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Les temps-morts étranges de Jim Boylen continuent d’interroger à Chicago

L’entraîneur des Bulls aime demander des temps-morts alors que le match semble déjà perdu. Une habitude qui illustre son côté « à l’ancienne ». De quoi frustrer ses propres joueurs ?

Alors que les Bulls enchaînent les défaites, Jim Boylen continue de prendre des étonnants temps-morts en fin de match. Avec Chicago relégué à 10 points à 30 secondes de la fin, il a ainsi arrêté le jeu pour mettre en place un système. Et lors du retour en jeu, les caméras ont zoomé sur un Zach LaVine très dubitatif…

« On essayait juste d’avoir un 3-points, de mettre en place un truc sur lequel on avait travaillé, une action qu’on avait bossé », explique le coach. « Je pense que la pression qu’ils ont mise sur les remises en jeu nous a fait mal toute la soirée. Leur taille et leurs qualités athlétiques sur les remises en jeu sur les côtés nous ont fait mal. On a eu du mal à mettre la balle en jeu sur les actions. On a perdu le ballon durant la première mi-temps, également, sur une remise en jeu après un temps-mort. »

Des temps-morts pour travailler alors que le match est perdu

Ces temps-morts dans des fins de match avec de larges écarts continuent en tout cas de surprendre, dans son équipe et ailleurs. Rien qu’en février, il a ainsi demandé un temps-mort à -25 face aux Raptors, à 1 min 04 de la fin. Face aux Sixers, il a fait la même chose alors que ses Bulls étaient menés de 8 points à 28.4 secondes de la fin. Pareil encore contre Washington, à -12 à 42 secondes de la fin. Ou encore contre Charlotte, où il a « challengé » un coup de sifflet à -9 à 40.6 secondes de la fin de la rencontre.

Le coach répète qu’il veut faire travailler ses joueurs, peu importe le score, mais la frustration semble monter, à l’image d’un Zach LaVine qui affiche de plus en plus clairement son incompréhension.

« Il ne m’a pas dit un mot sur le fait que cela l’agaçait », évacue le coach. « Je ne sais pas si vous lisez dans son esprit ou si vous faites simplement l’hypothèse que ça le contrarie. Il ne m’a pas dit un mot à ce sujet. Il est très respectueux du fait que j’entraîne l’équipe et que j’essaie d’aider l’équipe. Donc vous devrez lui demander. »

Interrogé dans la foulée, Zach LaVine a soigneusement choisi ses mots.

« C’est ce qu’il fait. C’est ce qu’il fait », répète-t-il. « Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne suis pas l’entraîneur. Il m’a dit qu’il aime travailler sur des choses que nous faisons à l’entraînement et des choses comme ça. C’est l’entraîneur en chef. Il peut demander un temps mort s’il le veut. »

Ces temps-morts ne datent d’ailleurs pas de cette année, car The Athletic rappelle que Jim Boylen avait agacé Igor Kokoskov, l’an passé, en prenant un temps-mort à +14 à 40 secondes de la fin. Le coach des Suns avait alors demandé une faute pour torpiller le système de son homologue, avant de quitter le terrain sans lui serrer la main.

Un coach « à l’ancienne », et des recettes « à l’ancienne » ?

Si cette histoire de temps-morts n’est qu’anecdotique, elle illustre quand même le fait que l’entraîneur de Chicago se veut un coach « à l’ancienne », qui ne relâche jamais la pression sur ses joueurs. Là où c’est plus problématique, c’est que le style « à l’ancienne » de Jim Boylen a du mal à être efficace, notamment cette défense hyper agressive inspirée des Chicago Blackhawks, en NHL, et qui semble surtout tout droit sortie des années 1990.

« Ils jouent haut. Et c’est marrant de jouer contre eux et de voir leurs matchs, parce que les gars commencent à perdre des ballons, parce qu’ils ne savent pas […] Les gars ne connaissent plus les lectures. C’est de la vieille NBA, où tout le monde défendait comme ça », expliquait ainsi récemment Chris Paul au sujet des « blitz » des Bulls.

Le meneur du Thunder raconte ainsi comment Shai Gilegous-Alexander le questionnait sur les lectures contre cette défense, et qu’il avait rigolé, car les joueurs ne sont plus habitués à de telles couvertures, la plupart des pivots défendant désormais très bas, afin de protéger l’accès au cercle, car l’ailier fort n’est plus dans la raquette.

Avec ce style agressif, Chicago réussit à surprendre ses adversaires, en affichant notamment la 5e meilleure défense dans les premiers quart-temps (104.9 points encaissés sur 100 possessions). Le souci, c’est qu’une fois la surprise passée, cette suragressivité peut vite se retourner contre la défense, surtout dans une NBA de plus en plus écartée, avec un ailier fort obligé de défendre hors de la raquette. Les adversaires peuvent donc trouver des réponses en cours de match, et notamment s’adapter à la mi-temps.

Voilà peut-être pourquoi les Bulls ne sont par contre que la 21e défense dans le troisième quart-temps et que la reprise après la mi-temps est toujours compliquée cette saison. Ressortir les vieilles recettes, ça peut surprendre, mais quand on doit aussi faire sans Kris Dunn et Wendell Carter Jr, c’est à double tranchant.

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