisode illustre tout de même la fragilité de l’équilibre actuel sur le réseau social de l’oiseau bleu, qui repose uniquement sur la grande permissivité de la ligue américaine. Et si elle changeait de stratégie ?

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